Pas de Bolivie pour Sarkozy en septembre

Sarkozy-morales Revirement diplomatique, revers financier pour les « amis » du Président, raison médicale ?

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Quoi qu’il en soit, le vice-ministre bolivien des Affaires étrangères a annoncé lundi que Nicolas Sarkozy, qui devait se rendre en Bolivie début septembre, ne se rendra finalement pas dans le pays andin.

Le vice-ministre Hugo Fernandez a en effet déclaré à la presse que la venue du Président français était annulée, sans toutefois donner plus de détails sur les raisons justifiant cette annulation. Indiquant simplement attendre une réponse officielle dans laquelle Nicolas Sarkozy s'excuserait "de ne pouvoir venir". L'Elysée a confirmé de son côté que le Chef de l’Etat français ne se rendrait pas en Bolivie.

En février dernier, lors de la visite à Paris d'Evo Morales, la présidence française avait annoncé qu’à l’occasion de son déplacement au Brésil les 7 et 8 septembre prochain, Nicolas Sarkozy se rendrait en Bolivie voisine. Durant le mois d’août, le président bolivien avait de nouveau évoqué cette visite, précisant même que le Président français lancerait à cette occasion à Cochabamba une école bolivienne de la haute fonction publique, dont la mise sur pied doit avoir lieu avec le soutien de la France.

Rappelons que Vincent Bolloré – par ailleurs propriétaire d’un yacht somptueux - avait accueilli le Président bolivien Evo Morales lors de la visite de ce dernier à Paris. Une entrevue loin d’être désintéressée puisque que la Bolivie dispose de gigantesques ressources de lithium … dont a justement besoin l’industriel pour développer son projet de voitures électriques.

Toutefois, en juin dernier, une source officielle citée par la presse locale n'avait pas exclu que le pays andin  "s'affranchisse" de l'offre du groupe français. "Ce que veut l'Etat bolivien, c'est avoir une usine par ses propres moyens. Peu importe si nous devons chercher un soutien financier", avait alors expliqué un responsable du ministère de la Mine, Fredy Beltran, au quotidien La Razon.

Le gouvernement bolivien du président Evo Morales est en négociation depuis l'an dernier avec le groupe Bolloré. Au début de l'année, l'industriel français avait indiqué être prêt à exploiter le lithium en partenariat avec l'Etat bolivien représenté par la Comibol. Tout en accueillant Evo Morales dans son centre d'essai de Vaucresson, près de Paris.

L'objectif ? la fabrication des batterie de la voiture électrique Bluecar, construite par Bolloré en partenariat avec Pininfarina. La batterie fonctionnant au lithium de Bolloré est fabriquée pour sa part par sa filiale Batscap, dont EDF détient 5 %. Le site de production en Bretagne devrait fournir 10 000 batteries par an.

En avril dernier, le groupe français avait proposé d'investir 1,2 milliard de dollars en Bolivie pour l'exploitation du lithium. "Nous allons analyser la proposition", a précisé le vice-ministre des Mines, Eugenio Mendoza, à l'issue d'une première réunion technique avec les représentants de Bolloré.
A la même date, le président bolivien Evo Morales avait reçu Bertand Chavanes, conseiller spécial du patron de Bolloré, et Thierry Marraud, directeur financier du groupe français.

Outre Bolloré, plusieurs groupes étrangers, dont le sud-coréen LG, les japonais Mitsubishi et Sumitomo, sont intéressés par l'exploitation du gigantesque gisement présent dans le désert de sel d'Uyuni. Situé à 3.700 mètres d'altitude au sud-ouest de la Bolivie, le site dispose d'une superficie de 12.500 km2. Ce vestige d'un lac d'eau de mer asséché est le plus vaste désert de sel au monde et renfermerait un tiers des réserves de lithium de la planète, selon les experts. Mieux encore, les réserves totales de lithium du pays sont officiellement estimées à 5 milliards de tonnes.

Sources : AFP, Challenges

A lire également :

Bolivie : exploitation du lithium sans Bolloré ?

 

2 Commentaires

  1. 1

    Elisabeth

    Pas de grippe A pour MORALES.
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    Oscar Arias Sánchez du Costa Rica et Alvaro Uribe de Colombie sont les seuls présidents de la République ayant contracté la grippe A (H1N1). Le président bolivien Evo Morales, qui a été en contact avec son homologue colombien, a assuré mardi qu’il n’a pas attrapé le virus grippal et est en pleine forme.

