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Irak : conférence sur les investissements en Allemagne

Irak-usa-hillary C'est un fait désormais avéré … la guerre en Irak n'a pas que des "inconvénients", les "avantages" financiers de la reconstruction n'étant pas négligeables.

Histoire d'"enfoncer le clou", l'ambassade d'Allemagne à Bagdad a annoncé jeudi qu'une conférence de deux jours pour promouvoir les investissements étrangers en Irak sera organisée à Berlin début novembre.

Louaï al-Roubaïe, le secrétaire de l'ambassadeur a ainsi indiqué que la conférence aurait lieu les 5 et 6 novembre prochain à Berlin.

Ce type de rencontre n'est pas une première. Rappelons en effet que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont déjà accueilli des conférences de cette sorte, destinées à attirer les entreprises étrangères en Irak, dont l'économie a largement pâti de l'invasion américaine.

La dernière conférence en date a eu lieu mardi et mercredi à Washington, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki y faisant office de "guest-star". Londres avait réuni les protagonistes en mai dernier.

C'est donc au tour de l'Allemagne de tenter d'obtenir une part confortable du gâteau irakien. Selon les organisateurs, les exportations entre l'Allemagne et l'Irak ont doublé durant les six premiers mois de 2009 par comparaison à la même période de 2008. Optimistes, ils tablent sur la venue de 200 hommes d'affaires allemands et 100 de leurs homologues irakiens à la conféréence de la semaine prochaine. En vue d'attirer les investisseurs, on affirme ici ou là que les conditions de sécurité sont devenues progressivement compatibles avec une activité économique, dans de nombreuses régions du pays.

En novembre 2008, le ministre irakien des Finances, Baqer Jabr Solagh, avait estimé à 400 milliards de dollars les besoins liés à la reconstruction du pays. Troisième réserve de pétrole au monde, l'Irak rentre ainsi dans une nouvelle phase après 6 années de guerre. Pays de 30 millions d'habitants, ses perspectives de développement sont autant importantes que …. ses besoins.

Selon un rapport de l'ONU publié en juillet, l'Irak souffre d'une pénurie de 1,5 million de logements, et la situation risque d'empirer au cours des prochaines années en raison de l'exode rural.

Ironie de l'histoire, ces conférences voient le jour alors qu'un gestionnaire du département d'Etat américain travaillant à la reconstruction de l'Irak vient d'être licencié pour avoir touché des dizaines de milliers de dollars de pots de vins.

Richard Lopez Razo a été la semaine dernière, au dernier jour de son contrat de responsable régional de programme en Irak. D'après la justice, il aurait commencé à solliciter des dessous-de-tables des compagnies irakiennes contractantes dès 2005, alors qu'il travaillait pour une entreprise de travaux publics liée au gouvernement en Californie.

Puis à partir d'août 2008, Razo a commencé à travailler pour le Département d'Etat, comme superviseur des projets de reconstruction dans le sud de l'Irak. Une "aubaine" pour mettre en application sa "méthode" à plus grandes échelles : confier des contrats d'Etat américains à des entreprises irakiennes, moyennant "finances".

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2 commentaires

  1. BA 24 octobre 2009 à 23:30

    Quel sera l’impact de la grippe A/H1N1 sur l’économie américaine ?
    De combien le PIB américain va-t-il baisser à cause la grippe A/H1N1 ?
    Grippe H1N1 : Obama proclame l’état d’urgence sanitaire.
    Après le décès de plus de 1 000 personnes dans le pays depuis le printemps, le président américain
    Barack Obama a proclamé samedi 24 octobre un état d’urgence sanitaire aux Etats-Unis concernant l’épidémie de grippe H1N1.
    La déclaration d’urgence, signée vendredi soir, qualifie la situation “d’urgence nationale”. Elle renforce les capacités des centres médicaux à gérer l’afflux de patients atteints par le virus, en leur permettant de mettre en place des opérations d’urgence sans se conformer à certaines exigences fédérales.
    Dans ce document, M. Obama souligne que “la rapide augmentation des cas à travers le pays risque de submerger les services de santé”.

  2. Elisabeth 25 octobre 2009 à 13:44

    j’etais à N York fin juillet, je peux vous dire qu’à cette date, personne ne s’inquietait e la grippe, voire s’en souciait
    l’attitude d’Obama serait-elle pour “justifier” sa politqiue concernant le remboursement des soins ? pour tenter de montrer ce qu’il adviendrait en cas de grippe accrue et de faibles remboursements ?