Béneteau remis à flot ? pas tout à fait ... mais les résultats conformes aux attentes voire même supérieurs aux estimations des analystes ont permis au titre du constructeur nautique d'avoir le vent en poupe mardi à la Bourse de Paris.
En attendant que les ventes du groupe retrouvent un courant porteur. Restons lucides.
Le titre du groupe spécialisé dans la fabrictaion de bateaux de plaisance a ainsi entamé une nette progression dès mardi matin.
Une réaction positive des marchés faisant suite à la publication de résultats.
A 11H05 (09H05 GMT), l'action Bénéteau progressait ainsi de 4,50% à 11,50 euros. Une performance d'autant plus remarquable, que le CAC affichait une légère baisse (-0,38%) à la même heure. La hausse est encore plus impressionnante en clôture, le titre progressant de 8,68 % à 11,955 euros.
Lundi, le constructeur a annoncé un chiffre d'affaires annuel de 659 millions d'euros pour l'exercice 2008/2009. Un montant certes en baisse de 40% mais très légèrement supérieur aux attentes du consensus d'analystes cité par Natixis (615 millions d'euros).
Le groupe a également indiqué que le recul dans l'activité bateaux avait été "plus favorable que prévu", à - 42% contre - 45% anticipé initialement, et de 19% seulement dans l'activité résidences mobiles de loisirs. Où le concept du c'est moins pire que pire joue à fond ... Car qualifier de favorable un recul proche de 50 %, s'approche quelque peu du surréalisme ...
En avril dernier, Bénéteau s'était montré prudent pour l'année 2009, anticipant une "baisse des marchés en 2009" en raison de la crise.
La chute de 50% de la demande observée entre septembre et novembre 2008, période où la moitié des commandes de la saison est habituellement passée, s'était traduit chez les constructeurs par des niveaux de stocks tels que le recours au chômage technique s'est avèré nécessaire.
Bénéteau qui avait dû recourir au chômage partiel pour plus de 3000 de ses salariés en janvier 2009, s'est vu contraint de prendre des mesures identiques pour la première quinzaine de février pour plus d'un millier de salariés.
« Le secteur n'a jamais connu une crise d'une telle violence », avait alors déclaré le constructeur charentais de catamarans de croisière Jean-François Fountaine, élu récemment président de la Fédération des industries nautiques pour succéder à Annette Roux, la fondatrice du groupe Bénéteau . "C'est pire qu'au début des années quatre-vingt-dix, avait-il assuré".
D'où la réaction actuelle des investisseurs face à un constat moins alarmant.

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