L'Iran semble faire des émules ... de nombreux pays souhaitent désormais axer leur développement énergétique sur le nucléaire.
Nouveau candidat : le Kenya.
Le Premier ministre kenyan Raila Odinga vient ainsi d'affirmer que son pays souhaitait construire une centrale nucléaire dans les cinq ans qui viennent.
Il compte pour cela sur l'assistance technique de la France. Quant aux moyens de financer le projet, il n'en est pas question à l'heure actuelle ...
Interrogé par des journalistes sur les retombées d'une visite effectuée le mois dernier en Europe et notamment en France, le Premier ministre kényan a ainsi affirmé que le Kenya souhaitait installer - pour débuter - une centrale nucléaire, d'une puissance comprise entre 1.000 et 2.000 mégawatts d'ici à cinq ans.
Selon le ministre de l'Energie Kiraitu Murungi, le pays a une capacité de production de 1.100 mégawatts par an alors, pour un besoin estimé à 3.000 mégawatts.
"Nous voulons entamer la coopération dès maintenant afin de pouvoir commencer à former le personnel qui fera fonctionner cette centrale" a précisé par ailleurs le Premier ministre. Tout en ajoutant que la France avait proposé de coopérer dans ce domaine.
M. Odinga a indiqué que "le nucléaire était une des options qu'étudiait" son gouvernement pour se tourner vers des sources d'énergie non émettrices de gaz à effet de serre, au même titre que l'énergie solaire et l'énergie éolienne.Le gouvernement kenyan aurait d'ores et déjà choisi deux sites pour la construction de la future centrale. Laquelle constituerait le premier site de ce type sur le continent africain en dehors de celui dont dispose de l'Afrique du Sud.
D’après le gouvernement du Kenya, la future centrale nucléaire sera probablement construite le long de la côte. De ce fait, les travaux de construction ne pourront débuter qu'après réalisation d'une étude sur l'impact environnemental. Les rives du lac Victoria sont également citées comme potentiel emplacement nucléaire.
Si l’Egypte et le Nigeria font également des plans pour se doter au plus vite d'une centrale nucléaire, le Kenya est actuellement le seul pays a avoir initialisé le processus concernant le choix de l'emplacement et l'impact environnemental du projet.
Le Kenya considère par ailleurs que la France a "plus d'expérience que la plupart des pays dans ce domaine, rappelant que près de 80% de l'énergie électrique française était d'origine nucléaire.
Décidement, le Kenya fait les yeux doux à la France actuellement, après Airbus, ce pourrait être Areva qui en retire les "fruits".
Rappelons en effet que fin septembre, afin de palier les retards pris par le Boieng 787 Dreamliner, des dirigeants de Kenya Airways avaient affirmé que la compagnie aérienne discuterait actuellement avec Airbus de l'acquisition de plusieurs appareils A330-A320.
Sources : AFP, Reuters, RFI, IPS

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