Montant estimé : entre 10 et 13 milliards de dollars selon les sources. En 2007, l’Algérie et le Nigeria avaient mené une campagne de promotion de ce méga projet, auprès de la Commission européenne en vue de rapprocher des partenaires et investisseurs potentiels, d’expliciter les avantages de ce projet dans toutes ses dimensions et à installer le projet dans l’axe des sources d’approvisionnement énergétique de l’Union européenne.
Le Nigeria, le Niger et l'Algérie ont signé vendredi à Abuja un accord pour construire un gazoduc à travers le Sahara à destination de l'Europe, appelé également NIGAL (pour Niger/Algérie).
Selon l'accord, le futur gazoduc partira du Delta du Niger, zone de production d'hydrocarbures au sud du Nigeria actuellement en proie à d'importantes violences. Il parcourera ensuite plus de 4.000 kilomètres à travers le Niger et l'Algérie, l'objectif final étant d'alimenter l'Europe en gaz.
"En signant cet accord, les trois gouvernements donnent instruction à leurs compagnies pétrolières nationales respectives pour lancer la phase de définition du projet", a déclaré le patron de la compagnie pétrolière nationale nigériane NNPC, Mohammed Barkindo.
Les premières livraisons de gaz devraient intervenir en 2015. Le gazoduc devrait transporter en année pleine 30 milliards de mètres cubes de gaz vers l'Europe. rappelons que les réserves de gaz naturel du Nigeria sont estimées à 180.000 milliards de mètres cubes, les septièmes de la planète.
L'accord a été paraphé par les ministres du pétrole et de l'énergie, Rilwan Lukman pour le Nigeria, Chakib Khalib pour l'Algérie et Mohammed Abdullahi pour le Niger.
Plusieurs groupes pétroliers, le français Total, l'anglo-néerlandais Royal Dutch Shell, l'italien Eni et le russe Gazprom ont d'ores et déjà exprimé leur intérêt à participer à ce projet piloté par les compagnies publiques nigérianes NNPC et algérienne Sonatrach.
Lors de la visite du président russe Dmitri Medvedev en Afrique le mois dernier, Gazprom et NNPC ont convenu d'investir au moins 2,5 milliards de dollars dans l'exploration et le développement du pétrole et du gaz nigérians et dans la construction du premier segment du gazoduc.
Le projet de Gazoduc transsaharien intéresse la Russie, mais cela n'a rien à voir avec la politique, a déclaré fin juin le président russe Dmitri Medvedev lors de sa tournée africaine. Selon le chef de l'Etat russe, cet intérêt est purement économique. Alors pourquoi a-t-il besoin de le préciser ?
Alors que, d'une certaine manière, avoir un "pied" dans le gazoduc Transsaharien, permet de maitriser les approvisionnements gaziers de l'Europe, chose qui ne déplaît pas à Moscou ....
Rappelons par ailleurs que d'un point de vue géographique, le Delta du Niger est deux fois plus près du centre de l'Europe que ne l'est la Sibérie occidentale - lequel est actuellement le grand réservoir de gaz russe - et presque aussi près que ne le sont les gisements off-shore norvégiens.
Sources : AFP, Reuters, Ria Novosti
A lire également :
. Algérie/Nigéria : discussion au sujet du Trans-Saharan Gas Pipeline
. Nigeria/gazoduc Trans-Saharan : Gazprom et Total sur les rangs

6 Commentaires
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Bonjour Elisabeth,
avant la la spéculation sur le baril de pétrole de l'été dernier à 160 $, le différentiel de prix à la pompe en France entre le gasoil et le super95 était de 10cts €. Depuis plusieurs semaines ce différentiel fluctue entre 25cts et 30cts (2 FRF !!!).
Savez vous pourquoi ?
Cordialement,
EA
04 juillet 2009 à 20:502
histoire de stocks et de raffinage ?
04 juillet 2009 à 22:32je creuse la question et vous tiens au courant
Cordialement
Elisabeth
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Le Transsaharian Gas Pipe Service, un projet catastrophique Par : Y. Mérabet
Au Nigeria, les violences dans le Delta du Niger, mais aussi la corruption et la désorganisation du tissu industriel freinent l'exploitation aussi bien du pétrole que du gaz, qui a souvent été brûlé au lieu d'être produit et exporté, alors que la population nigériane meure de faim. Là-bas ! Au Nigéria c’est la guerre du pétrole, au Niger c’est El Qaeda, ici en Algérie c’est le flou des prix, tout cela sont des entraves à lever avant de penser à réaliser un projet de tel envergure.
Le Nigeria est potentiellement le plus grand producteur de pétrole en Afrique, mais dans la région du Delta du Niger, d'où presque tout le pétrole vient, les communautés locales affirment qu'elles ne profitent pas des milliards de dollars réalisés par an à partir des recettes, et accusent l'industrie pétrolière d'être la cause de l'appauvrissement de la population. Le Nigeria, situé dans le golfe de Guinée, est de loin le pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 140 millions d'habitants. Malgré une production de pétrole importante, le Nigeria demeure un pays relativement pauvre, en raison notamment d'une très forte corruption. La valeur de son PIB total le place à la troisième position en Afrique, derrière l'Afrique du Sud et l'Algérie. Malgré la tenue d'élections au suffrage universel, la démocratie n'est pas établie, le dernier scrutin ayant donné lieu à des fraudes massives, selon les observateurs internationaux. Les Ijaws, ethnie vivant dans le Delta du Niger, d'où sont extraits les hydrocarbures, se sont soulevés contre le gouvernement qu'ils accusent de connivence dans la pollution de l'environnement. Le MEND, mouvement d'émancipation du Delta du Niger, bien armé et bien entraîné aux tactiques commandos, s'en prend aux intérêts occidentaux au Nigéria, comme au Niger, pour eux c’est le seul moyen possible de récupérer la souveraineté nationale et lutter contre la corruption interne, mais tout cela au détriment d’une paix nécessaire pour le développement du Nigéria. Le MEND s'en prend aux intérêts étrangers en enlevant des ingénieurs contre rançons et perturbe la production pétrolière destinée à l'exportation, sabote les oléoducs : le vol et le crime deviennent l'économie du pauvre, ça ce n’est pas bon. Les ressources naturelles du sous-sol nigérian ne sont plus distribuées équitablement entre les populations défavorisées, créant de sanglantes émeutes entre musulmans et chrétiens et aussi d'autres tribus, ça aussi ce n’est pas bon. Qu'importe les résultats de l'étude, les responsables du NEPAD foncent sur le déficit lorsque les intérêts des Occidentaux sont menacés par la guerre du gaz que leur imposent l’Iran et la Russie. Ce projet, qualifié de grande envergure par les ministres du NEPAD, est en fait un projet anti-NEPAD et anti-africain. Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria encore en litige de partage de richesse entre les renégats du gouvernement et la population autochtone, en transitant par le Niger et l'Algérie autant de flou et d’incertitude pour servir la vieille Europe en quête d’énergie. L'Afrique a besoin de son gaz pour se développer et non pour le brader ‘aux pilleurs de tombeaux’, ces européens, qui ont dépouillé l’Afrique de ses richesses. Le coût global du transsaharien est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte le long de son parcourt, l'étude prévoit un délai pour le début de l'exploitation de l'ouvrage en 2015, quant au financement il reste encore posé à un moment difficile avec la crise économique mondiale et la baisse des prix du pétrole
Beaucoup d'étapes restent à franchir, la cessation des combats au delta du Niger, du terrorisme frontalier, la signature d'accords intergouvernementaux, l'harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l'impact du projet sur l'environnement, le calcul du prix réel de l'unité transportée, la signature d'une directive commune entre l'Union européenne et la commission africaine chargée de gérer ce projet et, principal destinataire du gaz nigérian, le problème des frontières, l'entrée en vigueur probable des accords de l'UMP, l'inexpérience des trois pays africains pour gérer rationnellement les grands ouvrages de transport, les droits juridiques, etc.
La grande société russe Gazprom et Total France sont intéressés par ce projet pour véhiculer le gaz africain vers l'Europe via le Sahara : un chantier de 13 milliards de dollars et du gaz pour l'Union européenne, politiquement la Russie veut renforcer le front Nord-ouest pour serrer l’étau sur l’Union Européenne qu’il souhaite faire abdiquer .
