Je vis avec ma compagne dans sa maison d'enfance, laissée vide par les aléas de la vie et que nous avons récupéré en location. Je trouve qu'il y a quelque chose d'incroyablement angoissant lorsque l'on contemple la situation avec du recul. En vrac : nos enfants vont à la même école que leur mère; les voisins n'ont absolument pas changé depuis 40 ans, tout juste ont-ils vieilli; la nounou de ma femme habite au coin de la rue, les enfants des voisins sont tous partis (copains d'enfance de ma compagne); l'endroit qui était rempli d'enfants il n'y a pas si longtemps, s'est vidé laissant place aux vieux. Les ambulances commencent à apparaître devant les maisons de certains habitués, problèmes de santé bien sûr. Je suis le seul jeune homme du quartier, tout juste ne me regardait-on pas de manière suspecte lorsque je venais de m'installer dans le quartier et que j'entrais par la barrière du pavillon.
J'ai l'impression d'être dans un scénario figé, comme si le temps s'était arrêté, comme si nous étions dans la bonne case, au seul endroit possible. C'est une raison majeur pour partir car ma femme possède en cette maison des souvenirs bons et moins bons, dont le contenu du garage, rempli des vestiges du passé jamais débarassés, fait flashback en permanence. Aller ailleurs, ne serait-ce que pour voir autre chose, nous qui avions pourtant tellement bougé pour nos études et nos professions, est salutaire même si elle nous rend bien service, cette maison "redécorée".
J'ai vécu 20 ans dans la maison de mes parents, je suis parti faire mes études et ne suis que rarement retourné chez eux jusqu'à ce qu'ils la vendent. Aucune nostalgie, elle ne me manque pas du tout alors que j'y ai passé de bons moments. J'ai juste envie d'aller de l'avant, je ne suis jamais retourner dans mon quartier d'enfance.
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2 Commentaires
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AUCUN INTERET!
21 octobre 2009 à 12:302
T'as raison Jojo, demande à être remboursé!
Oups, c'est gratuit??!
Christophe les souvenirs en strates dans les caves et greniers sont difficiles à affronter, en effet. Effet madeleine de Proust, en plus fort. Parfois heureux, parfois moins...
22 octobre 2009 à 01:26Ajoutez un commentaire
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