La présidente du Chili, Michelle Bachelet, a visité vendredi à Toulouse l'usine Astrium (groupe EADS).
Pas de signature de contrat à l'ordre du jour, puisque l'”étape” a d'ores et déjà été franchie. La chef de l'Etat a eu donc ainsi l'occasion de suivre de près la construction d'un satellite chilien d'observation, le premier dont le Chili exploitera les données.
Mme Bachelet a par ailleurs rencontré 20 militaires et ingénieurs chiliens, formés actuellement à Toulouse à l'analyse des informations fournies par le satellite à usage civil et militaire.
Un contrat d'importance côté Astrium, puisqu'il s'agit de la première vente de ce type de satellite en Amérique latine.
A l'occasion de cette visite, le président d'Astrium, François Auque a déclaré que cette région de monde constituait certes “un marché relativement faible mais avec beaucoup de perspectives”, ces dernières étant en partie liées à l'évolution du prix des matières premières.
C'est en août 2008, qu'en présence du ministre chilien de la Défense, José Goñi, Astrium a signé un contrat portant sur le développement du système SSOT (Sistema Satelital para Observación de la Tierra), qui comprend un satellite d’observation optique de la Terre de haute résolution et le segment sol associé, un programme complet de partenariat et de formation, ainsi que le lancement du satellite prévu début 2010.
Ce système permettra au Chili d’obtenir et d’exploiter des images de très haute qualité dans le cadre d’un large éventail d’applications à la fois civiles et militaires, telles que la cartographie, la gestion agricole, la sylviculture, la gestion des ressources en eau, minerai et pétrole, la protection des cultures, la gestion des catastrophes naturelles, la planification urbaine.
Sources : AFP, Astrium

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