Voilà qui devrait tout de même bigrement arranger Bercy ...A lors que la France affiche un deficit budgétaire record, les pays de l'Eurogroupe ont décidé de remettre à novembre la fixation d'un calendrier de réduction des déficits publics.
Certes, le but n'est pas d'offrir un "cadeau royal" à Sarkozy, la décision n'étant que la conséquence d'une incapacité à trouver un accord entre pays membres.
Les ministres des Finances des Seize n'ont pu en effet que constater leurs divisions lors d'une réunion précédant un conseil informel.
Si les différents intervenants se sont toutefois entendus sur la nécessité d'un "retrait des mesures extraordinaires" de relance budgétaire "le moment venu", ainsi que de "plus de consolidation budgétaire" et de "réformes structurelles", le ministre suédois des Finances, Anders Borg, dont le pays préside l'UE n'a en revanche fixé aucune date pour une initialisation de l'effort budgétaire.
Faute d'accord, la réouverture du dossier n'aura lieu que le 3 novembre prochain, date à laquelle seront publiées les prévisions économiques d'automne de la Commission européenne pour l'année 2011.
Selon le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, la vision du scénario probable pour 2011 permettra de fixer une date pour la mise en oeuvre de stratégie de sortie.
Les critères qui seront retenus : "des prévisions de croissance dépassant ou s'alignant avec une croissance potentielle de 1% sans que cette croissance soit alimentée par des mesures de relance". Le message a le mérite d'être clair ...
En l'absence de confirmation d'une reprise certaine en 2011 ne se confirmait pas, "nous garderons une flexibilité pour faire face à la situation", a par ailleurs ajouté, sans fixer de date, Joaquin Almunia . Ou dit plus simplement, l'échéance serait uen nouvelle fois reportée.
Précsions que le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker a pour sa part prévenu jeudi que si "l'Europe voulait retrouver son potentiel de croissance de 2% par an d'avant la crise, elle n'aurait d'autre choix que de s'engager fortement sur la voie de la réduction des déficits et des réformes structurelles à l'horizon 2011".
"Nous estimons tous que les corrections budgétaires qui doivent être opérées doivent dépasser, en terme d'assainissement structurel, 0,5% du PIB", a-t-il précisé.
Sources : Reuters, AFP

2 Commentaires
1
"sans que cette croissance soit alimentée par des mesures de relance"
plan de relance = endettement =croissance négative, (expression bonimenteuse lagardesque) = décroissance.
C'est incroyable que cela doit être encore préciser aux chefs d'état. En tout cas si l'europe ne tient pas fermement la barre de la réduction des déficits c'est la fin de l'europe et de ces états. On a plus qu'a ce prostituer aux Russes ou aux Chinois.
Je ne crois pas que Angela Merkel soit prête à plonger.
02 octobre 2009 à 06:512
N'est-ce pas aussi la fin des Etats-Unis?
02 octobre 2009 à 13:00Et qui sont les principaux détenteurs de ces dettes immmmmmenses?
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