Voilà qui pourrait avoir une influence notable sur le cours de cette matière première : les accès à la mine de cuivre à ciel ouvert de Chuquicamata (Chili), le plus grand site mondial de ce type, ont été bloqués mercredi par les salariés.
Le mouvement a engendré un arrêt de la production.
Rappelons que le Chili est le premier producteur mondial de cuivre
Quelque 4.000 salariés de la compagnie publique chilienne Codelco ont bloqué mercredi l'entrée de ce complexe situé à 2.870 mètres d'altitude, à environ 1.650 kilomètres au nord de Santiago.
"Les dirigeants des syndicats ont bloqué à l'aube les accès aux zones productives de Chuquicamata. Par conséquent, les opérations de cette unité sont actuellement arrêtées", déclare Codelco, premier producteur mondial de cuivre, dans un communiqué.
Une nouvelle d'importance pour les marchés, le site produisant 315.000 tonnes de cuivre par an, soit environ 2% de l'offre mondiale.
Les salariés souhaitent en tout premier mieu profiter - eux aussi - de la forte progression du cours du cuivre observée ces dernières semaines. Pour ce faire, ils réclament une hausse de 7,5% de leur salaire et différents avantages sociaux.
Une négociation collective avec la direction de l'entreprise a été entamée le 17 novembre dernier. La législation chilienne leur interdit cependant de se mettre en grève avant la date-butoir des négociations, fixée à fin décembre.
Précisons toutefois que le mouvement social intervient alors que Sebastain Pinera, un richissime homme d'affaires de droite de 60 ans est donné favori pour remporter les élections présidentielles chiliennes qui se dérouleront dimanche prochain. Finaliste lors de la dernière présidentielle, il devrait arriver en tête devant l'ancien président de centre gauche Eduardo Frei.
Le candidat Pinera a promis de créer un million d'emplois et d'obtenir un taux de croissance de 6 % par an par le biais d'avantages fiscaux et d'une réforme du droit du travail. Il s'est aussi engagé à augmenter l'efficacité du géant minier Codelco.
Rappelons par ailleurs que le cuivre, qui avait été largement impacté par les conséquences industrielles de la crise économique mondiale fin 2008, a atteint la semaine dernière son niveau le plus élevé en 14 mois sur le marché londonien des métaux de base.
Son prix a même dépassé le seuil des 7.000 dollars la tonne, se hissant à 7.170 dollars sur le LME, un plus haut depuis fin septembre 2008.
Sources : AFP, Reuters

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