Informatique : la croissance devra attendre 2010 selon Syntec

Syntec-Informatique Effets "crise" ? ou délocalisation, externalisation, travail sur plate-forme off-shore et recours aux compétences des ingénieurs indiens ?

Selon le syndicat professionnel Syntec Informatique, le marché français des logiciels et services informatiques devrait reculer entre 2 et 3% en 2009.

Petit espoir, il table toutefois sur "un retour progressif à la croissance en 2010". Espèrons que les salariés de l'Hexagone en retirent quelques profits ...

Une situation de nature à faire déchanter certains, alors que le secteur - qui emploie quelques 365.000 personnes en France - avait jusqu'alors connu quatre années consécutives de hausse supérieure à 5%.

Raisons premières d'un tel phénomène si l'on en croit Syntec : une baisse conséquente des investissements des entreprises dans le domaine, la régression étant proche de 7%. Selon Syntec, le chiffre d'affaires devrait s'établir à 42 milliards d'euros en 2009.

Par rapport au reste de l'Europe, la France s'en tire pas trop mal, comme le Royaume-Uni et l'Allemagne, d'autres pays, comme les Pays-Bas, l'Espagne et l'Italie, pouvant faire figure de "sinistrés" selon le président du syndiact professionnel, Jean Mounet.

Pour 2010, Syntec estime par ailleurs que "le secteur devrait repartir progressivement à la hausse", tablant sur une croissance annuelle comprise entre 0 et 2%.

"Nous avons quelques signaux de reprise" mais "nous sommes volontairement prudents, car si la crise financière est à peu près réglée, la crise économique, elle, est loin de l'être", argumente ainsi Jean Mounet. Une nouvelle fois, rien de bien réjouissant ...

Selon une étude d'Accenture sur l'externalisation applicative - intitulée "Externaliser pour mieux maîtriser l'IT" -  73% des entreprises interrogées mettent en avant le fait que le crise a permis de faire baisser le coût des prestations fournies. Dans 61 % des cas, la situation économqiues actuelle a également joué un rôle important sur le mouvement de consolidation des partenaires et fournisseurs. En revanche, elle ne semble pas favoriser le recours à l'offshore dans la plupart des cas.  

 

Sources : AFP, Reuters, JDNet, Accenture

 

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