Objectif affiché d'une telle rencontre : tenter d'analyser les défis présentés par le secteur.
Alors que le Brésil est tristement à la une des journaux - suite à la "disparition" d'un Airbus A330 d'Air France - se tient à partir de lundi à Sao Paulo le sommet mondial sur les agrocarburants (anciennement dénommés biocarburants, du temps où leur caractère bilogique n'était pas mis en cause).
L'ancien président américain Bill Clinton dont la Fondation a lancé une initiative en 2006 pour combattre les changements climatiques, clôturera la première journée des débats de ce sommet de trois jours, le second du genre après celui de 2008.
L'"Ethanol Summit 2009", organisé par l'Union de l'Industrie brésilienne de la canne à sucre, se penchera sur l'avenir des agrocarburants, les nouvelles technologies, la protection de l'environnement et sur le dilemme entre production d'aliment et d'éthanol. Le fameux "manger ou conduire" ... qui au delà de la montée des cours des produits agricoles est loin de n'apporter que des "bénéfices" à notre pauvre planète.
Seront ainsi réunis130 conférenciers de plusieurs pays, tels que les représentants du groupe d'énergie BP et du constructeur automobile japonais Honda, ainsi que des producteurs d'ethanol brésiliens et américains.
BP a annoncé vendredi qu'il allait investir environ 1 milliard de dollars pour développer ses activités d'éthanol au Brésil. Le géant pétrolier britannique a acquis en avril 2008 une participation de 50% dans une société de production d'éthanol à partir de la canne à sucre, Tropical Bioenergia, pour 100 millions de reals brésiliens, soit 49 millions de dollars. Cet investissement supplémentaire de 1 milliard de dollars servira à augmenter la production d'éthanol de Tropical, d'après le dirigeant de BP Biofuels Brasil, Mario Lindenhayn.
Rappelons que le Brésil est le principal exportateur d'éthanol à base de canne à sucre et le second producteur derrière les Etats-Unis qui le fabriquent à partir du maïs.
Le pays sud-américain a fabriqué depuis 2003 plus de sept millions d'automobiles dites "flex fuel", roulant aussi bien à l'essence qu'à l'éthanol. Mais tout n'est pas rose pour autant. Difficile aujourd'hui pour le Brésil d'obtenir une véritable rentabilité de la filière malgré l’essor de ses débouchés à l’export.
Raisons principales selon les experts : un réal réévalué, un prix de la canne à sucre élevé (la production de bioéthanol entre en concurrence avec celle de sucre) et un prix domestique de l’éthanol en recul.
Sources : AFP, terre.net, easybourse, DowJones Newswire

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