Clôture CAC : 3707 (-0.04%)

CAC-061109 Séance d'indécision en deux phases à la bourse de Paris, avec une période calme dans des marges étroites jusqu'à 14h30, et beaucoup plus agitée après les statistiques sur l'emploi américain, mais pour un bilan au final identique : une clôture à l'équilibre et un joli doji, qui permet au CAC de reprendre son souffle après deux jours et demi de rebond.

Mais derrière ce qui pourrait ressembler à une simple pause avant une nouvelle relance haussière, le risque de blocage haussier avant une nouvelle rechute est bien présent. Si on se fie aux tendances TCT et CT, respectivement neutre et baissières, le mouvement actuel n'est pour l'instant qu'un rebond technique, sans réel avenir. Si on se fie aux niveaux atteints, et même s'il reste un petit potentiel pour aller chercher les 3745/3750, voire les 3770 ou les 3790, la conclusion est la même. Les volumes eux-même depuis 5 jours marquent un manque d'engouement de la part des investisseurs.

Mais que les bulls se rassurent, il existe quand même quelques facteurs haussiers après le rebond que nous venons de vivre, à commencer par les deux bougies de mercredi et jeudi, et quand même la réaction haussière du jour après pourtant des statistiques pas forcément favorables au premier abord. On notera également le soutien du support vert passant au niveau des 3650. Mais cela sera-t'il suffisant ? Rien n'est moins sûr, car la balance est apparemment quand même clairement en faveur des bears... Sauf si on considère que le franchissement des 3720/3730 pourrait valider une petite Epaule-Tête-Epaule inversée formée depuis le 28 octobre. Une figure qui pourrait envoyer le CAC exactement sur les récents plus hauts annuels, et donc bien sûr franchir la zone des 3750/3790.

Cela fait parti de ce que nous surveillerons lundi. Le CAC parviendra-t'il à s'affranchir de la résistance des 3720/3730 ? Et quel sera alors son comportement sur les résistances suivantes des 3745/3750, 3770 puis surtout 3790 ? Ou risque-t'il de replonger, en direction des plus bas du jour, dont la cassure pourrait le précipiter sur le petit gap ouvert mercredi entre 3607 et 3612?

Pour avoir quelques éléments supplémentaires, allons faire un tour du côté de l'euro, de l'or et du pétrole. Pas de réelle réponse du côté de l'euro, avec une petite consolidation et un euro toujours bloqué sous les 1.493$ (cf. analyse de mercredi). Ce n'est pas beaucoup mieux du côté de l'once d'or, qui poursuit sa consolidation sous les 1100$. C'est par contre un peu plus inquiétant pour le baril de brut, qui est revenu violemment contre les 77$, mais qui parvient quand même à préserver cet important support et reste donc dans sa phase de consolidation.

Quant aux marchés américains, ils viennent de clôture en petite hausse, mais restent eux aussi dans une configuration ambigüe, avec un DJ en meilleure posture mais qui devra s'affranchir de la résistance bleu clair pour réellement se relancer (cf. analyse des marchés américains), et un Nasdaq qui est parvenu à rebondir in-extremis sur la base de son canal haussier, mais arrive au contact de résistances importantes.

Pas mal d'indécisions donc à prévoir pour le début de la semaine prochaine, avec toutefois un biais baissier si les 3720/3730 n'étaient pas rapidement franchis en clôture, sachant qu'il faudra quand même franchir les 3790 pour réellement relancer la tendance.

A lire également :
Analyse CAC 05/11/09
Analyse Nasdaq 03/11/09
Analyse DJ 03/11/09

 

2 Commentaires

  1. 1

    BA

    A propos de la soi-disant ” ” ” reprise ” ” ” :

    Les pays occidentaux sont confrontés à un chômage qui explose. Aux Etats-Unis, le chômage a atteint 10,2 % en octobre. Conséquence : la consommation baisse, et la consommation va continuer à baisser.

    Problème supplémentaire : les consommateurs sont incapables d’emprunter pour consommer car ils sont fauchés et surendettés. Le nombre de crédits accordés par les banques s’effondre.

    C’est donc l’Etat qui va soutenir la consommation. C’est l’Etat qui va se surendetter à la place du consommateur.

    - En France, l’Etat distribue des primes aux consommateurs pour qu’ils continuent à consommer (prime de rentrée scolaire, prime à la casse, prime à la cuve, prime pour les logements économes en énergie, etc.)

    - Aux Etats-Unis, cet été, l’Etat a distribué une prime aux consommateurs pour qu’ils achètent une voiture neuve. Mais ça n’a pas duré. Quand l’Etat a arrêté de distribuer cette prime, les ventes de voitures se sont effondrées.

    - De même, l’aide surnommée ” Cash for houses ” est donnée aux primo-accédants. Quand un ménage américain achète un logement, l’Etat lui donne un crédit d’impôt de 8000 dollars. Cette aide devait se terminer en novembre. Les hommes politiques américains ont compris que les ventes de logement allaient s’effondrer si cette aide s’arrêtait. Du coup, ils ont voté une loi prolongeant ce programme d’aide jusqu’au 30 avril 2010 :

    ” le texte contient une disposition permettant d’étendre un crédit d’impôt de 8.000 dollars accordé aux nouveaux acheteurs immobiliers, afin de tenter de relancer le secteur. Ce crédit d’impôt expire au 30 novembre. Il avait été instauré en février dans un vaste plan de relance de l’économie. Les sénateurs ont décidé de le prolonger jusqu’au 30 avril 2010. ”

    http://www.lepoint.fr/bourse/2009-11-05/usa-le-congres-adopte-une-extension-de-la-duree-des-allocations/2037/0/392723

    L’Etat se surendette pour soutenir la consommation. Si les aides d’Etat et les primes s’arrêtaient, la consommation s’effondrerait brutalement.

    Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ?

  2. 2

    guy

    Pour la hausse : Beau rebond sur le support passant par les minis de mars et juillet.
    Pour la baisse : Rebond avec pull back sur la MM50 qui va coincer l'indice.
    Pour l'indécision : les RSI-MACD et stochastiques dans tous les sens.
    Pour la petite main invisible : Plus de chômeurs => toujours en crise => Besoin de taux bas et de quantitative easing => Plus de liquidité => argent frais pour les marchés.
    Donc, il n'est pas sur que la baisse soit là, ni que la hausse continue d'où, comme disait le plus grand économiste de tous les temps Pierre Dac, rien n'est moins sur que l'incertain.

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