Prix des forêts : hausse en 2008, ralentissement attendu en 2009

Revues_foretsdefrance522 Certes, les forêts françaises n'auront pas souffert des effets de la crise en 2008.

Principales raisons : la flambée du cours du bois.

Néanmoins, un ralentissement est attendu pour 2009, si l'on en croit la Société forestière, filiale de la Caisse des dépôts (Cdc) et la Fédération nationale des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (FNSafer).

Hors pourtour méditerranéen - dont les prix sont très fluctuants - l'indice des prix de la forêt a augmenté de 7,1% contre une hausse de 8,5% en 2007.

Précisons que l'indice est calculé sur deux ans et ne tient pas compte des 10% des transactions les plus chers et des 10% les moins chers. Il est également pondéré par région pour être plus représentatif.

Si l'on inclut le pourtour méditerranéen, l'augmentation de l'indice atteint 9,2%. La hausse a atteint dans cette zone 15% en 2008 (+30% en 2007).

Sensible à la hausse du prix des terres agricoles , le prix des forêts a surtout réagi à la flambée des cours du bois qui, entre 2005 et 2007, ont augmenté de 55%, après leur chute brutale constatée pendant cinq ans à la suite des tempêtes de 1999 . La baisse du marché du bois observée en 2008 (-15%) n'a pas encore été ressentie.

Une augmentation du nombre de transactions (+14%) a pu également être observée, tandis que les surfaces vendues progressaient de 2 %. Les volumes vendus ont augmenté de 15 % en valeur, le marché s'élevant à 1,35 milliards d'euros en 2008.

Pour 2009, Le Pdg de la Société forestière table sur un "palier", avec les effets conjoints de la baisse du prix du bois en 2008 et de la crise économique.

Pour rappel, la forêt privée est majoritaire en France. Elle représente les trois quarts de la surface forestière métropolitaine, soit 11 millions d’hectares. Les forêts domaniales rassemblent 10 % de la surface forestière métropolitaine, le reste étant occupé par les autres forêts publiques, composées de forêts communales pour l’essentiel. En Europe, la France figure parmi les pays qui ont le plus fort taux de propriété forestière privée, derrière le Portugal et la Finlande.

Les étrangers apprécient les forêts de l'Hexagone, privilégiant les biens bâtis entourés de forêts et de prairies situés dans le Sud-Ouest, la bordure méditerranéenne et le Poitou-Charentes. Les Britanniques sont les premiers acquéreurs, suivis par les Belges, les Néerlandais, les Suisses et les Allemands.

Le 6 avril 2009, l'ancien ministre, Jean Puech, rendait un rapport sur le développement de la filière française de la forêt et du bois à la demande du président de la République. Principales constations : alors que la forêt s'étend, il s'agit d'un "potentiel dormant".

Selon lui, une nouvelle dynamique doit être créée «en suscitant la motivation des forestiers privés, en modernisant les scieries et en aidant à l'émergence des entreprises d'exploitations forestières».

Jean Puech fait également des propositions notamment «pour récolter plus, tout en protégeant mieux la forêt française» grâce à un fonds de mobilisation forêt-bois, un fonds de reboisement et d'adaptation au changement climatique et un compte d'épargne forestière.

A noter : l'arrêté du 15 mai 2009 relatif au financement des coûts de mobilisation, de transport et de stockage des bois issus des parcelles sinistrées par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, est paru au JORF n°0113 du 16 mai 2009. Enfin, disent certains ....

Sources : AFP, Inventaire Forestier National, Agrionline

 

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