Qui l'eût cru ? Les rois du pétrole malades a leur tour ?
Telle la grenouille qui a voulu être aussi grosse que le bœuf, Dubaï est en proie à de graves difficultés financières, dûes en grande partie à sa boulimie immobilière. Fort heureusement, les Emirats s'avèrent être unis ... l'Emirat pétrolier d'Abou Dhabi pouvant venir à la rescousse de son "cousin" dépensier. Mais, comble de malchance, le cours du pétrole s'avère lui aussi affecté par la crise qui affecte Dubaï ...
Le prix du baril a fortement chuté vendredi sur le marché new-yorkais, terminant en baisse de près de 2,5%, la situation financière de Dubaï inquiétant fortement les investisseurs.
Au terme d'une séance écourtée en cette période de Thanskgiving, le contrat janvier sur le light sweet crude oil a ainsi fini sur un recul de 1,91 dollars, à 76,05 dollars le baril.
Durant la séance, les cours ont même atteint jusqu'à 72,39 dollars, un plus bas depuis sept semaines.
Ironie de l'histoire, et effet boule de neige, les difficultés des Emirats pétroliers ont conduit les marchés d'actions à la baisse .... entraînant dans leur sillage le cours du pétrole.
Les grandes places boursières internationales ont en effet plongé jeudi, après que Dubaï ait révélé son intention de demander aux créanciers de son plus grand conglomérat, Dubaï World, de surseoir de six mois au paiement de sa dette.
Petite précision et non des moindres : en 2008, la dette totale de Dubaï était estimée à 80 milliards de dollars, Dubai World représentant à lui seul 75% de ce montant. Mais si Dubaï n'est pas Abou Dhabi, les Emirats arabes n'en restent pas moins unis .... d'où le nom !
Si certes, l'émirat de Dubaï s'est vu contraint à demander un moratoire pour le remboursement d'une partie de sa dette, son riche voisin, l'Emirat pétrolier d'Abou Dhabi, capitale de la Fédération des Emirats arabes unis, devrait venir à la rescousse, lui permettant ainsi d'éviter la faillite.
Selon Pascal Devaux, économiste de BNP Paribas spécialiste des risques au Moyen-Orient, la situation actuelle pourrait donner à Abou Dhabi "l'occasion de reprendre la main sur les émirats à la faveur de cette crise".
Capitale économique des Emirats, Dubai fait en effet de l'ombre à l'Emirat d'Abou Dhabi, lequel produit plus de 90% du pétrole des Emirats, alors que les réserves de brut de Dubaï s'amenuisent de jour en jour.
Sources : AFP, Reuters, LCI

13 Commentaires
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La "solidarité" d'Abu Dhabi s'explique aussi par le fait qu'Abu Dhabi est un des créanciers importants: une grosse part de son capital est investie à Dubai....
28 novembre 2009 à 21:122
oui, j'en reparle au plus tot
28 novembre 2009 à 21:173
Et pour les Rafales et l'EPR qu'on devait vendre aux Emirats, on fait aussi crédit ?
28 novembre 2009 à 22:364
Réacteur du futur aux Emirats: l'offre française compromise
Selon La Tribune, le projet de vente de plusieurs EPR aux Emirats Arabes Unis pâtirait d'effets défavorables de change. Une réunion se serait tenue mardi à l'Elysée pour décider d'une baisse de prix.
L'offre française pour la vente d'EPR aux Emirats arabes unis serait bien mal en point. Selon la Tribune, une réunion au sommet se serait tenue hier à l'Elysée à l'initiative du secrétaire général de l'Elysée Claude Géant afin de sauver un contrat évalué à 41 milliards de dollars qui pour l'heure semble compromis.
Le contrat buterait notamment sur le prix de l'offre française, jugé trop élevé par Abu Dhabi. Pourtant, sous la pression politique, le consortium avait déjà décidé de baisser de 10% son prix» par rapport à celui de ses concurrents: le japonais Hitachi (allié à l'américain General Electric) et le coréen Kepco (associé à son compatriote Hyundai). La baisse du dollar aurait en effet joué en défaveur du consortium.
La réunion d'hier, qui réunissait notamment Anne Lauvergeon (Areva), Gérard Mestrallet (GDF Suez), Christophe de Margerie (Total) et Henri Proglio (EDF), avait donc pour ambition de décider d'une nouvelle baisse de prix pour revenir dans la course.