Alors où est là l'intérêt pour l'Afrique dans ce projet? «Total pense que c'est une diversification stratégique à long terme pour le Nigeria, qui est vraiment intéressante», a dit Guy Maurice, directeur général de la prospection et de la production de Total au Nigeria, lors d'une conférence. «Je saisis cette occasion pour déclarer publiquement que Total est prêt à s'engager dans ce projet». L'Union européenne, qui reçoit 40% de son gaz et le tiers de son pétrole de la Russie, estime que le projet pourrait lui permettre de diversifier ses fournisseurs d'énergie. Gazprom, qui a dit auparavant qu'il espérait signer en mars un contrat de prospection pétrolière et gazière avec le Nigeria de 2,5 milliards de dollars, a manifesté à nouveau son intérêt pour le projet et s'est dit prêt à travailler avec Total. Nous sommes également intéressés... «Les projets gaziers du gazoduc transsaharien nous donnent l'opportunité de démontrer notre expérience», a dit Vladimir Ilianine, patron de Gazprom Nigeria. «Nous avons travaillé avec Total sur bien d'autres projets et je ne vois donc aucun motif qui empêche qu'on travaille encore avec lui sur celui-ci». Alors, où est l'intérêt africain dans cette affaire, si ce n'est une complicité collective des responsables africains du NEPAD ?
Transsaharien, un projet du NEPAD insensé
Le Transsaharien Service Gaz Pipeline (TSGP), d'intérêt européen, est indéfendable pour être intégré dans l'agenda du NEPAD, c'est plutôt une entrave au développement socio-économique du continent africain de soumettre nos richesses et notre indépendance au diktat de l'Union européenne. Ce projet ne pourrait être nullement comparé au fameux projet le Transafrican Gaz Iranien (TGI), qui lui aurait un impact économique de grande envergure dans l'immédiat sur l'ensemble des pays qui composent le continent. Ce sont plus de 41 pays du continent noir africain qui émergeront tous à la fois de leur éternel sous-développement. Qu’'importe les résultats de l'étude, les responsables du NEPAD foncent sur le déficit lorsque les intérêts des Occidentaux sont menacés par la guerre du gaz que leur imposent l’Iran et la Russie. Ce projet, qualifié de grande envergure par les ministres du NEPAD, est en fait un projet anti-NEPAD et anti-africain.
Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria encore en litige de partage de richesse entre les renégats du gouvernement et la population autochtone, en transitant par le Niger et l'Algérie ou tout est flou pour servir l'Union européenne en quête d’énergie. L'Afrique a besoin de son gaz pour se développer et non pour de le brader pour faire la politique. , le coût global du transsaharien est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte le long de son parcourt. Mais le financement reste posé.
Beaucoup d'étapes restent à franchir, la cessation des combats au delta du Niger, du terrorisme frontalier, la signature d'accords intergouvernementaux, l'harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l'impact du projet sur l'environnement, le calcul du prix réel de l'unité transportée, la signature d'une directive commune entre l'Union européenne et la commission africaine chargée de gérer ce projet et, principal destinataire du gaz nigérian, le problème des frontières, l'entrée en vigueur probable des accords de l'UMP, l'inexpérience des trois pays africains pour gérer rationnellement les grands ouvrages de transport, les droits juridiques, etc.
La grande société russe Gazprom et Total France sont intéressés par ce projet pour véhiculer le gaz africain vers l'Europe via le Sahara : un chantier de 13 milliards de dollars et du gaz pour l'Union européenne.
Le Transsaharien Service Gaz Pipeline (TSGP), d'intérêt européen, est indéfendable pour être intégré dans l'agenda du NEPAD, c'est plutôt une entrave au développement socio-économique du continent africain de soumettre nos richesses et notre indépendance au diktat de l'Union européenne. Ce projet ne pourrait être nullement comparé au Transafrican Gaz Iranien (TGI), qui lui aurait un impact économique de grande envergure dans l'immédiat sur l'ensemble des pays qui composent le continent Plaisanterie sur plaisanterie et mandat sur mandat et bluff sur bluff, le NEPAD change de vocation de constructeur à un vulgaire destructeur de l’unité africaine. Il exagère en présentant aux peuples d'Afrique noire le projet Transsaharien Gas Pipe Service comme un ‘plat de développement’ ou chaque pays du continent aura sa part, c’est complètement faux! Les parts sont bien comptées, il ny aura pas pour les plus pauvres. Le TGPS ne transporter que des ennuis du Delta du Niger à Alger, l’Algérie n’a plus l’envie de replonger sa population dans des années noires, aux empreintes encore fraiches, pour un projet qui rapporte presque rien. L'étude de faisabilité pour la réalisation du gazoduc transsaharien devant relier le Nigéria à l'Algérie via le Niger, baptisé NIGAL, confiée à la société britannique Penspen/IPA pour la somme de 2,04 millions de dollars, sort avec des résultats technico-économiques non probants et deux grandes entraves: la sécurité liée à la guerre au Nigéria et plus précisément dans le delta du Niger et le prix de revient de l'unité de gaz transportée qui dépasse le seuil de rentabilité, le gaz nigérian transporté par le TGPS sera livré à l’Europe sera plus bas que les prix pratiqués par d’autres pays exportateurs de gaz . El Watan, (Des câbles électriques vers l’Espagne et l’Italie). Les projets de liaison par câbles électriques entre l’Algérie et l’Espagne et l’Italie par voie sous-marine ont fait l’objet d’une conférence internationale organisée à l’hôtel Hilton. Cette rencontre a attiré plusieurs responsables, hauts fonctionnaires et diplomates des pays européens ainsi que les responsables des compagnies du secteur de l’énergie. Parmi les personnalités qui ont fait le déplacement, il faut noter la présence de Mario Valduci, ex secrétaire d’Etat au ministère Italien des Activités productives, Allessandro Ortiz, président de l’autorité pour l’électricité et du gaz italienne, les ambassadeurs d’Espagne et d’Italie, le directeur de l’énergie italien, le directeur général de l’énergie au ministère français de l’économie ainsi que les représentant des compagnies espagnoles et italiennes. Les projets de liaison qui sont conçus d’une manière intégrée avec centrales électriques devraient connaitre une issue favorable en 2006, selon les déclarations des différents responsables impliqués dans le dossier. Cette avancée serait marquée par la création de sociétés. Le premier projet avait fait l’objet d’un appel d’offres durant l’année 2000, sous la forme de deux ou trois centrales électriques d’une capacité totale de 2000 MW, avec un câble électrique sous-marin reliant l’Algérie à l’Espagne est toujours d’actualité. L’étude de faisabilité par l’Algeran Energy Compagy a démontré l’intérêt du projet. Il en est de même pour le projet intégré de liaison électrique par câble et par voie sous-marine entre l’Algérie et l’Italie. Le projet intégré d’une capacité de 1000 MW, composé de centrales électriques et d’un câble sous-marin, est géré par Sonelgaz et l’étude de faisabilité a montré aussi son intérêt, selon ses promoteurs Au cours de l’allocation de l’ouverture de la conférence, le ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khelil, a indiqué que « l’objectif essentiel de cette rencontre est de susciter l’intérêt de partenaires étrangers et mettre en place des sociétés de partenariat pour l’étude, la conception, la construction, l’exploitation et le financement de ces projets d’interconnexions électriques reliées à des centrales électriques» . Après avoir rappelé que la commission européenne a classé ces infrastructures comme projets prioritaires au regard de sa stratégie énergétique et que les études de faisabilité menés par AEC et Sonelgaz ont mis en évidence leur intérêt économique et stratégique, le ministre a indiqué que « l’Algérie propose pour leur réalisation une approche basée sur les principes de la commercialité et du partenariat économique et industriel avec les compagnies énergétiques, approche qui a déjà donné d’excellents résultats pour d’autres projets déployés au sein du secteur ».Ces deux projets devraient bénéficier de nouvelles dispositions contenus dans le décret portant fixation du prix du gaz naturel promulgué en 2005. Ce décret fixe le prix des 1000 m3 à 1560 DA, ou 19,87 $, alors que la Gazprom a publié une déclaration par Alexei Miller, affirmant que "pendant une période de transition à des relations de marché dans le transport de gaz naturel à l'Ukraine, le prix peut être supérieur à 400 $ à partir du 1ier Janvier 2009. Selon le prix annoncé par le Ministre Algérien de l’énergie et des mines et stipulé par décret ministériel ci-joint, notre gaz est vendu 20 fois moins cher que celui des russes. Y-a-t-il une ambigüité dans les chiffres ou une mauvaise interprétation de notre part ?
Conclusion : La réalisation du TGPS butera sur deux points essentiels à savoir, sa non- rentabilité économique et la violente révolte populaire du delta du Niger. C’est un projet hautement risqué pour l’Algérie.
