L’OPEP va-t-elle augmenter sa production en décembre ?

Oil_opec La valse des intox et effets d’annonces concernant le pétrole semble continuer … Alors que le cours du pétrole n’en finit pas de grimper … sans que des éléments fondamentaux ne puissent « justifier » une telle flambée, le secrétaire général de l'OPEP, Abdallah el-Badri, a indiqué jeudi à Londres que l'organisation "n'hésitera pas à augmenter sa production en décembre", si quatre conditions étaient réunies.

Histoire d’entretenir le suspens …. Et de maintenir les cours à un niveau élevé ?

Si l’on en croit le secrétaire général du cartel, celui-ci pourrait augmenter les quotas de production affectés aux différents pays membres lors de la prochaine réunion du cartel prévue le 22 décembre à Luanda (Angola)… mais uniquement dans un contexte bien précis.

Des signes persistants d’une «  véritable croissance de l'économie mondiale », devront tout d’abord être observés. Le maintien d’un cours élevé pèsera également dans la balance. Tout comme une baisse des stocks permettant un retour à la normale et la fin du stockage en mer. Abdallah el-Badri reconnaissant ainsi implicitement au passage l’impact de ce type de « pratiques » …

Et insistant même sur ce point en ajoutant qu'en plus d'une baisse des stocks terrestres, l'OPEP souhaitait voir "disparaître le stockage flottant" avant d'augmenter sa production. Rappelons que le stockage du pétrole en mer a battu des records ces derniers mois, atteignant ses niveaux les plus élevés depuis vingt ans.

Ce phénomène a démarré dès décembre 2008, lorsque les cours du brut sont tombés non loin de 30 dollars, leur plus bas niveau depuis 4 ans. Plutôt que de vendre leur pétrole à bas prix, nombre de producteurs ont préféré le stocker en attendant une remontée des prix. Certains courtiers et analystes citant notamment les compagnies pétrolières BP et Shell, ces dernières n'ayant bien évidemment pas voulu confirmer.

 Par la suite, des acteurs extérieurs à l'industrie pétrolière - courtiers, fonds spéculatifs, banques - ont embrayé, alléchés par la perspective d'empocher un gain certain en jouant sur le différentiel de prix entre les contrats de pétrole à échéances rapprochées et les contrats plus lointains. Edifiant ...

Sources : AFP, Capital, Reuters, Marine-marchande A lire egalement : . USA : lutte contre la spéculation sur le cours du pétrole

 

4 Commentaires

  1. 1

    Le Gaulois

    "Ce phénomène a démarré dès décembre 2008, lorsque les cours du brut sont tombés non loin de 30 dollars, leur plus bas niveau depuis 4 ans. Plutôt que de vendre leur pétrole à bas prix, nombre de producteurs ..."
    C'est vieux comme la confiture que de stocker quand c'est abondant et pas cher.
    Il est même fort probable que des mammifères pré-humain en eu l'idée...
    "Par la suite, des acteurs extérieurs ........plus lointains. Edifiant ..."
    Salaud de traders!
    Les gains sont jamais certains. Rétrospectivement c'est toujours évident.
    Pour gagner sur un marché, il faut
    1 l'intelligence pour le comprendre.
    2 les "couilles" pour risquer sa fortune
    Ce sont deux qualités inexistantes chez les politiques d'ou la décadence du pays depuis De Gaulle (qui à eu le panache et l'honnêteté d'organiser son départ quand il n'a plus été dans le coup).

  2. 2

    Le Gaulois

    Et puisque vous me poser la question, je vais vous répondre:
    Vous avez vus le courage de Jean Sarkosy, quelle maturité politique! c'est pas comme ces junkies de traders ou ces apprentis Rambo de la résistance des années s40

  3. 3

    Rabah

    Jean Sarkozy prône la frança-afrique dans sa façon d'aborder la politique ,en tant que fils de :tout lui est dû .

  4. 4

    Elisabeth

    @Rabah : 100 % d'accord
    a lire aussi article de Rue89 sur le cursus du jeune homme ...

    http://www.rue89.com/2009/10/20/jean-sarkozy-a-la-fac-le-secret-le-mieux-garde-de-france-122599

    S'il est donc toujours inscrit à Paris I, Jean Sarkozy a opté pour l'une des voies alternatives : la formation à distance (via le Cavej), plus facilement conciliable avec son activité de conseiller général des Hauts-de-Seine.

    Une indication qui vient s'ajouter à celles, nombreuses, fournies par étudiants et professeurs de la même faculté, qui témoignent qu'on ne le voit plus depuis au moins un an. Ainsi que par quelques portraits de l'intéressé parus dans la presse. Autant d'éléments qui permettent de retracer une ébauche de parcours :

    •Juin 2004 : bac L au lycée Pasteur de Neuilly (obtenu).
    •Septembre 2004 : hypokhâgne au lycée Henri-IV à Paris (abandon).
    •Septembre 2005 : prépa ENS Cachan au lycée Turgot à Paris (échec).
    •Septembre 2006 : première année de droit à Nanterre puis à Paris I (obtenue).
    •Septembre 2007 : première deuxième année de droit (rate les exams).
    •Septembre 2008 : deuxième deuxième année de droit (ne passe pas les exams).
    •Septembre 2009 : troisième deuxième année de droit (en cours).

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