Un vieux qui meurt c’est un logement de plus sur le marché immobilier…

124052585555 …un enfant qui nait, c’est une pièce en plus. Merci à JéromeL pour cette phrase assez cynique mais froidement vraie. Bien sûr, rien n’empêche à la famille de garder le bien pour en faire une maison de famille mais le plus commun est de vendre. En ce moment nous avons une vague de papy-boomers, mais dans 15-20 ans, un pourcentage significatif aura passé l’arme à gauche, et des mises en ventes massives auront lieu. Qui sera là pour racheter ce flux continu de biens immobiliers anciens arrivant sur le marché ? Personne ne sait… 

Une théorie assez farfelue que je lis parfois dans les commentaires est qu’il y aura tellement de biens à vendre que cela précipiterait la baisse des prix de l’immobilier vers une chute sans fin. Imaginez que vous souscrivez un crédit sur 20 ans aujourd’hui et que, de part le futur contexte démographiue, une fois que vous aurez tout remboursé, votre bien ne vaudra plus rien. 


Délire ? Sans doute. Il n’empêche que l’impact de ce Papy-Boom version décès pourrait avoir sur le marché de l’immo d’ici 20 ans. Nul ne peut cependant anticiper à ce point et prévoir justement. Par contre, travailler dans les pompes funèbres peut-être un choix judicieux de carrière….

Image sur albertdca.fiftiz.fr 


 

20 Commentaires

  1. 1

    feyrehr

    et quid du flux migratoire ?

  2. 2

    gb

    Question subsidiaire: quel est le mouvement global de migration des retraités ? Sont-ils en concurrence avec les jeunes actifs pour trouver des 2/3 pièces près du centre et des services ou préfèrent-ils rester/aller au vert ? Il me semble avoir lu que les jeunes retraités restaient au vert et que les personnes plus âgées se rapprochaient du centre.

  3. 3

    vir2lman

    C'est pour cela qu'il faut penser au viager, si vous voulez de plus de renseignement sur le viager qui redeviens a la mode allé faire un tours sur notre site internet http://www.costes-viager.com vous trouverez tous les renseignements et annonces pour réaliser l'affaire de votre vie âgée.

  4. 4

    JeromeL

    Merci Patrick pour ce bel hommage.
    Je croyais divaguer sans fin dans le désert avec ma théorie de la fin du papy-boom.
    Bon, sérieusement, il est bon de rajouter que nous avons également affaire à une génération possédant bien souvent une "résidence secondaire" (un terme évoquant plus la science fiction à ma génération que "rayon laser" ou "téléportation"), voire même parfois plusieurs biens en locations, bref, on risque d'avoir ÉNORMÉMENT de biens en vente quand ce pic démographique disparaîtra, et donc, logiquement, selon la loi de l'offre et de la demande, une baisse logique des prix. Car la génération suivante (les 30/40 ans d'aujourd'hui) sera tant bien que mal devenue propriétaire. Alors, qui achètera ces biens ?
    De plus, si le marché immo actuel se casse lentement la figure, il n'est pas impossible que des biens commencent à êtres mis en vente du fait de la disparition de cette génération au moment où celui-ci sera censé repartir, prolongeant de ce fait la crise actuelle (eh oui, il y a une crise de l'immo en ce moment, n'en déplaise à certains).
    Pour répondre à la remarque de GB, les vieux ne partent pas tous sur le littoral, et quand ils le font, ils chassent les jeunes locaux en surenchérissant, mais par là même, ils vident ces régions de leurs atouts économiques (par ex, sur la côte d'Azur, à part Sophia Antipolis, il n'y a pas de R&D, pas de siège de grandes entreprises, peu de boulots qualifiés) que se passera-t-il quand ces vieux auront disparus ? Des jardineries désertes, des maisons de retraites vides, des immeubles de standing avec des charges de dingue qu'un jeune couple évitera soigneusement ? Mais tu as raison, les jeunes retraités se trouvent des maisons avec des jardins, mais vers 70 ans, quand les problèmes de santé apparaissent, ils retournent vers les centre ville, les accès à la santé et aux hôpitaux, etc...
    @vir2lman : quand au viager, mes parents sont passé par là, euh, je conseille pas, la vioque a passé l'arme à gauche à 96 ans, ça a coûté un peu cher, cette histoire (voir également l'excellent film de Pierre Tchernia). Avec l'allongement de l'espérance de vie, ça n'est plus un bon calcul...

  5. 5

    Cedric

    Dans 20 ans, les babyboomers de l'an 2000 seront en âge d'acheter... Je veux bien être baissié et/ou réaliste mais prédire l'évolution de l'immobilier dans 20 ans relève du pur délire...

  6. 6

    dd

    Et les conséquences de la grippe A vous y avez pensé?

  7. 7

    wayside

    Prenons la grande Deutschland pour exemple ...

  8. 8

    pigeon

    bonsoir,
    il n'y aura pas d'effondrement de l'immobilier malgré que je le souhaite (je n'aime pas payer 2x les choses), mais seulement un effritement comparable à ce qui se passe en allemagne.