Additif
Décret exécutif n° 05-128 du 15 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 24 avril 2005 portant fixation des prix de cession interne du gaz naturel. Le Chef du Gouvernement, Sur le rapport conjoint du ministre de l’énergie et des mines, du ministre du commerce et du ministre des finances; Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 alinéa2) ;Vu la loi n° 86-14 du 19 août 1986, modifiée et complétée, relative aux activités de prospection, de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures, notamment son article 44 ; Vu l’ordonnance n° 03-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003 relative à la concurrence, notamment son article 5 ; Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du Chef du Gouvernement ; Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel 1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination des membres du Gouvernement ; Vu le décret exécutif n° 96-31 du 24 Chaâbane 1416 correspondant au 15 janvier 1996 portant modalités de fixation des prix de certains biens et services stratégiques ; Vu le décret exécutif n° 98-265 du 7 Joumada El Oula 1419 correspondant au 29 août 1998, modifié, portant fixation des prix de cession interne du gaz naturel ;Décrète : Article 1er. — En application de l’article 5 de l’ordonnance n° 03-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003, susvisée, le présent décret a pour objet de fixer les prix de cession du gaz naturel livré par le producteur au marché national.Article 2eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel destiné à la production d’électricité et à la distribution publique du gaz, pour les besoins du marché intérieur, est fixé à sept cent quatre vingt dinars (780 DA) le millier de mètres cubes (1000 M3).Article 3eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel aux utilisateurs industriels, y compris les autoconsommations des unités de liquéfaction et de traitement du gaz, les besoins des unités de raffinage et des activités de transport par canalisation, est fixé à mille cinq cent soixante dinars (1560 DA) le millier de mètres cubes (1000 M3).Article 4eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel destiné à la génération électrique par un producteur d’électricité ne disposant pas d’un réseau de transport de gaz et/ou d’électricité, est égal au prix applicable aux utilisateurs industriels fixé par l’article 3 ci-dessus.Article 5eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus, sont applicables de manière uniforme, à travers l’ensemble du territoire national, aux points de livraison du réseau de transport du producteur de gaz naturel.Article 6eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2 et 3 ci-dessus, sont indexés, au 1er janvier de chaque année, selon la formule suivante : Prix de cession (n) = Prix de cession (i) x [ D (n)/D (i) ]x (1,05) (n-i) Où :Prix de cession (n) : prix de cession pour l’année (n) en dinars/1000 M3 ; Prix de cession (i) : prix de cession à la date d’application, de l’année (i) ; D (n) : parité à la vente du dollar US par rapport au dinar algérien, à partir des cotations publiées par la Banque d’Algérie au 1er janvier de l’année (n) ; D (i) : parité à la vente du dollar US par rapport au dinar algérien à la date d’application du présent décret. Article 7eme. — La redevance et l’impôt sur les résultats prévus par les articles 35 et 37 de la loi n° 86-14 du 19 août 1986, susvisée, seront calculés sur la base des prix moyens réalisés, qui ne sauraient être inférieurs aux prix de cession fixés dans le présent décret.Article 8eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus, sont applicables à compter de la date de signature du présent décret. Article 9eme. — Sont abrogées toutes dispositions contraires, notamment celles du décret exécutif n° 98-265 du 7 Joumada El Oula 1419 correspondant au 29 août 1998, susvisé.Article 10eme. — Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire. Fait à Alger, le 15 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 24 avril 2005. Signé : Ahmed OUYAHIA.
Expert en énergie
Algerian Society For International Relations
07 juillet 2009 à 01:114
Profil
Nom : Mahi Ahmed
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À propos de moi : retraité et encore attentif aux évolutions économiques, sociales , culturelles et surtout politiques en Algérie et à l'échelle internationale.
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Texte Libre
Lundi 29 juin 2009
La fin de la polémique sur les prix de l'énergie
La fin de la polémique sur les prix de l'énergie
par Y. Mérabet *
Le gaz est moins cher que le pétrole à même équivalent énergétique, mais les courbes de prix suivent exactement les mêmes évolutions. Avec un prix du pétrole par exemple de 41 dollars le baril et un prix du gaz à 7 dollars le British Thermal Unit, l'écart entre les deux est de 12.4 dollars par tonne équivalent pétrole (Tep). Le British Thermal Unit (Btu, BTU) est une unité d'énergie anglo-saxonne qui est définie par la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d'une livre anglaise d'eau d'un degré Fahrenheit. Cette unité de chaleur commune pour tous les combustibles est convertible en kilowatt.
Fournisseurs et clients remettent aujourd'hui en question la nature des contrats de livraison à long terme. La durée devrait, selon eux, être nettement réduite (au maximum deux à quatre ans), et la partie ToP devrait correspondre aux besoins effectifs de l'acheteur, et non plus à une quantité de référence fixée à l'avance.
Ils souhaitent par ailleurs voir disparaître les clauses de reconduction tacites des contrats. Par ailleurs, selon l'Office fédéral allemand des cartels, l'indexation du prix du gaz naturel sur le pétrole favorise le renchérissement des deux énergies et empêche l'apparition d'un marché libre du gaz, tel qu'il est souhaité par l'UE. Les arguments suivants sont avancés : à mesure de la diminution des réserves pétrolières, le prix du pétrole continuera à augmenter. Or, en ce qui concerne le gaz, les réserves sont nettement plus importantes et dureront bien plus longtemps. Par le biais de l'indexation des prix, la perspective d'une pénurie prochaine du pétrole a donc pour effet de pousser le prix du gaz naturel à la hausse, même si ce dernier est encore suffisamment abondant.
Historique
Depuis le développement du gaz, c'est une énergie en forte concurrence avec d'autres énergies. La problématique est très liée à la physique, la livraison de gaz est une affaire de connexion de point à point : quand un gazoduc relie l'Algérie à l'Espagne, on ne peut pas vendre ce même produit aux Etats-Unis. Alors on a créé des formules pour corréler le prix du gaz au produit le plus concurrentiel, pour rendre le gaz compétitif. Le gaz est moins cher que le pétrole à même équivalent énergétique, c'est injuste pour un producteur, mais les courbes de prix suivent exactement les mêmes évolutions. Dans les contrats de long terme, il s'agit de formules glissantes sur 6 mois : on constate donc d'une part un amortissement de la volatilité du prix du baril de brut, car les formules se basent sur des moyennes, et d'autre part un décalage temporel entre les prix du pétrole et du gaz. On imagine qu'un transfert de corrélation va avoir lieu : le prix du gaz ne sera plus corrélé au prix du pétrole, mais au prix de l'électricité, du fait de l'usage final du gaz qui concerne de plus en plus la production d'électricité. Notamment vis-à-vis des pays qui ont renoncé au nucléaire. Les contrats de long terme sont encore « obligés » d'indexer le prix du gaz sur celui du pétrole, puisqu'il faut que le gaz soit plus compétitif qu'une énergie substituable. Mais le GNL sera de plus en plus corrélé aux prix de l'électricité et les contrats de long terme vont basculer.
De toute façon, gaz, pétrole et électricité sont très corrélés en termes de prix : les sous-jacents restent les mêmes. Jusqu'au milieu des années 1990, le gaz naturel servait surtout à se chauffer : il a été utilisé en Europe avant tout comme combustible de chauffage et pour la production de chaleur industrielle. En revanche, il n'était guère employé dans les centrales électriques. En l'espace d'une décennie, la part du gaz dans la production d'électricité dans les pays de l'UE est toutefois passée de 7 % à 18 % environ. Les spécialistes sont globalement d'avis que la demande mondiale de gaz, entraînée surtout par la production d'électricité, augmentera considérablement à moyen terme. En Europe, la transformation de gaz en électricité continuera à gagner en importance, face au charbon et à l'énergie nucléaire.
Pour l'instant, la fixation des prix sur les deux marchés est très différente. Si de nombreux pays ont mis sur pied des bourses de l'électricité, il n'existe pour l'instant que peu de bourses du gaz. Mais à en croire l'Agence Internationale de l'Energie à Paris, on assiste à une convergence croissante des prix de gros du gaz et de l'électricité sur les marchés libéralisés. L'évolution historique des prix aux Etats-Unis montre que, même en l'absence d'indexation, les prix du pétrole et du gaz fluctuent de manière plus ou moins parallèle. Depuis des décennies, le prix annuel moyen du gaz à la production aux USA (Wellhead Price) suit en effet avec un certain délai celui du pétrole (First Purchaser's Price).
La même constatation est faite, à moyen terme, pour les cours du gaz et du pétrole sur le marché à terme de New York (NYMEX). L'expérience américaine montre qu'il existe un lien indirect entre les prix du gaz et du pétrole, qui s'explique surtout par la concurrence acharnée que se livrent les deux énergies.
Il existe un lien similaire entre les prix du charbon et du pétrole, il existe aussi un lien logique entre ces énergies et l'électricité produite par n'importe quelle source. Ainsi donc, les prix des différentes énergies tendent à se rapprocher, même en l'absence de dispositions contractuelles prévues à cet effet.