    Le président bolivien Evo Morales ne présente aucun symptôme de la grippe A (H1N1), mais il ait reçu un traitement préventif au Tamiflu pour avoir été en contact avec son homologue colombien Alvaro Uribe lors du sommet des chefs d’Etat de l’Union de l’Amérique du sud (Unasur) qui s’est tenu vendredi dernier en Argentine.

    Evo Morales explique que les médecins lui ont fait des examens dont les résultats montrent qu’il n’est pas atteint par la grippe A (H1N1). que je n’avais rien. « Je n’ai aucun problème », affirme le président bolivien. « Je regrette beaucoup qu’un de nos fonctionnaires ait déclaré que je suis sous traitement », a-t-il déploré avant d’ajouter devant les médias « la vérité, c’est que je n’ai rien ».

    Le fonctionnaire en question est Eddy Martinez, directeur du centre national épidémilogique, qui a confié à l’agence officielle « Agencia Boliviana de Información » (ABI) que le président Evo Morales venait d’entamer « un traitement préventif à base du Tamiflu, le médicament recommandé pour la grippe A (H1N1) ».

    Selon le président bolivien, la publication de cette information a pour unique but de « discréditer son gouvernement » et qu’elle est l’oeuvre de l’opposition, spécialement l’alliance de droite Pouvoir Démocratique et Social (Podemos), qui cherche « à revenir aux temps des colonies, et au niveau économique, à retourner au modèle néolibéral ».

    Il est en colère contre l’opposition qui chercherait à exploiter toute moindre faille pour le destabiliser. « C’est une autre campagne qu’ils me font. Si cette presse de la droite, cette presse des entrepreneurs, parlait bien de moi, là oui cela m’affaiblirait ; je m’en préoccuperais. Quel bien que l’on parle mal de moi ; je suis content et heureux, le peuple identifie quels médias sont avec le peuple et quels médias sont avec les loges ou avec l’empire. Le peuple bolivien le sait, cela ne me gêne pas. », a déclaré le président Evo Morales.

  2. 2

    el gringo

    Jean-Louis Borloo : l'Etat va commander 40.000 véhicules électriques


    Deux jours après l'annonce par Nicolas Sarkozy des modalités de la taxe carbone, le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a indiqué samedi que l'Etat allait passer commande de 40.000 voitures électriques.


    "L'Etat montrera l'exemple puisqu'il est sur une commande de 40.000" véhicules, a déclaré M. Borloo lors d'un déplacement à Toulouse. "On va lancer l'ensemble du programme le 23 septembre", jour de la présentation des modalités du plan, a-t-il ajouté.


    "Cette bataille de la voiture décarbonnée est devant nous, elle est absolument mondiale, elle est incontournable et on va la gagner", a affirmé M. Borloo.


    Selon "Le Parisien/Aujourd'hui en France" de samedi, ces 40.000 véhicules seront la première tranche d'une commande de 100.000 d'ici 2014 destinée à l'administration et aux grandes entreprises publiques, tels que La Poste, la SNCF, et EDF.


    Avec ces véhicules électriques, l'Etat entend montrer l'exemple. La taxe carbone telle qu'annoncée jeudi par le président Nicolas Sarkozy prévoit en effet une hausse de 4,5 centimes par litre de fioul et de gasoil et 4 centimes par litre d'essence pour les véhicules non-électriques.
    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=aedb19e7be519876306ad3e01cdd022b


    Voitures électriques: commandes d'Etat mais aussi infrastructures


    Le plan gouvernemental "véhicules propres" présenté le 23 septembre comprendra non seulement "un appel d'offres pour la commande groupée de 40.000 véhicules électriques", mais aussi un "effort d'infrastructures", a déclaré samedi le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

    "On créera des branchements dans les villes, on accordera des prêts pour les usines de batteries", a-t-il notamment déclaré à l'AFP.
    http://www.romandie.com/ats/news/090912162506.cohkm8vr.asp


    Hier, Bolloré présentait sa voiture électrique aux parisiens avec l'annonce prochaine de l'appel d'offre de l'AutoLib.
    http://www.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-bollore-presente-sa-voiture-electrique-aux-parisiens-20823.html

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