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Norvège : baisse de la production de pétrole

Pict_aboutnorway Selon des chiffres provisoires de la Direction norvégienne du pétrole publiés jeudi, la production pétrolière de la Norvège, a reculé en mars.

Les volumes extraits par l'un des principaux exportateurs de brut au monde s'élevent à environ 2,153 millions de barils par jour pour cette période.

Pour rappel, la Norvège est le cinquième exportateur mondial de pétrole, le troisième exportateur de gaz naturel au niveau mondial, le deuxième au niveau de l'Europe.

Selon des chiffres définitifs, la production concernant février s'élevait quant à elle à 2,167 mbj en février.

En ce qui concerne le gaz, la situation n'est pas plus réjouissante. En mars, la Norvège a ainsi produit 9,7 milliards de m3 de gaz naturel pour l'ensemble du mois, et 348.000 barils équivalent-pétrole par jour (bep/j) de liquides de gaz naturel (LGN) et de condensats.

Le mois précédent, la production de gaz naturel avait atteint 9,8 milliards de m3, et celle de LGN et condensats 399.000 bep/j.

En juin dernier, le commissaire européen chargé de l'Energie, Andris Piebalgs, cité par les médias belges avait pour sa part déclaré que d'ici 2020, la Norvège pourrait devenir le premier fournisseur de gaz naturel des pays membres de l'UE et occuper ainsi la place actuellement détenue par la Russie.

Une information qui avait alors inquiété le Kremlin, lequel voyait ainsi sa "suprématie gazière" dangereusement attaquée. Andris Piebalgs avait alors ajouté que la place occupée par la Norvège dépendrait en grande partie "du développement des relations entre l'Europe et la Russie".

A l'issue de sa rencontre à Bruxelles avec la ministre norvégienne de l'Energie Aslaug Haga, le commissaire européen avait annoncé à cette date que ce pays du Nord de l'Europe serait en mesure de fournir 125 à 140 milliards de m3 de gaz par an à l'UE d'ici 2020.

M. Piebalgs avait par ailleurs rappelé que la Norvège assurait 18% de la totalité des livraisons de gaz naturel vers l'UE, la Russie 23% et l'Algérie près de 10%.

A noter que le gouvernement norvégien a récemment donné son feu vert au développement et à la mise en exploitation du gisement gazier Yttergryta en mer de Norvège. Ce projet, qui nécessitera un investissement d'environ 1,2 milliard de couronnes (151,8 millions d'euros), regroupe le norvégien StatoilHydro, opérateur du gisement, le français Total, l'italien Eni et la société de participations de l'Etat norvégien, Petoro.

Le champ, qui sera connecté à la plateforme voisine Aasgard B, devrait produire 1,75 milliard de m3 de gaz naturel et 80.000 m3 de condensats (pétrole léger) par jour. La production devrait démarrer en mai 2009.

A lire également :

. UE : la Norvège pourrait prendre la place de la Russie comme fournisseur de gaz

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2 commentaires

  1. Abdel 17 avril 2009 à 12:12

    Je n’ai pas bien compris.
    Ce ralentissement est volontaire (comme l’OPEP)ou les champs ont depasse leurs pics de production ?

  2. Elisabeth 17 avril 2009 à 13:20

    Je cherche plus d’infos
    a mon avis ce n’est pas volontaire …