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Bourse de Ryad : atteinte partielle par la crise de Dubaï

saudiworry.jpgSi vendredi, le directeur de l’Agence monétaire saoudienne, la Banque centrale d’Arabie saoudite, avait quelque peu fanfaronné en affirmant que le secteur bancaire saoudien demeurait hors de danger, en dépit des difficultés financières de Dubai World, les choses pourraient être beaucoup moins “tranchées”.

Alors que les analystes attendaient avec anxieté la réouverture de la Bourse saoudienne, fermée pour raison de fêtes depuis l’émergence de la crise de Dubai, la place qui constitue le principal marché du monde arabe en terme de capitalisation, a clôturé samedi en légère baisse.

La Bourse de Ryad a ainsi achevé  la journée de samedi en régressant de 1,06%,  après  avoir ouvert en baisse de 2,3%. Notons que les résultats de cette séance étaient particulièrement attendus,  cette dernière étant la première à intervenir depuis l’annonce il y a 10 jours des difficultés financières de l’un des Emirats  arabes unis, l’émirat de Dubaï.

Le Tadawul All Share index (Tasi)  (Saudi Stock Market) a ainsi chuté à 6.288,27 points, alors qu’il avait clôturé à 6.355,82 points le 25 novembre dernier, avant sa fermeture pour la fête musulmane d’Al-Adha.

Si la Banque centrale d’Arabie saoudite semblait pleine d’optimisme  la veille,  les secteurs bancaires et financiers ont tout de même perdus  2,35% durant la  séance. La SABB bank, filiale saoudienne du géant britannique HSBC, l’une des banques européennes les plus exposées aux difficultés financières de Dubaï, a même enregistré la baisse la plus importante du secteur avec une chute de 4,47%.

Une pointe d’espoir tout de même  :  si le secteur bancaire constitue  constitue une part non négligeable  du marché boursier saoudien, toutefois environ 20% de la capitalisation provient du  géant pétrolier Sabic. Point  nettement postif à l’heure actuelle, alors que le cours du pétrole reprend du poil de la bête.  Mais à surveiller de près tout de même, le groupe  saoudien n’échappant pas à la crise.

Autre atout de poids : si  Ryad investit sur de grands projets d’infrastructure ainsi que sur des équipements sanitaires et sportifs, l’Arabie saoudite s’offre le luxe de  payer  via des liquidités.   Si ces investissements impliquent les compagnies d’Etat, ces dernières ne sont que faiblement endettées, la dette de Ryad ne constituant que 14% du PIB.

Sources : AFP, Reuters

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1 commentaire

  1. Elisabeth 5 décembre 2009 à 20:52

    J’adore …
    Merci Monsieur Malbrunot !
    ————————————-
    Quand le consulat de France à Dubaï annonce le “rebond” économique de l’émirat
    Par Georges Malbrunot le 5 décembre 2009 14h03
    Cela s’appelle une bourde diplomatique. «Le rebond de Dubaï» : tel est le titre du télégramme diplomatique envoyé au Quai d