    Le gouvernement, qui a déjà prévu le cas de figure et même d'autres d'ailleurs dans ses simulations (évolution des revenus, épargne, démographie ...) nous pondra les mesures incitatives pour que ces biens soient loués aux jeunes.

    Comme cela, les biens mis en vente resteront à un prix coïncidant étrangement à la capacité d'endettement d'un ménage au 1/3 de ses revenus sur 20/25 ans.

  9. 9

    gedubon-tb

    Cédric écrit des choses inexactes.

    Dans 20 ans les "baby boomers" de 2000 auront 20 ans et seront donc au début de leurs études. Pas question d'acheter, donc. Ils devront attendre 10 ans de plus avant d'acheter, ce qui nous amène à 2030. C'est loin, 2030...

    En plus, une augmentation de 5% du nombre de naissances en 2000 n'a rien à voir avec un baby boom.

    Wayside à raison, en revanche. L'Allemagne n'a pas connu de bulle.

  10. 10

    pyramide

    Si on regarde une pyramide des ages
    (par exemple ici : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1106®_id=0&page=graph#graphique1 )
    on voit que nous sommes à peu près exactement au moment ou les derniers babybomers (ou les premiers enfants des premiers babybomers) dépassent 35 ans, c'est à dire l'age moyen des primo-accédants (de mémoire, à vérifier) tandis que le papy-boom débute vraiment, avec l'arrivée à l'age de la retraite des générations nombreuses nées à partir de 1946.
    bien sûr la tendance à la décohabitation (liée aux séparations) et au "déserrement" (plus de m2 par personne) peut, si elle se poursuit, contrarier la baisse de la population en age d'accéder à la propriété mais il y a peu de doute qu'avant 2035 (le baby-boom a duré environ 30 ans) la demande de m² nouveaux sera peu dynamique.
    La remontée de la fécondité constatée dans les dernières 10 années n'est pas spectaculaire et elle mettra longtemps avant de fournir de nouveaux accédants.

    Sur un autre sujet mais important pour juger des apports possibles de nouveaux acheteurs à relativement court terme : le chômage des jeunes à atteint au 2ème trimestre 2009 son record historique (voir insee), et les diplômés de 2009 ne sont pas encore dans ces chiffres.

  11. 11

    guigui

    @jeromeL

    extrait de son commentaire, (j'en ris encore...)

    " il est bon de rajouter que nous avons également affaire à une génération possédant bien souvent une "résidence secondaire" (un terme évoquant plus la science fiction à ma génération que "rayon laser" ou "téléportation")"

    Il est clair que je crois plus à la téléportaion qu'à ma résidence secondaire. Une résidence primaire serait la bienvenue :) et pas sur 20 ans de crédit type "looser du juste prix."

    Sinon pour le cornofulgure & le fulguropoing (dans ta face) je pense qu'il sera découvert et appliqué avant que les gens aient remboursés leur crédit de 25 ans.

    Résidence secondaire, quel humour ce jéromeL. Ceci-dit, les résidences secondaires sont souvent de petites maisons/appart perdus en brousse (+/- les gars, je sais...). Donc si l'immo continue comme ça, leur prix sera dérisoire... On vivra tous dans une résidence secondaire, sans avoir de résidence primaire :)

    hahaha, résidence secondaire, hou hou hou, hi hi hi et encore je suis cadre sup, sinon c'est la crise cardiaque assurée.

  12. 12

    Jarod006

    Déja ceux qui sont née avant 1980 sont a 70% proprio d'un crédit et pour 25 ans..ceux qui sont née en 1990 sont loin d'avoir les revenue suffisant pour acquérir un bien (y doivent acheter a leur fréres a + 30%)...

    Et la génération 2000 auront le plein emploi croyez vous ??

    Pour reconstruire le pays peu étre.

    Nos gd parent avait les champs et la maison, nos parent la gd distribution et l'appart, nos enfant le discount et la rue (ou chez papa, maman), et leurs enfants...

  13. 13

    JeromeL

    @guigui : facile de se moquer des autres d'un œil goguenard...

    Tu peux nous expliquer en quoi le fait d'être cadre sup te protège de la crise cardiaque ?

  14. 14

    Extatic

    Toute cette histoire des "papy boomers" me fait penser au problème du chomage qui devait soit-disant se résoudre avec des départs en retraite en masse à partir de 2007...Mais les statisticiens se sont trompés! Le papy-boom ne viendra pas à notre secours. Il n’y aura pas de "solution démographique" au chômage.

    Sommes nous en train de faire la même analyse pour l'immobilier ???

  15. 15

    Guigui

    @JeromeL

    tu n'as rien compris, je suis de ton coté puisque je dit qu'avant d'avoir une résidence secondaire j'aimerai déjà en avoir une "primaire".