Les contrats de vente
Nous devons savoir qu'un marché unique du gaz n'existe pas, à la différence du marché du pétrole. Contrairement au baril de brut en effet, le gaz est surtout transporté par tuyau (gazoduc) ou sous forme liquide (GNL) non par bateau, un mode de transport couteux. Le prix du gaz diffère de pays en pays : les tuyaux ne sont pas les mêmes, les contrats d'approvisionnement entre clients et fournisseurs non plus. En Europe continentale par exemple, le gaz est fourni par les pays producteurs principalement sur la base de contrats à long terme (20, 30 ans) avec clause 'Tak or Pay'. Avec ce système, les acheteurs s'engagent à acheter et payer une quantité minimum de gaz (par exemple 80 % du volume total commandé), quels que soient leurs besoins. Ces contrats à long terme donnent aux producteurs de gaz et aux exploitants de gazoducs la garantie qu'ils pourront écouler une quantité de gaz minimale, fixée à l'avance : de quoi assurer le financement des investissements lourds pour construire les infrastructures. Pour l'acheteur, ces contrats à long terme constituent aussi une garantie en termes de sécurité d'approvisionnement. Les clients et fournisseurs souhaitent que le coût de long terme soit juste. Le gaz est donc comparé à des produits d'échange qu'il peut remplacer tels que le fioul, le mazout, le pétrole. La composition des paniers de produits hydrocarburés d'indexation diffère selon les types de contrats. Clauses de renégociation, dates, pénalités, délais de livraison permettent aussi de construire une certaine flexibilité pour fonctionner sur le long terme. L'adaptation a généralement lieu chaque trimestre ou chaque semestre, en vertu de clauses de droit privé qui sont tenues secrètes, tout comme les contrats de livraison.
Les tarifs régulés de GDF Suez appliqués aux consommateurs pour le gaz sont revus tous les trois mois par exemple. »On regarde la variation du prix de l'indexation durant les six mois précédents, mais on décale d'un mois la mise en oeuvre, le temps de faire les calculs et que la décision passe, après avis consultatif de la CRE auprès du gouvernement», explique une porte-parole de GDFSuez. «Par exemple, pour les tarifs de janvier, on a fait la moyenne de l'évolution du prix de l'indexation de juin à fin novembre». Fournisseurs et clients remettent aujourd'hui en question la nature des contrats de livraison à long terme. La durée devrait selon eux être nettement réduite (au maximum deux à quatre ans), et la partie TOP devrait correspondre aux besoins effectifs de l'acheteur, et non plus à une quantité de référence fixée à l'avance. Ils souhaitent par ailleurs voir disparaître les clauses de reconduction tacites des contrats. Par ailleurs, selon l'Office fédéral allemand des cartels, l'indexation du prix du gaz naturel sur le pétrole favorise le renchérissement des deux énergies et empêche l'apparition d'un marché libre du gaz, tel qu'il est souhaité par l'UE. Les arguments suivants sont avancés : à mesure de la diminution des réserves pétrolières, le prix du pétrole continuera à augmenter. Or, en ce qui concerne le gaz, les réserves sont nettement plus importantes et dureront bien plus longtemps. Par le biais de l'indexation des prix, la perspective d'une pénurie prochaine du pétrole a donc pour effet de pousser le prix du gaz naturel à la hausse, même si ce dernier est encore suffisamment abondant. Et puis, les raisons historiques de l'indexation n'existent plus. Le marché des combustibles n'est plus dominé par le mazout et, dans la plupart des pays européens, on utilise dorénavant plus de gaz que de produits pétroliers pour le chauffage ou dans les centrales électriques, une tendance qui ne cesse de se confirmer. Néanmoins, la plupart des experts sont d'avis que les contrats d'approvisionnement à long terme continueront à jouer un rôle important, d'autant plus que Gazprom (Russie) et Sonatrach (Algérie) ne sont pas disposés à y renoncer. Ces contrats devront toutefois s'adapter à la nouvelle donne sur le marché du gaz, et notamment offrir une plus grande flexibilité. L'indexation du prix du gaz sur le pétrole a d'abord une origine historique. Lorsque le gaz naturel a été introduit en grandes quantités sur le marché européen à la fin des années 1960 et au début des années 1970, le mazout était le combustible le plus utilisé. Conscientes qu'en l'absence de dispositions de sauvegarde, le gaz naturel, une énergie « nouvelle », aurait du mal à s'affirmer face au mazout déjà solidement établi, les parties impliquées ont ancré le principe de l'indexation sur le prix du pétrole dans la plupart des contrats de livraison. Clause qui perdure aujourd'hui. Depuis quelques années, le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) transporté par bateaux connaît une croissance très importante. «L'émergence d'un marché spot pour les cargaisons de GNL et sa croissance soutenue crée un potentiel croissant pour contrôler les prix», estiment les spécialistes et prévoient ainsi que l'essor du commerce de gaz naturel liquéfié favorisera la concurrence gaz-gaz et que le prix de cette énergie se basera de plus en plus sur ses propres fondamentaux. L'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché européen du gaz (pays du bassin caspien, pays du Golfe, Egypte, Angola, etc.) attisera également la concurrence et réduira la dépendance par rapport au réseau actuel d'alimentation, ce qui sapera peu à peu la relation avec le prix du pétrole.
Une OPEP du gaz qui fait peur à l'Union européenne
L'Union européenne appauvrie par son explosion démographique, composée de pays non nantis de ressources naturelles, rejetés par l'ex-URSS, constitue une menace sur la stabilité des prix de l'énergie, donc aussi sur le redressement de l'économie mondiale. Oui, l'Union européenne craint le gaz cher, et craint la nouvelle OPEP du gaz. Quarante-neuf ans après la création de l'OPEP, les douze pays exportateurs de gaz se sont réunis et se concertent pour décider de la création d'une organisation similaire marquant : le Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG), une organisation officielle ayant son siège au Qatar. Un tournant décisif dans les relations géostratégiques telles que dessinées jusque-là.
L'objectif premier du FPEG est de vouloir désindexer le plus rapidement possible le prix du gaz de celui du pétrole et de trouver un consensus afin de stabiliser le marché sur la base d'un prix «juste», acceptable pour les producteurs et pour les consommateurs.
Premier défenseur de la levée de l'indexation : la Russie qui estime que « les frais de prospection, de production et de transport de gaz augmentent » alors que les prix restent inchangés. Les pays membres restent néanmoins encore divisés. De son côté, l'Iran insiste pour que le cartel gazier fonctionne à l'instar de l'OPEP afin de fixer les quotas d'extraction du gaz contribuant ainsi à la hausse des prix du combustible. Pour l'instant, la Russie préfère quant à elle considérer le cartel gazier comme une structure s'occupant de projets communs et de la création, entre autres, de réseaux de transport du gaz. Le Qatar, de son côté, ne fait qu'élaborer ses projets gaziers qui prévoient tous les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe. Si l'envie lui prenait de les limiter pour monter les prix, ses concurrents prendraient alors sa place. Enfin, l'Algérie, dont la position pragmatique reste toujours assez ambiguë, préfère privilégier actuellement une bonne entente avec les pays consommateurs, avec un prix «juste» permettant d'amortir le capital avancé extrêmement lourd et avoir un profit raisonnable.
*Expert en énergie
Par Mahi Ahmed - Publié dans : Economie et société - Communauté : Algériedébat
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07 juillet 2009 à 01:215
Le Transsaharian Gas Pipe Service, un projet catastrophique Par : Y. Mérabet
Au Nigeria, les violences dans le Delta du Niger, mais aussi la corruption et la désorganisation du tissu industriel freinent l'exploitation aussi bien du pétrole que du gaz, qui a souvent été brûlé au lieu d'être produit et exporté, alors que la population nigériane meure de faim. Là-bas ! Au Nigéria c’est la guerre du pétrole, au Niger c’est El Qaeda, ici en Algérie c’est le flou des prix, tout cela sont des entraves à lever avant de penser à réaliser un projet de tel envergure.
