Voilà qui pourrait certes - peut-être - calmer les "foules" mais ne devrait pas stopper la spéculation et la course aux profits boursiers, génératrices en grande partie de la crise actuelle.
Selon le le Financial Times, le directeur général de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, envisage d'accroître la part des rémunérations versées en actions et non par en argent frais, sonnant et trébuchant. Objectif affiché : tenter de calmer l'ire des citoyens américains quelqeu peu remontés à l'idée que des primes pour le moins généreuses soient octroyées aux cadres de la banque.
Selon le journal anglo-saxon, les hauts dirigeants de l'établissement pourraient recevoir l'intégralité de leurs primes de fin d'année sous la forme d'actions Goldman Sachs.
Lloyd Blankfein lui-même étant "prédisposé" à montrer l'exemple.
Une annonce qui intervient alors que mercredi dernier, le Wall Street Journal affirmait quant à lui que des représentants de Goldman étaient actuellement en cours de discusssion avec les principaux actionnaires pour tenter d'éviter une éventuelle fronde que ne manquerait pas d'occasionner le versement de primes records prévu pour la fin de l'année.
Quelques jours auparavant, le même journal affirmait que des actionnaires, parmi les plus importants de l'entreprise, poussaient Goldman Sachs à réduire le montant des primes versées aux employés ... afin de privilégier plutôt les investisseurs. Charité bien ordonnée commence par soi-même ... la crainte d'une nouvelle fronde "permettant" toutes les excuses ...
Selon le Wall Street Journal, ces actionnaires, détenteurs de dizaines de millions de titres, souhaitent par ailleurs que la rémunération des salariés soit plutôt liée à la performance. S'ils ne suggèrent pas nécessairement de réduire les primes de façon radicale (pour éviter l'émergence d'un nouveau type de fronde, sociale, celle-là), ils considèrent toutefois que les investisseurs devraient profiter davantage des "somptueuses" performances réalisées par la banque d'affaires en 2009.
Durant le troisième trimestre, Goldman Sachs a en effet enregistré des profits quatre fois plus importants qu'à la même période en 2008, à 3,2 milliards de dollars. Durant la même période, les charges salariales ont atteint 5,35 milliards de dollars. Une politique de rémunération sévèrement critiquée, compte-tenu notamment des 10 milliards de dollars d'aide publique généreusement versées à Goldman Sachs.
En tout état de cause, si l'on en croit le Financial Times, le conseil d'administration de Goldman hésite toutefois à accorder aux actionnaires un droit de vote purement consultatif sur la politique de rémunération du groupe. Craignant que ces derniers ne prennent goût à ce nouveau pouvoir et s'imitient un peu plus sur d'autres sujets jusqu'alors en dehors de leurs prérogatives.
Sources : Reuters, Financial Times, Radio-Canada, Associated Press, Wall Street Journal

3 Commentaires
1
D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?
La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.
La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.
La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.
La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.
La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.
La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.
La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.
La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.
La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.
C’est à la page 30 :
imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf
En juillet 2009, dans son rapport ci-dessus, le FMI a prévu que la dette publique de la Grèce atteindrait 133,7 % du PIB en 2014.
Vous avez bien lu : 133,7 % du PIB en 2014.
Or, que vient-on d’apprendre cette semaine ?
La Deutsche Bank vient de faire ses propres calculs. La Deutsche Bank a calculé que la dette publique de la Grèce venait d’atteindre AUJOURD’HUI 135 % du PIB.
lefigaro.fr/editos/2009/12/04/01031-20091204ARTFIG00381-apres-dubai-attention-a-la-grece-.php
En clair : la dette publique s'emballe. La bulle de surendettement public gonfle à vitesse grand V.
Vous avez aimé Dubaï ?
Vous adorerez la Grèce.
06 décembre 2009 à 09:582
cf.
06 décembre 2009 à 17:49Le déficit public de la Grèce inquiète la zone euro
3
Le jeu toujours gagnant de Goldman Sachs
LEMONDE.FR | 24.12.09 | 13h00
oldman Sachs est une des rares banques américaines à avoir très peu souffert de la crise des subprimes. Le New York Times a peut-être découvert pourquoi, mercredi 23 décembre. Selon le quotidien, Goldman Sachs et quelques autres banques – Deutsche Bank et Morgan Stanley – auraient vendu à dessein des produits à risque à des clients tout en pariant sur leur chute.
Ces titres étaient des obligations adossées à des actifs (collateralized debt obligation, CDO), constituées en grande partie de crédits immobiliers à risque, créées par les banques. Conscientes du risque élevé de ces CDO qu'elles avaient pourtant elles-même créées, les banques ont misé parallèlement sur leur chute. Quand la crise des subprimes a explosé en septembre 2007, les investisseurs qui avaient souscrit à ces titres ont tout perdu. Mais pas les banques, qui ont pu récupérer des sommes considérables auprès des assureurs.
CONTRE LES INTÉRÊTS DE SES PROPRES CLIENTS
Selon le NYT, une enquête a été ouverte par des membres du Congrès, la commission des opérations en Bourse (Securities and exchange commission, SEC) et l'Autorité de régulation de l'industrie financière (Finra). Les investigations en sont à leur stade préliminaire, mais les enquêteurs se concentrent sur une éventuelle violation des règles de transactions équitables de la part des banques.
Dans certains cas, les CDO semblent en effet avoir été volontairement constituées de crédits immobiliers particulièrement risqués. Une des CDO proposées par Goldman Sachs, sur laquelle la banque avait parallèlement parié à la baisse, lui avait ainsi rapporté 210 millions de dollars en mars 2008, dix-huit mois après sa création, selon le NYT. Interrogées par le quotidien, les banques mises en cause se sont défendues en assurant "qu'il est normal qu'elles utilisent différentes techniques de trading pour se prémunir contre les risques de perte".
Mais selon les experts interrogés par le NYT, les paris à la baisse des banques mises en cause étaient si élevés qu'il ne pouvait pas s'agir d'une simple façon de se prémunir contre des pertes, mais bien de paris contre les intérêts de ses propres clients. Cet épisode montre en tout cas à quel point certaines banques, alors qu'elles avaient anticipé la crise des subprimes et le retournement du marché de l'immobilier, ont tout fait pour continuer à faire croire à leurs clients qu'il valait la peine d'investir dans ces crédits immobiliers à risques.
Le Monde.fr
27 décembre 2009 à 00:34Ajoutez un commentaire
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