Raison première : l'inquiétude persistante des marchés quant à la faiblesse de la demande.
Le cours du baril a fortement chuté lundi à New York. Il atteint désormais à nouveau des niveaux dont il s'était éloigné depuis plus d'un mois.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a terminé à 64,05 dollars, en recul de 2,68 dollars par rapport à son cours de clôture de jeudi. Vous avez bien lu : plus de deux dollars ! Alors même que la période devrait être propice à une relance de la demande, la fête nationale du 4 juillet étant en temps "normal" synonyme de déplacements.
Le prix du baril a même touché 63,40 dollars dans les échanges électroniques précédant la séance, un niveau qui n'avait plus été observé depuis fin mai.
Le cours du pétrole aligne désormais quatre séances d'affilée de baisse, dégringolant de plus de 7 dollars durant cette période. Certes, tout étant relatif dans ce bas monde, précisons que le prix du baril s'avère être tout de même à un niveau deux fois plus important que celui observé en décembre dernier, lequel s'établissait à 32,40 dollars.
Alors que la récente hausse des cours du brut avait été largement influencée par des anticipations pour le moins optimistes d'une reprise de l'économie, les investisseurs semblent désormais plus "réalistes", ces derniers n'attendant pas de rebondissement prononcé avant l'année prochaine.
Des craintes renforcées jeudi par les chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis, bien plus pessimistes que prévu.

1 Commentaire
1
On pourrait même supposer que le pétrole descende encore plus bas que 32$
07 juillet 2009 à 00:19Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.