Le Nigeria est potentiellement le plus grand producteur de pétrole en Afrique, mais dans la région du Delta du Niger, d'où presque tout le pétrole vient, les communautés locales affirment qu'elles ne profitent pas des milliards de dollars réalisés par an à partir des recettes, et accusent l'industrie pétrolière d'être la cause de l'appauvrissement de la population. Le Nigeria, situé dans le golfe de Guinée, est de loin le pays le plus peuplé d'Afrique avec plus de 140 millions d'habitants. Malgré une production de pétrole importante, le Nigeria demeure un pays relativement pauvre, en raison notamment d'une très forte corruption. La valeur de son PIB total le place à la troisième position en Afrique, derrière l'Afrique du Sud et l'Algérie. Malgré la tenue d'élections au suffrage universel, la démocratie n'est pas établie, le dernier scrutin ayant donné lieu à des fraudes massives, selon les observateurs internationaux. Les Ijaws, ethnie vivant dans le Delta du Niger, d'où sont extraits les hydrocarbures, se sont soulevés contre le gouvernement qu'ils accusent de connivence dans la pollution de l'environnement. Le MEND, mouvement d'émancipation du Delta du Niger, bien armé et bien entraîné aux tactiques commandos, s'en prend aux intérêts occidentaux au Nigéria, comme au Niger, pour eux c’est le seul moyen possible de récupérer la souveraineté nationale et lutter contre la corruption interne, mais tout cela au détriment d’une paix nécessaire pour le développement du Nigéria. Le MEND s'en prend aux intérêts étrangers en enlevant des ingénieurs contre rançons et perturbe la production pétrolière destinée à l'exportation, sabote les oléoducs : le vol et le crime deviennent l'économie du pauvre, ça ce n’est pas bon. Les ressources naturelles du sous-sol nigérian ne sont plus distribuées équitablement entre les populations défavorisées, créant de sanglantes émeutes entre musulmans et chrétiens et aussi d'autres tribus, ça aussi ce n’est pas bon. Qu'importe les résultats de l'étude, les responsables du NEPAD foncent sur le déficit lorsque les intérêts des Occidentaux sont menacés par la guerre du gaz que leur imposent l’Iran et la Russie. Ce projet, qualifié de grande envergure par les ministres du NEPAD, est en fait un projet anti-NEPAD et anti-africain. Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria encore en litige de partage de richesse entre les renégats du gouvernement et la population autochtone, en transitant par le Niger et l'Algérie autant de flou et d’incertitude pour servir la vieille Europe en quête d’énergie. L'Afrique a besoin de son gaz pour se développer et non pour le brader ‘aux pilleurs de tombeaux’, ces européens, qui ont dépouillé l’Afrique de ses richesses. Le coût global du transsaharien est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte le long de son parcourt, l'étude prévoit un délai pour le début de l'exploitation de l'ouvrage en 2015, quant au financement il reste encore posé à un moment difficile avec la crise économique mondiale et la baisse des prix du pétrole
Beaucoup d'étapes restent à franchir, la cessation des combats au delta du Niger, du terrorisme frontalier, la signature d'accords intergouvernementaux, l'harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l'impact du projet sur l'environnement, le calcul du prix réel de l'unité transportée, la signature d'une directive commune entre l'Union européenne et la commission africaine chargée de gérer ce projet et, principal destinataire du gaz nigérian, le problème des frontières, l'entrée en vigueur probable des accords de l'UMP, l'inexpérience des trois pays africains pour gérer rationnellement les grands ouvrages de transport, les droits juridiques, etc.
La grande société russe Gazprom et Total France sont intéressés par ce projet pour véhiculer le gaz africain vers l'Europe via le Sahara : un chantier de 13 milliards de dollars et du gaz pour l'Union européenne, politiquement la Russie veut renforcer le front Nord-ouest pour serrer l’étau sur l’Union Européenne qu’il souhaite faire abdiquer .
Alors où est là l'intérêt pour l'Afrique dans ce projet? «Total pense que c'est une diversification stratégique à long terme pour le Nigeria, qui est vraiment intéressante», a dit Guy Maurice, directeur général de la prospection et de la production de Total au Nigeria, lors d'une conférence. «Je saisis cette occasion pour déclarer publiquement que Total est prêt à s'engager dans ce projet». L'Union européenne, qui reçoit 40% de son gaz et le tiers de son pétrole de la Russie, estime que le projet pourrait lui permettre de diversifier ses fournisseurs d'énergie. Gazprom, qui a dit auparavant qu'il espérait signer en mars un contrat de prospection pétrolière et gazière avec le Nigeria de 2,5 milliards de dollars, a manifesté à nouveau son intérêt pour le projet et s'est dit prêt à travailler avec Total. Nous sommes également intéressés... «Les projets gaziers du gazoduc transsaharien nous donnent l'opportunité de démontrer notre expérience», a dit Vladimir Ilianine, patron de Gazprom Nigeria. «Nous avons travaillé avec Total sur bien d'autres projets et je ne vois donc aucun motif qui empêche qu'on travaille encore avec lui sur celui-ci». Alors, où est l'intérêt africain dans cette affaire, si ce n'est une complicité collective des responsables africains du NEPAD ?
Transsaharien, un projet du NEPAD insensé
Le Transsaharien Service Gaz Pipeline (TSGP), d'intérêt européen, est indéfendable pour être intégré dans l'agenda du NEPAD, c'est plutôt une entrave au développement socio-économique du continent africain de soumettre nos richesses et notre indépendance au diktat de l'Union européenne. Ce projet ne pourrait être nullement comparé au fameux projet le Transafrican Gaz Iranien (TGI), qui lui aurait un impact économique de grande envergure dans l'immédiat sur l'ensemble des pays qui composent le continent. Ce sont plus de 41 pays du continent noir africain qui émergeront tous à la fois de leur éternel sous-développement. Qu’'importe les résultats de l'étude, les responsables du NEPAD foncent sur le déficit lorsque les intérêts des Occidentaux sont menacés par la guerre du gaz que leur imposent l’Iran et la Russie. Ce projet, qualifié de grande envergure par les ministres du NEPAD, est en fait un projet anti-NEPAD et anti-africain.
Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria encore en litige de partage de richesse entre les renégats du gouvernement et la population autochtone, en transitant par le Niger et l'Algérie ou tout est flou pour servir l'Union européenne en quête d’énergie. L'Afrique a besoin de son gaz pour se développer et non pour de le brader pour faire la politique. , le coût global du transsaharien est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte le long de son parcourt. Mais le financement reste posé.
Beaucoup d'étapes restent à franchir, la cessation des combats au delta du Niger, du terrorisme frontalier, la signature d'accords intergouvernementaux, l'harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l'impact du projet sur l'environnement, le calcul du prix réel de l'unité transportée, la signature d'une directive commune entre l'Union européenne et la commission africaine chargée de gérer ce projet et, principal destinataire du gaz nigérian, le problème des frontières, l'entrée en vigueur probable des accords de l'UMP, l'inexpérience des trois pays africains pour gérer rationnellement les grands ouvrages de transport, les droits juridiques, etc.
La grande société russe Gazprom et Total France sont intéressés par ce projet pour véhiculer le gaz africain vers l'Europe via le Sahara : un chantier de 13 milliards de dollars et du gaz pour l'Union européenne.
