Nissan mise sur la Chine pour se refaire une santé. Carlos Ghosn, son PDG a ainsi estimé jeudi à Pékin que le marché automobile chinois allait poursuivre son essor.
Selon lui l'arrêt des mesures de relance gouvernementales ne devrait pas atténuer le phénomène.
Il estime en effet que la croissance du marché local n'est pas due à la seule réduction des taxes.
Mieux encore, selon lui, le constructeur japonais Nissan - contrôlé à 44% par le français Renault - aura idu mal à satisfaire la demande. On ne demande qu'à voir. Il est vrai qu'entre janvier et septembre 2009, Nissan a vendu 400 632 véhicules de tourisme, dépassant ainsi le nombre de voitures vendues pour la seule année 2008. Sur un an la progression est de +47,2%.
Pour justifier sa position, Carlos Ghosn l'affirme haut et clair : selon lui “le potentiel du marché chinois est énorme".
Vraiment confiant, il estime que, quelle que soit la politique du gouvernement chinois, les ventes du groupe augmenteront dans les années à venir, en Chine.
Les faits semblent lui donner raison, pour l'instant. Boostées par les mesures gouvernementales destinées à relancer la consommation, les ventes de voitures en Chine ont grimpé de 77,9% en septembre en valeur glissante annuelle, s'établissant à 1,33 million automobiles, et dépassant pour le septième mois d'affilée le million d'unités.
Parmi les mesures incitatives figurent des réductions de taxes sur les voitures de moins 1,6 litre de cylindrée et des subventions aux voitures non polluantes.
Mais selon Carlos Ghosn, le plus grand défi pour Nissan est d'être capable de répondre à la demande chinoise.
Pour pouvoir le relever, le constructeur japonais prévoit d'accroîtreles capacités de production annuelle de son usine de la province de Guangdong de 250 000 unités à 600 '000 unités d'ici 2011, portant sa capacité totale en chine à 700 000 unités.
Sources : AFP, AWP

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