Une annonce d'importance pour ce pays dont l'avenir dépend en grande partie du pétrole et du cours du brut. Lui même étant très sensibles aux tensions internationales, et notamment aux avancées des discussions entre Téhéran et Washington sur le dossier du nucléaire iranien. Mais, tandis que l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi laisse entendre que le vote a été entaché d'irrégularité, la colère de ces partisans se propage dans les rues de Téhéran. Une situation à suivre de très près alors qu'un grave conflit interne pourrait secouer l'Iran ... voire provoquer un basculement du régime.
Alors que l'Iran influe grandement sur politiques et finances mondiales, le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a remporté l'élection présidentielle iranienne.
Le ministre de l'Intérieur iranien a ainsi annoncé que Mahmoud Ahmadinejad avait remporté 62,6% des voix au premier tour vendredi. Le taux de participation a atteint le niveau record de 85% des votants
Son rival modéré, l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, a obtenu 33,75% des suffrages. Des chiffres pour le moins sujet à "discussions" ...Dans un communiqué, le candidat perdant a en effet averti qu'il ne "pliera pas à cette mise en scène dangereuse".
M. Moussavi a ainsi protesté "vigoureusement contre les irrégularités visibles et nombreuses" du scrutin, qu'il avait déjà dénoncées dès vendredi soir après la fermeture des bureaux de vote. Il a expliqué qu'il était de son "devoir religieux et national de révéler les secrets de ce processus dangereux et d'expliquer ses conséquences destructrices sur le destin du pays".
Selon les journalistes présents à Téhéran, ses partisans se sont rassemblés spontanément dans le centre de la capitale, d'autres bloquant l'avenue Vali-e Asr, l'une des plus grandes de la capitale. Plus au sud, quelques centaines de jeunes qui manifestaient près du ministère de l'Intérieur étaient dispersés brutalement par la police.
"Dictature, dictature !" "Démission du gouvernement de coup d'Etat !" clamaient ainsi les partisans de Mir Hossein Moussavi. "Ils ont ruiné le pays et ils veulent le ruiner encore plus pendant les quatre ans qui viennent", ont également lancé des personnes rassemblées devant le QG de campagne de leur candidat, alors que la police tentait de les disperser à coups de bâton et de coups de pieds.
Rappelons que Mir Hossein Moussavi a été le dernier Premier ministre de la République Islamique d’Iran, de 1981 à 1989, avant l'amendement de la Constitution iranienne et la suppression de ce poste.
Le 6 juin dernier, le président américain Barack Obama avait affirmé quant à lui lors de sa visite en France qu'un Iran doté de l'arme atomique serait "extrêmement dangereux" et amènerait les autres Etats du Moyen-Orient à lui emboîter le pas.
Il s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue français Nicolas Sarkozy, peu avant les cérémonies du 65e anniversaire du Débarquement allié en Normandie
Quelques jours après, recevant à l'Elysée le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, le Chef de l'Etat français avait de nouveau exhorté Téhéran à accepter "la main tendue" par le président américain.
Nicolas Sarkozy avait alors déclaré que "la France et les Etats-Unis étaient main dans la main" pour refuser que Téhéran se dote de l'arme nucléaire militaire.
"Si l'Iran veut le nucléaire civil, il y a droit. Le nucléaire militaire, non", a indiqué le Président français. "S'ils avaient des volontés pacifiques, alors qu'ils acceptent les contrôles", a ajouté le Chef de l'Etat.
Sources : AFP, Reuters, Libération
A lire également : . Iran:des tomates contre Ahmadinejad à cause de l'inflation . Iran : les étudiants en rébellion contre Ahmadinejad: . Iran : rébellion interne contre Ahmadinejad ? . Iran : le gouvernement en panne de budget . Le pétrole au coeur de la politique iranienne mise en garde du Parlement sur l'inflation en janvier 2006

3 Commentaires
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Israël devrait préparer ses têtes nucléaire et ainsi pouvoir provoquer un holocauste dans la région.
13 juin 2009 à 22:022
Biden émet de "vrais doutes" sur la victoire d'Ahmadinejad en Iran
WASHINGTON - Il existe "de vrais doutes" sur la victoire du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle de samedi, a estimé dimanche le vice-président américain Joe Biden.
"Vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, la manière dont les gens sont traités, il y a de vrais doutes" sur la légitimité de la réélection du président sortant, a-t-il jugé lors d'une interview à la chaîne de télévision NBC.
"Il y a énormément de questions concernant la manière dont cette élection a été menée" en Iran, a-t-il ajouté, tandis que le candidat malheureux à la présidentielle iranienne Mir Hossein Moussavi a dénoncé les "irrégularités" sur le scrutin, qui a entraîné des manifestations violentes à Téhéran.
Toutefois, "nous n'avons pas assez de faits pour établir un jugement définitif" et "nous devons attendre de voir", a-t-il tempéré.
(AFP / 14 juin 2009 15h41)
14 juin 2009 à 23:483
Heurts en Iran: au moins 170 personnes interpellées, dont 60 "organisateurs"
TEHERAN - Au moins 170 personnes, dont 60 "organisateurs", ont été interpellées dans le cadre des émeutes de samedi à Téhéran, consécutives à l'annonce de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré dimanche le chef-adjoint de la police, Ahmed Reza Radan.
"Dix personnes considérées comme les cerveaux des émeutes récentes ont été interpellées (...). Quelques autres seront arrêtées bientôt", a-t-il dit, cité par l'agence officielle Irna.
"Parmi les émeutiers plus de 50 organisateurs et orchestrateurs ont également été arrêtés", a-t-il ajouté, précisant que quelques policiers avaient été blessés.
En outre, 110 autres personnes qui se trouvaient "en marge" des manifestations ont été interpellées, a poursuivi le responsable de la police, sans signaler si elles y participaient activement ou y assistaient simplement.
"Ils vont être pris en charge rapidement avant d'être libérés", a-t-il dit.
S'agissant des dix "cerveaux", le chef-adjoint de la police faisait visiblement référence aux responsables réformateurs détenus depuis samedi.
Un proche de l'ex-président Mohammad Khatami avait annoncé dimanche matin l'arrestation d'au moins neuf de ces responsables, avant d'annoncer ultérieurement la libération de trois d'entre eux dimanche matin.
Par ailleurs, au moins trois autres responsables et deux journalistes réformateurs ont été arrêtés, a dit l'épouse de l'un d'eux à l'AFP.
(AFP / 14 juin 2009 13h06)
14 juin 2009 à 23:50Ajoutez un commentaire
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