Le Transsaharien Service Gaz Pipeline (TSGP), d'intérêt européen, est indéfendable pour être intégré dans l'agenda du NEPAD, c'est plutôt une entrave au développement socio-économique du continent africain de soumettre nos richesses et notre indépendance au diktat de l'Union européenne. Ce projet ne pourrait être nullement comparé au Transafrican Gaz Iranien (TGI), qui lui aurait un impact économique de grande envergure dans l'immédiat sur l'ensemble des pays qui composent le continent Plaisanterie sur plaisanterie et mandat sur mandat et bluff sur bluff, le NEPAD change de vocation de constructeur à un vulgaire destructeur de l’unité africaine. Il exagère en présentant aux peuples d'Afrique noire le projet Transsaharien Gas Pipe Service comme un ‘plat de développement’ ou chaque pays du continent aura sa part, c’est complètement faux! Les parts sont bien comptées, il ny aura pas pour les plus pauvres. Le TGPS ne transporter que des ennuis du Delta du Niger à Alger, l’Algérie n’a plus l’envie de replonger sa population dans des années noires, aux empreintes encore fraiches, pour un projet qui rapporte presque rien. L'étude de faisabilité pour la réalisation du gazoduc transsaharien devant relier le Nigéria à l'Algérie via le Niger, baptisé NIGAL, confiée à la société britannique Penspen/IPA pour la somme de 2,04 millions de dollars, sort avec des résultats technico-économiques non probants et deux grandes entraves: la sécurité liée à la guerre au Nigéria et plus précisément dans le delta du Niger et le prix de revient de l'unité de gaz transportée qui dépasse le seuil de rentabilité, le gaz nigérian transporté par le TGPS sera livré à l’Europe sera plus bas que les prix pratiqués par d’autres pays exportateurs de gaz . El Watan, (Des câbles électriques vers l’Espagne et l’Italie). Les projets de liaison par câbles électriques entre l’Algérie et l’Espagne et l’Italie par voie sous-marine ont fait l’objet d’une conférence internationale organisée à l’hôtel Hilton. Cette rencontre a attiré plusieurs responsables, hauts fonctionnaires et diplomates des pays européens ainsi que les responsables des compagnies du secteur de l’énergie. Parmi les personnalités qui ont fait le déplacement, il faut noter la présence de Mario Valduci, ex secrétaire d’Etat au ministère Italien des Activités productives, Allessandro Ortiz, président de l’autorité pour l’électricité et du gaz italienne, les ambassadeurs d’Espagne et d’Italie, le directeur de l’énergie italien, le directeur général de l’énergie au ministère français de l’économie ainsi que les représentant des compagnies espagnoles et italiennes. Les projets de liaison qui sont conçus d’une manière intégrée avec centrales électriques devraient connaitre une issue favorable en 2006, selon les déclarations des différents responsables impliqués dans le dossier. Cette avancée serait marquée par la création de sociétés. Le premier projet avait fait l’objet d’un appel d’offres durant l’année 2000, sous la forme de deux ou trois centrales électriques d’une capacité totale de 2000 MW, avec un câble électrique sous-marin reliant l’Algérie à l’Espagne est toujours d’actualité. L’étude de faisabilité par l’Algeran Energy Compagy a démontré l’intérêt du projet. Il en est de même pour le projet intégré de liaison électrique par câble et par voie sous-marine entre l’Algérie et l’Italie. Le projet intégré d’une capacité de 1000 MW, composé de centrales électriques et d’un câble sous-marin, est géré par Sonelgaz et l’étude de faisabilité a montré aussi son intérêt, selon ses promoteurs Au cours de l’allocation de l’ouverture de la conférence, le ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khelil, a indiqué que « l’objectif essentiel de cette rencontre est de susciter l’intérêt de partenaires étrangers et mettre en place des sociétés de partenariat pour l’étude, la conception, la construction, l’exploitation et le financement de ces projets d’interconnexions électriques reliées à des centrales électriques» . Après avoir rappelé que la commission européenne a classé ces infrastructures comme projets prioritaires au regard de sa stratégie énergétique et que les études de faisabilité menés par AEC et Sonelgaz ont mis en évidence leur intérêt économique et stratégique, le ministre a indiqué que « l’Algérie propose pour leur réalisation une approche basée sur les principes de la commercialité et du partenariat économique et industriel avec les compagnies énergétiques, approche qui a déjà donné d’excellents résultats pour d’autres projets déployés au sein du secteur ».Ces deux projets devraient bénéficier de nouvelles dispositions contenus dans le décret portant fixation du prix du gaz naturel promulgué en 2005. Ce décret fixe le prix des 1000 m3 à 1560 DA, ou 19,87 $, alors que la Gazprom a publié une déclaration par Alexei Miller, affirmant que "pendant une période de transition à des relations de marché dans le transport de gaz naturel à l'Ukraine, le prix peut être supérieur à 400 $ à partir du 1ier Janvier 2009. Selon le prix annoncé par le Ministre Algérien de l’énergie et des mines et stipulé par décret ministériel ci-joint, notre gaz est vendu 20 fois moins cher que celui des russes. Y-a-t-il une ambigüité dans les chiffres ou une mauvaise interprétation de notre part ?
Conclusion : La réalisation du TGPS butera sur deux points essentiels à savoir, sa non- rentabilité économique et la violente révolte populaire du delta du Niger. C’est un projet hautement risqué pour l’Algérie.
Additif
Décret exécutif n° 05-128 du 15 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 24 avril 2005 portant fixation des prix de cession interne du gaz naturel. Le Chef du Gouvernement, Sur le rapport conjoint du ministre de l’énergie et des mines, du ministre du commerce et du ministre des finances; Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 alinéa2) ;Vu la loi n° 86-14 du 19 août 1986, modifiée et complétée, relative aux activités de prospection, de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures, notamment son article 44 ; Vu l’ordonnance n° 03-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003 relative à la concurrence, notamment son article 5 ; Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du Chef du Gouvernement ; Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel 1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination des membres du Gouvernement ; Vu le décret exécutif n° 96-31 du 24 Chaâbane 1416 correspondant au 15 janvier 1996 portant modalités de fixation des prix de certains biens et services stratégiques ; Vu le décret exécutif n° 98-265 du 7 Joumada El Oula 1419 correspondant au 29 août 1998, modifié, portant fixation des prix de cession interne du gaz naturel ;Décrète : Article 1er. — En application de l’article 5 de l’ordonnance n° 03-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003, susvisée, le présent décret a pour objet de fixer les prix de cession du gaz naturel livré par le producteur au marché national.Article 2eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel destiné à la production d’électricité et à la distribution publique du gaz, pour les besoins du marché intérieur, est fixé à sept cent quatre vingt dinars (780 DA) le millier de mètres cubes (1000 M3).Article 3eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel aux utilisateurs industriels, y compris les autoconsommations des unités de liquéfaction et de traitement du gaz, les besoins des unités de raffinage et des activités de transport par canalisation, est fixé à mille cinq cent soixante dinars (1560 DA) le millier de mètres cubes (1000 M3).Article 4eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel destiné à la génération électrique par un producteur d’électricité ne disposant pas d’un réseau de transport de gaz et/ou d’électricité, est égal au prix applicable aux utilisateurs industriels fixé par l’article 3 ci-dessus.Article 5eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus, sont applicables de manière uniforme, à travers l’ensemble du territoire national, aux points de livraison du réseau de transport du producteur de gaz naturel.Article 6eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2 et 3 ci-dessus, sont indexés, au 1er janvier de chaque année, selon la formule suivante : Prix de cession (n) = Prix de cession (i) x [ D (n)/D (i) ]x (1,05) (n-i) Où :Prix de cession (n) : prix de cession pour l’année (n) en dinars/1000 M3 ; Prix de cession (i) : prix de cession à la date d’application, de l’année (i) ; D (n) : parité à la vente du dollar US par rapport au dinar algérien, à partir des cotations publiées par la Banque d’Algérie au 1er janvier de l’année (n) ; D (i) : parité à la vente du dollar US par rapport au dinar algérien à la date d’application du présent décret. Article 7eme. — La redevance et l’impôt sur les résultats prévus par les articles 35 et 37 de la loi n° 86-14 du 19 août 1986, susvisée, seront calculés sur la base des prix moyens réalisés, qui ne sauraient être inférieurs aux prix de cession fixés dans le présent décret.Article 8eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus, sont applicables à compter de la date de signature du présent décret. Article 9eme. — Sont abrogées toutes dispositions contraires, notamment celles du décret exécutif n° 98-265 du 7 Joumada El Oula 1419 correspondant au 29 août 1998, susvisé.Article 10eme. — Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire. Fait à Alger, le 15 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 24 avril 2005. Signé : Ahmed OUYAHIA.
Expert en énergie
Algerian Society For International Relations
07 juillet 2009 à 01:256
Energie
La grogne du ministère de l’énergie et des mines Par : Y.Mérabet
Chakib Khalil nargue le nucléaire civil algérien « Vers 2020, l’Algérie aura sa première centrale nucléaire et nous aurons une centrale tous les cinq ans après», avait déclaré le ministre algérien de l'Energie et des Mines, à la radio algérienne, le 24 février dernier 2009. Le 14 juillet 2009 met fin au rêve algérien du nucléaire en déclarant « l’énergie nucléaire n’est plus une priorité pour l’Algérie. La création d’institut de l’engineering atomique à Ghardaïa, ne signifie pas pour autant que l’Algérie a décidé de se doter d’une centrale nucléaire ».
