Marchés: Des hésitations légitimes.


Revenons sur l'évolution récente des marchés, si le rally a été légitimé a posteriori par les publications de résultats, l'arrêt progressif des mesures exceptionnelles de soutien à l'économie et le niveau du dollar sont autant de questions qui pourraient peser sur le parcours des marchés d'ici la fin de l'année.



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Des hésitations légitimes

Face à des marchés actions se redressant à un rythme effréné depuis début mars, il semblait légitime que les investisseurs posent quelques instants leurs idées.

Il devient difficile de parler de décote des entreprises alors que leurs multiples de valorisation sont désormais conformes à leurs moyennes historiques en Europe et aux USA (environ 15 années de bénéfices attendus à 12 mois) et sont élevés en Asie (plus de 20 années) et en Chine (plus de 30 années), tenant compte des différences de croissance de ces zones.

Après avoir inscrit un nouveau sommet annuel (3.913 points pour l’indice CAC 40), une consolidation rapide s’est déclenchée, ramenant l’indice sur 3.640 points en séance et matérialisant à nouveau une zone de congestion entre 3.600 et 3.900 points.

Les publications de résultats pour le troisième trimestre, associées aux ajustements des objectifs prévisionnels, étaient susceptibles d’induire un surcroît de volatilité. Pourtant à ce jour les entreprises ne font que confirmer les raisons pour lesquelles le rallye des bourses mondiales a démarré, à savoir l’amélioration de leur efficacité opérationnelle et le retour à une activité certes réduite mais dans des proportions raisonnables.

L’évolution récente du dollar qui a accompagné la progression des marchés attire également l’attention des investisseurs. Nous savons depuis longtemps que la faiblesse du dollar affecte la rentabilité des entreprises européennes, situation se traduisant par une corrélation historique étroite entre l’évolution des bourses et la santé du billet vert. Or le rebond des marchés s’effectue actuellement à contre tendance d’un dollar qui cède beaucoup de terrain face à l’euro (de 1,25 à 1,49$ pour 1 euro).

L’arrêt, certes programmé, de certaines mesures exceptionnelles de soutien des Banques Centrales aux marchés est un signe de confiance, mais également un test pour les marchés au premier rang desquels celui de la dette américaine. La Réserve Fédérale arrivant au terme de son programme de rachat de 300 milliards de dollars fin octobre, elle devra trouver d’autres preneurs pour ses émissions. Or elles devraient atteindre le niveau vertigineux de 400 milliards de dollars pour le seul dernier trimestre.

Si elles permettront d’absorber une part des liquidités injectées depuis quelques mois dans le système, elles présentent le risque d’une remontée des taux si les établissements financiers, les investisseurs étrangers et la remontée de l’épargne américaine ne parviennent pas à prendre le relai.

Les chiffres macro-économiques montrent une reprise aux États-Unis avec une croissance trimestrielle de 3,5 % contre une baisse de 0,7 % au trimestre précédent. Alors que ce retour à la croissance peut s’expliquer par les mesures d’aide financière à l’économie (ajustement des taux d’intérêts et fourniture de liquidités aux marchés financiers), nous pensons que les effets des plans de relance de l’économie réelle et la faiblesse relative du dollar devraient permettre d’accélérer au quatrième trimestre.

Après ce parcours impressionnant des marchés et ce début de consolidation, nous restons confiants dans le potentiel des actions pour les mois à venir et dans la capacité des gérants à sélectionner des entreprises capables de battre les indices.

L’appétit pour le risque revient, favorisé par des rémunérations sans risque proche de zéro et par une volatilité des marchés contenue dans des normes acceptables. Le flux de transferts des liquidités vers les placements plus audacieux en actions et obligations ne fait que commencer.

Via Montsegur Finance

 

4 Commentaires

  1. 1

    logique

    "Le flux de transferts des liquidités vers les placements plus audacieux en actions et obligations ne fait que commencer"

    1) est que cela voudrait dire que les etats vont se mettre a jouer en bourse via les banques qu'elle renflouent
    2) que le bear market ne fait que commencer
    3) c'est de l'appat pour gogos ?

  2. 2

    CSS

    (Ces analyses ultra macro me font toujours rire... mais bref passons)

    Quid des ventes de détail en particulier, et de l'activité industrielle?
    http://research.stlouisfed.org/fred2/graph/?s[1][id]=RRSFS
    http://research.stlouisfed.org/fred2/graph/?s[1][id]=INDPRO

    Quid du chômage qui a dépassé haut la main les 10% alors qu'en debut de crise, les plus pessimistes tablaient sur 9 max....?

  3. 3

    BA

    Etats-Unis : le taux de chômage passe au dessus des 10 % à 10,2 %.
    190 000 emplois ont été détruits au mois d’octobre aux Etats-Unis, alors que le consensus Briefing donnait un chiffre de 175 000.
    Le taux de chômage est ressorti à 10,2 %, supérieur au consensus de 9,9 %.
    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=0c456e3e03735838c04958a63e531d7a
    En clair : dans les semaines qui viennent, les Etats-Unis vont connaître une explosion de faillites d’entreprises, de faillites de banques, de défauts de paiement des particuliers, de défauts de paiement des entreprises.
    Les Etats-Unis vont connaître un effondrement de la consommation, d’autant plus que le programme d’Etat ” Cash for houses ” et le programme d’Etat ” Cash for clunkers ” se terminent. Cela signifie un effondrement des ventes de logements et un effondrement des ventes de voitures dans les semaines qui viennent.
    Conclusion : la crise économique, financière, sociale est devant nous.
    La deuxième vague arrive.
    Attachez vos ceintures.

  4. 4

    DEBUG

    Ies nouvelles règles de Bâle incitent les banques à renforcer leurs actifs en actions. Hausse forte donc, sinon durable

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