    Le fait de précisé que je suis "cadre sup ce n'est pas pour frimer mais pour dire que bcp de cadre sup sont dans ma situation... Acheter une baraque pour y vivre avant d'en acheter une pour passer ses WE.

    Visiblement tu n'as rien compris...

  16. 16

    JeromeL

    @Extatic
    Les statisticiens, comme personne, d'ailleurs, n'avaient pas prévu la crise que nous vivons. Il y a toujours des impondérables. N'empêche, cette génération, par le biais de prix bas (voir courbe de Friggit) et d'une inflation grignotant l'argent emprunté a acquis facilement des biens maintenant hors de portée. On peut reprocher à cette génération de s'être gavé de biens foncier, de s'être laissé griser par le sentiment de richesse induit par la prise de valeurs des biens et par la facilité à emprunter au fil du temps qui lui a fait perdre le contact avec la réalité des gens qui bossent tous les jours pour se loger dans des conditions indignes. Là, il y a vraiment une fracture générationnelle. Et les résidences secondaires sont un exemple de cette facilité à acquérir un bien "de confort" quand la génération suivante peine à acquérir son premier toit comme le dit Guigui. Mais, comme on le disait plus haut, la disparition de cette masse de propriétaires va innonder le marché de biens, pas toujours adapté à la demande des générations suivantes, c'est vrai, mais si le marché est alors convalescent, ça ne l'arrangera pas. Et d'autre part, cette génération ne va pas disparaître d'un coup, mais au fil du temps. Une veuve restera-t-elle seule dans une grande maison loin du centre-ville ? Continuera-t-elle de payer les charges d'une maison à 200km où elle ne met plus les pieds, quand elle aura perdu les revenus de son conjoint ? Un cardiaque continuera-t-il de passer son temps dans le jardin en plein cagnard ? Des changements sociaux de grande envergure vont arriver avant la disparition du dernier papy-boomer, avec une implication dans l'immobilier, mais bien malin qui pourrait les prévoir avec certitude. Ce sera, à mon avis, plutôt l'immobilier des littoral et des campagnes plutôt que celui des grandes villes qui sera touché.

  17. 17

    Chris

    Ca tombe bien pour moi : j'ai une résidence secondaire pas trop chère sans pouvoir posséder la principale (cadre, mais parisien...).
    Ce dont je m'aperçois en lisant ces commentaires intéressants c'est qu'en termes de patrimoine ce ne sera pas l'affaire du siècle.
    AU moins j'aurai un toit, un jardin à la campagne mais pas dans la pampa.
    .
    Car on peut croiser cette interrogation avec une autre, déjà (un peu) d'actualité :
    .
    quel impact aura le coût de l'énergie sur les choix immobiliers dans 10-20 ans ?

  18. 18

    JeromeL

    Bien sûr que ce ne sera pas des biens très intéressants, mais ils viendront en masse sur le marché. Pour le coût de l'énergie, tu peux ajouter le coût du transport, la taxe carbone arrivant à un moment où le prix du pétrole a baissé, mais à mon avis, ça va vite repartir à la hausse.
    Donc, des apparts restant cher en centre-ville, ou des maison loin du centre moins chères, mais avec des dépenses de chauffage et de transport très élevés. Parce que oui, le coût de l'énergie va continuer de grimper.

  19. 19

    jojo

    vous supposez que les retraites vont pouvoir être payées sans problème dans les prochaines années mais ce n'est pas certain. Dès cette année il y a un souci cf. "Aucune décision n'est encore prise, mais le temps presse. Le plafond de découvert de trésorerie accordé à l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), liée à la dette sociale, est actuellement de 18,9 milliards. Or, selon le ministre des comptes publics, "il doit être relevé à 30 milliards avant le 10 octobre, faute de quoi les retraites ne pourront pas être versées..."

    "

    source le Monde

  20. 20

    JeromeL

    Ça n'arrivera pas, le poids électoral des retraités est immense, et un état ne peut se permettre de dire aux retraité "désolé, on a plus de sous". Quand le système de répartition à été créé après-guerre, on voulait donner une retraite aux parents qui avaient perdus leur enfants, aux veuves de guerre, qui se seraient trouvé démunis en faisant cotiser les actifs. On a donc créé un système de répartition et non de capitalisation personnelle. On comptait 1 retraité pour 5 actifs, et on a pas vu le coup du baby-boom venir, et personne n'a prévu le chômage de masse 30 ans plus tard. Maintenant, il y a 1 retraité pour 2 actifs. Rocard en recevant le livre blanc sur les retraites avait déjà le problème posé sur son bureau en... 1985 ! Mais de protestations syndicales en lâcheté politique, les gouvernements se sont refilé la patate chaude d'alternance en alternance. Le seul levier des gouvernements depuis à été d'augmenter discrètement les retraites 1 ou 2 % en dessous de l'inflation en bricolant cette dernière. Et s'il faut compléter, on se sert des impôts et de l'endettement, donc en faisant payer nos enfant pour la retraite de leurs grands parents. On peut trouver ça injuste, mais c'est malheureusement comme ça.

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