(PHOTO)
L’Algérie de tout le monde
L’Algérie a besoin plus que jamais de diversifier ses sources d’énergie pour faire face à l’après-pétrole, l’énergie nucléaire est la seule source énergétique qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, sa matière première est abondante dans notre pays, il suffirait seulement de la valoriser. Depuis de longues années, l'Algérie a beaucoup investi dans le nucléaire. L'ambition des dirigeants algériens de l’époque était de doter le pays d'un parc de centrales électronucléaires nucléaires, remonte aux années 1970. Il était alors question de construire plusieurs centrales de 600 à 900 MW qui devaient assurer l'alimentation en énergie électrique et se substituer au gaz et au pétrole plus facilement exportables. Un effort considérable dans la formation du potentiel scientifique et technique a été déployé avec l'assistance de l'AIEA qui a financé, dans les années 1980, l'acquisition d'équipements et la formation de plusieurs centaines de chercheurs et techniciens dans ce domaine. Cette coopération s'est développée encore plus après la création en 1982 du Haut commissariat aux énergies nouvelles. Aujourd'hui, l’Algérie se voit sa filière nucléaire détruite et son parc ne compte seulement que deux réacteurs de recherche et d’application, lui servant de pièce de musée scientifique, l’un d’une capacité insignifiante exposé à Draria pour les étudiants, l’autre d’une ancienne technologie péri dans les sables d’Ain-Oussera en attendant le retour des enfants prodigues du pays. Ces réacteurs furent programmés et construits sous le régime nationaliste fort, de l’avant dernière décennie, d’autres gens se sont emparé du pouvoir et détruisirent tout ce que les autres ont fait de bien en l’occurrence le secteur de l’industrie, de l’agriculture et de l’énergie. Quelques élites nationales rescapées de la répression dirigée l’équipe Chakib Khalil réussirent à convaincre le gouvernement algérien pour reprendre le dossier du nucléaire algérien, qui fut confié malheureusement là ou il ne fallait pas et là ou les secrets d’Etat se vendent (Le quotidien d’Oran Du 12/10/2005 « Notre énergie au futur » par Y.Mérabet de la AARI). On lisant les déclarations de nos responsables, on a le pressentiment que ces gens là n’ont rien à voir avec l’Algérie et qui ne sont pas concernés par son futur, écoutons ces phrases « La création d’institut à Ghardaïa, ne signifie pas pour autant que l’Algérie a décidé de se doter d’une centrale nucléaire », « La création d’une centrale nucléaire exige une analyse profonde avant la prise de décision politique, qui tient compte de ses avantages mais également de ses inconvénients tant sur le plan financier qu’environnemental » Quel est votre jugement ? Eh bien ! L’acquisition de moyens de dissuasion pour protéger notre souveraineté nationale valent plus que sa peur, car c’est une continuité de la révolution algérienne que nous devons tous assumer, c’est le rêve de tout algérien de voir son pays puissant. L’Algérie est signataire du traité de non prolifération (TNP) le 30 mars 1996. En décembre de la même année, a été créé le Commissariat pour l'énergie atomique (Comena), principal instrument de la stratégie algérienne dans le domaine de l'énergie nucléaire. Une de ses missions est de promouvoir l'utilisation de cette énergie dans les secteurs de l'agriculture, l'hydraulique, l'industrie, la santé, l'aménagement du territoire ou les travaux publics. Le Comena a également pour mission d'assurer les conditions de stockage des déchets radioactifs et de veiller à leur gestion et contrôle. Deux accords de garantie ont été signés avec l'AIEA pour ces réacteurs, deux conventions sur la notification d'accident et sur l'assistance technique en cas d'accident et une convention sur la sûreté nucléaire. Depuis 2005, un décret fixe le cadre réglementaire de la gestion de ces déchets. Le Comena envisageait l'emploi de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité et ses responsables souhaitent utiliser l'énergie nucléaire dans le vaste programme de production d'eau dessalée lancée par Algerian Energy Company (AEC) sur le littoral algérien, tout cela s’est traduit par de cuisants échecs que nous fait subir ce ministre. Le développement du nucléaire en Algérie devrait faire partie d’un vaste programme mondial de reconversion de la source fossile en source fissile en grande partie, mais aussi pour l’industrie militaire et civil. Mais les autorités algériennes n’arrivent pas à franchir les barrières imposées par l’AIEA et les pays européens pour priver l’Algérie de l’acquisition de cette industrie très lucrative. Même si l’Algérie arrivera à construire ses propres centrales, elle ne pourra pas produire de l’électricité librement, car elle se heurtera à la monopolisation de la production et la commercialisation du combustible par les trois principale puissance nucléaire à savoir la France, les Etats-Unis et la Russie, mais cela ne devrait pas nous décourager, l’exemple de l’IRAN devant nos yeux. De fortes pressions jusqu’à la menace d’intervention militaire ont été exercés sur la république islamique d’Iran par les Etats-Unis, leurs alliées européens, les monarchies arabes, Israël et même la Russie pour le priver de fabriquer son propre combustible. L’Algérie, à la tète d’un Chakib Khalil, n’arrivera jamais là ou les iraniens sont arrivés, c’est une question d’identitaire, de patriotisme et enfin d’hommes. Au manquement de tout ça, la question du nucléaire algérien doit se traiter dans le plus grand secret d’Etat, et non dans un Souk semblable à l’Immeuble Ahmed Gharmoul, lieu de la haute corruption ou tout se vend sur nos tètes. Mon pays est déshabillé, il est nu.
L’avancée du Maroc et de la Tunisie dans le nucléaire civil
Plus discrètement, nos frères marocains avancent aussi à pas mesurés sur la voie du nucléaire. Avec une particularité de nature à intéresser les responsables tunisiens : le Maroc compte sur leurs ses gisements de phosphate et celui du Sahara Occidental. En 2007, lors du voyage de Nicolas Sarkozy au Maroc, la présidente du Directoire d'Areva a signé avec le directeur général de l'Office chérifien des phosphates (OCP) une déclaration d'intention qui porte sur l'extraction de l'uranium de l'acide phosphatique marocain, signé lundi 22 octobre, prévoit notamment de "lancer en commun une étude de faisabilité pour un site industriel de production d'uranium" à partir des phosphates. Selon l'AIEA, la quantité d'uranium que l’on pourrait extraire l'extraction de l'uranium contenu dans l'acide phosphorique, fabriqué à partir des minerais de phosphates marocains des gisements de phosphates du Maroc avoisineraient les 6 millions de tonnes. Areva et l'OCP prévoient notamment de lancer en commun une étude de faisabilité pour un site industriel de production d'uranium à partir d'acide phosphorique. RIA Novosti. La Russie à son tour s’intéresse au nucléaire marocain, elle compte construire une centrale nucléaire fonctionnant au phosphate par la société russe Atomstroyexport, selon les officielles marocains. Les experts et dirigeants de la compagnie russe ont choisi le site de Sidi Boulbra, où pourrait être construite la première centrale nucléaire marocaine qui produira 1200 MW. Les russes envisagent de construire un institut d’engineering atomique sur le site même. Des négociations sont notamment menées avec la Turquie, au niveau intergouvernemental et entre compagnies industrielles, pour la réalisation d’autres centrales. Atomstroyexport est la plus grande compagnie russe mettant en œuvre des accords intergouvernementaux sur la construction de sites nucléaires à l'étranger. A l'heure actuelle, elle est la seule à construire parallèlement sept réacteurs en Chine, en Inde, en Iran et en Bulgarie. Soit «deux fois plus que les ressources mondiales connues des gisements d'uranium». Mêmes soucis du côté de la Jordanie. Le Royaume Hachémite importe actuellement à hauteur de 96% pour faire face à ses besoins en énergie Près de 20% de son PIB est ainsi dépensé en énergie. Or voici qu’aux dernières nouvelles, les quelques 1,2 milliard de tonnes de phosphate qu’il a en réserve pourraient receler 130.000 tonnes d’uranium. Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a été chargé de son extraction. Un contrat a été signé en ce sens, le 23 février. Soit quelques mois à peine après la signature d’un protocole d'accord entre la Commission jordanienne de l'énergie atomique (JAEC), l'Atomic Energy of Canada Limited (AECL) et la SNC-Lavalin International, l’un des tout premiers spécialistes du nucléaire mondial et qui… maîtrise (réellement) l’extraction de l’uranium à partir du phosphate. La SNC-Lavalin était d’ailleurs bien présente dans notre pays en février dernier pour faire la promotion de sa solution. Faut-il rappeler encore une fois que la Tunisie produit 8 millions de tonnes de phosphate marchand, ce qui la place au 5ème rang mondial des pays producteurs. La Tunisie est en deuxième position parmi les Etats qui valorisent le plus ce précieux minerai. 85% de sa production sont ainsi valorisés. Rien qu’à l’usine de la Skhira, on produit ainsi plus de 375.000 tonnes d'acide phosphorique par an. Tout dernièrement, le Groupe chimique tunisien (GCT) de Gabès a annoncé la mise en chantier de plusieurs projets d’ici 2011. Dont un projet d’unité de production d’acide phosphorique d’une capacité de 400 tonnes par jour. Or l’uranium peut aussi être récupéré à partir de l’acide phosphorique. Les phosphates tunisiens et marocains marquent le pas. (le Quotidien d’Oran du 21/04/2009 «phosphates pour le Maroc et uranium pour la France » par Y.Mérabet et du FINANCIER du 23/04/2009 « Les phosphates au Maghreb: enjeu politique, enjeu d’avenir » par Y.Mérabet).
