Cours du pétrole : retour à la case départ

Monopoly-case-depart Swing, et spéculation semblent être les maîtres mots du marché pétrolier aujourd'hui.

Si, il y a quelques jours à peine, nous estimions que la publication de nouveaux indicateurs économiques aux Etats-Unis avait toutes les “chances” de provoquer prises de profits et volatilité, les faits semblent nous avoir donné raison.

Désormais, ce qu'il fallait démontrer ... a été démontré, chiffres concrets à l'appui.

Les cours du brut ont en effet effacé tous leurs gains de la semaine vendredi en fin d'échanges européens. Raisons invoquées : les “fameux” indicateurs concernant cette fois-ci le chômage américain. Celui-ci a désormais franchi la barre symbolique des 10%, laissant peu d'espoir aux optimistes quant à une reprise prochaine de la consommation d'énergie USA.

Et que çà swingue !

 Vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, échangé à Londres, pour livraison en décembre perdait ainsi 2,11 dollars à 75,88 dollars. Parallèlement, le baril de "light sweet crude" échangé à New York, pour la même échéance, chutait de 2,20 dollars à 77,42 dollars.

Les chiffres de l'emploi US ont en effet dès leur publication fait plonger les cours du pétrole. Dans la foulée du rapport, les cours ont ainsi perdu un dollar.

En cours de séance, les cotations ont même touché 75,40 dollars à Londres, et 76,91 dollars à New York.** Soit au plus bas de la fourchette de prix (75-81 dollars) au sein de laquelle ils semblent osciller depuis la mi-octobre.

Selon le département du Travail d'Outre-Atlantique, l'économie américaine a de nouveau détruit 190.000 postes en octobre. Certes, une valeur inférieure à celle observée le mois précédent, mais un montant nettement supérieur aux chiffres d'août.

En deux séances – jeudi et vendredi – les cours ont ainsi effacé les gains accumulés en début de semaine.

Si la réaction à la publication de nouveaux indicateurs a pu “justifier” ce recul des cours, les analystes font également état de prises de bénéfices  .... pour ne pas dire spéculation.

Sources : AFP, Reuters

 

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