28 novembre 2009 à 22:38Henri Proglio, le nouveau patron d'EDF, avait récémment, dans les Echos, critiqué en filigrane la gestion de l'offre française à Abou Dhabi, souhaitant que la filière française du nucléaire soit entièrement repensée, de façon à être beaucoup plus homogène, notamment pour défendre ses chances à l'international.
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/11/25/04015-20091125ARTFIG00104-epr-d-abou-dhabi-reunion-de-recadrage-a-l-elysee-.php
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On commence à en savoir un peu plus sur le scandale de Dubaï.
La Banque des règlements internationaux évalue à 93 milliards de dollars l'exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis.
1- Les banques britanniques sont exposées de 51 milliards de dollars.
2- A elle-seule, la banque sino-britannique HSBC est exposée de 11,3 milliards de dollars.
3- La banque BNP Paribas est exposée de 1,1 milliard d'euros.
Quels seront les prochains pays en défaut de paiement ?
Les prochains défauts de paiement pourraient venir des pays d'Europe de l'Est, mais aussi de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne, ou de l'Irlande.
Lisez cet article :
" La Banque des règlements internationaux évalue pour sa part à 93 milliards de dollars l'exposition des banques européennes aux Emirats arabes unis, dont 51 milliards de dollars pour les établissements britanniques.
En tête figurent la banque sino-britannique HSBC, avec des engagements de 11,3 milliards de dollars, puis Standard Chartered, et Barclays.
Quant à la banque française BNP Paribas, ses prêts dans les Emirats arabes unis atteignaient environ 1,1 milliard d'euros fin 2008.
Mais le problème n'est pas tant celui du niveau d'exposition au risque émirati que le fait de se rendre compte que les banques ont, encore, des créances potentiellement "pourries". Bref, que le ménage dans la finance mondiale n'est pas fini.
Certains investisseurs estiment que Dubaï est peut-être "le signe avant-coureur de problèmes de dette d'autres pays", alerte Thomas Della Casa, responsable de la recherche chez Man Investment, un hedge fund suisse.
Les investisseurs regardent tout particulièrement la situation des pays d'Europe de l'Est mais aussi de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne, ou de l'Irlande. Leur niveau d'endettement rapporté au produit intérieur brut, est, selon M. Della Casa, "à la limite du supportable". Car la reprise économique ne sera pas suffisante pour permettre à ces Etats de se renflouer naturellement. La croissance à venir sera molle.
Aux Etats-Unis, la banque centrale (Fed) a d'ailleurs confirmé, le 24 novembre, que le rétablissement serait lent. En témoigne la révision à la baisse de la croissance américaine pour le troisième trimestre, à 2,8 % en rythme annuel, contre 3,5 % précédemment.
"Tout le monde pense que l'on est sauvé, mais il y aura sur les marchés des reality check ( tests-vérité) au cours des prochains trimestres", prévient M. Della Casa.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/28/la-crise-de-dubai-a-affole-les-marches_1273472_3234.html
28 novembre 2009 à 22:386
A Dubaï, dans le secteur financier, tous les clignotants sont au rouge.
Le problème, c’est que l’effet domino va entraîner le secteur financier de la région du Golfe.
Le problème, c’est que l’effet domino va entraîner le secteur financier de toute la planète.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui, le secteur financier de tous les pays est en train de basculer.
La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié samedi de « critique » la situation du crédit et a appelé les banques à faire plus pour aider à financer les entreprises.
« Nous sommes dans une situation critique » en ce qui concerne le financement des grandes et moyennes entreprises, a affirmé Mme Merkel dans son message vidéo hebdomadaire diffusé sur internet.
http://www.romandie.com/infos/news2/091128135131.w7fr0z2l.asp
En clair :
- en Allemagne, l’Etat va garantir 10 milliards d’euros des créances de banques …
- … mais les banques vont devoir déprécier 90 milliards d’euros ! Ces 90 milliards d’euros sont de soi-disants « actifs », mais ce sont en réalité des créances irrécouvrables. Ce sont des actifs pourris, dont la valeur réelle est égale à zéro.
- Comme presque tous les Etats occidentaux, en Allemagne, l’Etat utilise l’argent des contribuables pour renflouer les banques. L’Etat se surendette pour essayer de sauver les banques de la faillite. L’Etat utilise l’argent des contribuables pour remplir le tonneau des Danaïdes.
