Le groupe français de spiritueux Belvédère a annoncé lundi que Bruce Willis allait entrer au conseil d'administration du groupe. Une bonne nouvelle pour l'acteur américain qui souhaite par ailleurs devenir un "actionnaire de référence".
Mais une entrée tout de même risquée puisque le groupe est actuellement placé sous procédure de sauvegarde.
Volonté de tenter de préserver ses arrières ou plutôt ses "employeurs" pour Bruce Willis ? Rappelons à toutes fins utiles que l'acteur est sous contrat publicitaire avec Belvédère pour la vodka Sobieski, marque phare du groupe.
En signant un contrat de 16 millions d’euros sur 4 ans avec l’acteur, Sobieski espère développer sa notoriété et ses ventes (actuellement 7ème vodka la plus vendue au monde) pour aider le groupe Belvedere à sortir de ses difficultés loin d'être passagères.
Quoi qu'il en soit, en tant qu'actionnaire, le comédien aura déjà gagné quelques subsides d'un montant non négligeable en une seule journée. L'annnonce de sa nomination a fait grimper le titre de 14,95% à la mi-journée à la Bourse de Paris à 35,98 euros. L'action flambant littéralement à la suite, progressant ainsi de 23 % à la clôture à 38,51 euros.
Rappelons que depuis un an, le titre ne nous avait plus habitué à de telles performances, reculant au contraire de 37% depuis le début de l'année.
Selon le communiqué du groupe, Bruce Willis a exprimé le "souhait de s'associer pleinement à la stratégie marketing du groupe". "A cet effet, il entrera au conseil d'administration" et sa nomination "sera proposée à la prochaine assemblée générale".
La prudence est toutefois de mise : les modalités de l'investissement de l'acteur n'ont pas été dévoilées, alors que le groupe demeure endetté à hauteur de 550 millions d'euros.
Belvédère a en effet été placé sous procédure de sauvegarde en juillet 2008 pour un délai de six mois. Ce dernier a été prolongé en janvier dernier. Le Tribunal de commerce de Dijon doit rendre le 12 octobre son avis sur le plan de rééchelonnement de la dette.
Précisons encore que le 2 septembre dernier, les créanciers ont rejeté le plan de sauvegarde du groupe, estimant que "dans un contexte de crise économique, les prévisions de croissance et de rentabilité de l'entreprise et les opérations financières prévues sont hautement irréalistes".
Sources : AFP, Reuters, Belvédère, Boursorama, La Tribune

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