L’Algérie opte pour le projet ‘Desertec’, un projet énigmatique
Produire de l’électricité à partir du soleil est un rêve d’enfant que les européens veulent réaliser à l’échelle planétaire. Le projet Desertec est née de l’idée qu’une pénurie d’énergie fossile et fissile se dessine à l’horizon proche, la baisse et la hausse des prix du pétrole sont devenus propriété des charlatans, la facteur énergétique de certains pays européens devient impayés, les guerres du pétrole s’annoncent un peu partout etc. L’idée de reprendre ce rêve d’enfant a prit naissance chez un groupe de responsables et d’entreprises allemandes qui pensent que le soleil appartient à toute l’humanité et chaque personne doit bénéficier gratuitement de cette énergie, sans payer un sous. Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a mené de menus études techniques, financées par le Ministère allemand fédéral de l'Environnement. L'étude a permis de conclure qu'en moins de 6 heures, les zones désertiques du globe reçoivent du soleil la quantité d'énergie que l'humanité consomme en une année. La fondation Désertec s'est ainsi lancé le défi d'exploiter cette énergie inépuisable à un coût raisonnable et prendre en charge ce vaste projet par des fonds récoltés chez les plus riches de la planète. Le projet prévoit la construction de vastes centrales solaires thermiques à concentration (CSP, en divers points d'Afrique du Nord et du monde arabe). Les études ont montré qu'il suffirait d'installer des champs de collecteurs solaires sur environ 0,3% des surfaces désertiques du globe pour couvrir l'ensemble des besoins mondiaux en énergie. En complément, il est prévu d'exploiter l'énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d'utiliser d'autres techniques solaires telles que le photovoltaïque concentré. Douze grandes entreprises européennes, en majorité allemandes, ont crée un consortorium de bureau d'études. Un bureau doté d'un budget de 1,8 million d'euros pour élaborer des plans d'investissement réalisables au cours des trois prochaines années sur l’énergie solaire en provenance du monde arabe et probablement d’Afrique (pour le moment les pays d’Afrique noire n’y figurent pas dans le programme ‘Desertec). Le consortium fondé est mené par le réassureur Munich Re et la fondation Desertec. Il rassemble les géants allemands de l'énergie E.ON et RWE, la Deutsche Bank, le conglomérat Siemens, des fabricants de solaire comme l'espagnol Abengoa Solar, et enfin le groupe agro alimentaire algérien Cevital. Le projet, devisé à 400 milliards d'euros (environ 600 milliards de francs), doit permettre à l'Europe d'obtenir une importante source d'énergie non polluante et lui permettre donc de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et aussi sa facture. Reste que ce projet porteur d'avenir pose encore de nombreuses questions, comme les lieux d'implantation de ces installations, le coût du courant produit, le bénéfice qu'en tireront les pays arabes, le manque de stabilité politique dans presque toutes les régions productrices et, même, le financement de ce projet. Reste aussi à connaître l'implication des Etats et ce même si la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont chaudement salué l'initiative. Car Angela Merkel a aussi exprimé ses doutes quant à la participation d'autres pays européens que l'Allemagne, car à présent les opinions des 27 divergent sur l’adoption d’une politique énergétique globale de l’union. A savoir que le projet «Desertec», d’un coût global de 400 milliards d'euros, vise à fournir, d'une manière durable aux pays de ‘zone d’ombre’ de l’énergie solaire gratuitement à partir d’un monde plus ensoleillé, mais mal éclairé. Le procédé industriel de ce moyen de se procurer de l’énergie ‘facile’ porte sur la production d'énergie électrique par des centrales thermiques solaires. Soustraire massivement de l’énergie à la nature sans penser aux conséquences écologiques qui peuvent être dramatiques pour les pays qui habiteront ces champs de verre. Le projet Desertec prévoit aussi des parcs éoliens au large de cette région d'Afrique et du nord, notamment sur les cotes pour diminuer de peu la vitesse du vent. alors que l'énergie soustraite à la nature devrait être transportée aux centres de recharges européens par des lignes de transport de travées de haute tension et de courant direct (HVDC).Le projet prévoit aussi la construction de plusieurs centrales solaires de taille moyenne entre 50 et 200 MW sur une vingtaine de sites s'étendant du royaume du Maroc au royaume d’l'Arabie saoudite, les européens veulent diversifier leurs points d’approvisionnement dans des lieux amis. Le coût de cet investissement a été estimé à 400 milliards d'euros jusqu'en 2050, dont 350 milliards d'euros pour la construction des centrales et 50 milliards pour les lignes de transmission nécessaires, selon Siemens. Mais cela mettra des années pour convertir totalement leur mode énergétique, passer du fossile au solaire ce n’est pas tache facile, alors que la pénurie de l’énergie conventionnel s’annonce pour demain. Cela risque que ce chantier-fiction de reconversion des énergies risque de ne pas être achevé à temps. Alors à cet effet, nous interpellant les responsables de tenir bon aux tentatives européennes qui cherchent à détruire notre développement certaine par l’énergie conventionnelle (fossiles et fissile) que nous possédons en abondance. Développé pour la première fois dans les années 1970, le concept «Desertec » a été relancé à partir de 2000 et fait actuellement l'objet «d'intenses débats», au niveau européen. Les premiers essais complets du projet Desertec, ça se passe ici chez nous en Algérie à la centrale hybride de Hassi-R’mel, alors nous devions être les premiers à bénéficier de la plus grande cote part du projet Desertec. Le Maroc enfant gâté de l’union européenne vient de bénéficier trois (3) fois plus de centrales de concentration que l’Algérie qui possède une surface fortement ensoleillée six (6) fois plus grande que celle du Maroc. C’est une manière de l’impérialisme européen d’investir dans les conflits entre pays frères ? Dans le même sens que le premier, une nouvelle initiative de complémentarité «Desertec II», qui comprendra un nombre d'entreprises de renom, a été mise en place avec pour objectif de développer, à moyen terme, «un concept technique et économique pour l'énergie solaire de l'Afrique», a-t-on expliqué. D'après des données contenues dans l'étude, la production mondiale d’électricité devrait passer de 21.000 Térawatt/heure (TWH) en 2008 à 37.000 TWH en 2030. Le transport de l’électricité jusqu’à l’Europe en serait notamment la raison, compte tenu qu’acheminer 1 GW coûte environ 250 millions d’euros sur 1000 km. Pour l’instant, le projet ne serait donc pas rentable, mais les experts misent sur la raréfaction annoncée des énergies fossiles ou le prix du baril de pétrole dépassera les de 400 dollars, le baril pour s’assurer que ‘Desertec’ sera rentabilité. Dans pas moins de 20 ans, peut être l’idée se murira et l’électricité solaire pourrait ainsi être l’une des plus intéressantes pour l’occident industrialisé. Quant à la technologie utilisée, il s’agirait de l’énergie solaire thermique : des miroirs paraboliques produisent de la vapeur d’eau à très haute température et sous forte pression, ce qui va actionner une turbine à vapeur attelée à un générateur pour produire de l’électricité. Le projet Désertec, ne pourrait être réalisé avant la mise en marche de l’Union pour la Méditerranée et l’effacement de tous les litiges politiques qui oppose les européens au reste du monde ensoleillé ; le Sahara occidental, la reconnaissance d’Israël par l’entité arabe, la reconnaissance de la souveraineté des pays africains etc. En effet dans ce projet, les contraintes ne sont pas seulement techniques, elles le sont aussi politiques: l’Europe devrait prendre une position claire envers le monde arabe et africain et traiter les problèmes communs avec équité, s’abstenir de soutenir les agressions israéliennes contre l’Etat Palestinien, l’Iran, la Syrie et le Liban. Du point technique des entraves suivantes devront être levées ; d'une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l'approvisionnement européen en électricité; d'autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d'autant que le projet est supposé pouvoir s'autofinancer à long terme. Au départ, il aura bien entendu besoin d'une sécurité d'investissements, par exemple une garantie d'achat à un prix fixé, sachant que l'électricité ne doit pas être subventionnée pendant toute la durée. Desertec doit remplacer l’utilisation de l’énergie fossile et fissile évaluée à environ 18 000 TWh/an) par le solaire en si peu de temps? Mais Desertec ne se limitera pas à la production d’énergie : il participera aussi au développement des pays d’accueil grâce à la création de milliers d’emplois grâce à la construction d’usines de dessalement d’eau de mer pour les populations. En complément, il est prévu d'exploiter l'énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d'utiliser d'autres techniques solaires telles que le photovoltaïque concentré.
Conclusion Les gisements d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et fissiles (uranium), même les plus extrêmes, ne représentent quant à eux que quelques dizaines d’années au rythme de leur consommation actuelle, et comme cette consommation ne cesse d’augmenter avec notamment la soif des « économies émergentes » des pays les plus peuplés de la planète (Chine, Inde, Brésil) à imiter nos propres comportements, l’échéance de leur épuisement ne cesse de se rapprocher. L’énigmatique projet ‘Désertec’ sur lequel l’Algérie pense bâtir son futur énergétique est à écarter pour le moment, l’énergie nucléaire reste la seule solution durable pour la continuité de notre développement de l’après-pétrole.
Expert en énergie
Algerian Society For International Relations
26 juillet 2009 à 13:02En instance d’être publié sur la presse
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