- Jusqu’à quand ?
- Nous devons nous préparer à subir une deuxième crise financière.
29 novembre 2009 à 13:307
la dette est exprimée en obligations islamiques apellées soukouks,
29 novembre 2009 à 18:03(produit obligataire adossé à un actif, le détenteur court un risque de crédit et reçoit une part de profit et non un intérêt fixe); les règles en cas de défaillance de l'émetteur sont floues. L'Arabie Saoudite en détient déjà tellement...
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http://en.wikipedia.org/wiki/Islamic_banking
le syteme bancaire islamique obeit à la sharia, qui interdit le paiement (et l'acceptation) d'interêts lors d'un prêt.
29 novembre 2009 à 19:129
C'est sans doute pour cela que le spread de crédit de Dubai est passé de 300 à 540 en quelques heures.
29 novembre 2009 à 19:36http://ftalphaville.ft.com/blog/2009/11/27/85686/the-morning-after-the-sandstorm-before/
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Avant d'atteindre 670 bps vendredi soir.
http://www.forbes.com/feeds/afx/2009/11/27/afx7163091.html
Dubai, une nouvelle pyramide de Ponzi ?
29 novembre 2009 à 19:47http://www.forex.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1612&Itemid=50
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Du Ponzi immobilier, avec le même mécanisme de spéculation déconnectée du réel qu'aux States.
Mais en pire:
- l'envolée des pris immobiliers aux US n'a pas été générale.
- d'autre part, elle était partiellement fondée sur une réelle rareté. Certaines mégalopoles de la côte Ouest ou Est connaissaient une vraie pénurie de terrains constructibles.
- Dubai ressemble donc aux cas les plus extrèmes de la spéculation immobilière US: des emplacements sans valeur intrinsèque, survalorisés par le seul effet d'une hallucination collective. La sanction aux US est une décote de 50%, et à Dubai probablement du même ordre (pour le moment). (pour autant, bel aveuglement idéologique de BA lorsqu'il décrète que les créances ne valent plus que zero)
Et la sortie sera plus difficile: si les Américains auront toujours besoin de se loger, par contre la nécessité d'aller skier dans un Dubai au bord de la faillite ne va pas motiver beaucoup le touriste-investisseur.
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Par ailleurs, Dubai était un système quasi-esclavagiste qui fonctionnait en y piégeant les immigrés...
29 novembre 2009 à 20:4412
Bonjour , le processus des subprimes semble avoir ressemblé à un panier de fruits on montre les beaux fruits en surface et en dessous il y a n importe quoi... certains paniers, dont tout le monde ignorait ce qu il y avait dedans, remplis de fruits trop murs, ont pourris. Les courtiers ont cherché des gogos, des trop confiants, des très grosses fortunes difficiles à gérer et à suivre et leur ont fourgués les créances limites ou dèjà pourries et bien d autres auxquelles personne ne comprend rien. Le monde est comme quelqu' un qui a contracté des dettes sans tenir une comptabilité. PERSONNE ne sait ce qu'il doit ni à qui. Gestions, n importe quoi, et la malhonneteté n en est pas absente. Les gros financiers du moyen orient et de l extreme orient risquent de demander des comptes. Ils ne le font peut etre pas encore pour ne pas agraver la situation et tuer le malade. Donc qui va piano, va sano.
30 novembre 2009 à 10:19Sortez couverts...
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Comme tous ceux qui sont montés trop vite et trop haut Dubai se brule les ailes.
30 novembre 2009 à 22:18Ils sont probablement en première ligne de ceux qui subissent la crise.
Mais honnêtement je ne me fais pas trop de soucis pour eux, je pense qu'ils repartiront après avoir purgé les excès, il faudra encore quelques temps. Les pays de part le monde ont un appétit vorace en énergie et ils en ont beaucoup dans la région.
Je pense que les grands gagnants seront les pays qui auront réussis à limiter les effets de la crise et qui sauront faire redecoller leur économie rapidement. J'espère seulement qu'ils s'engageront dans la voie d'un développement durable et plus respectueux de la nature ou des populations. Je serais vraiment incapable de dire à l'heure qui est, les pays qui sortiront leur épingle du jeu.
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