Nigeria/Shell : état de "force majeure"

Shell_outnigeria Nouvelles péripéties au Nigéria, toujours en proie des violences. Encore une fois, c’est le groupe pétrolier Shell qui en fait les frais.

La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise a en effet déclaré l'état de "force majeure" sur ses livraisons de brut du terminal d'exportation de Forcados (sud du Nigeria). Ces mesures font suite à l'attaque d'un oléoduc la semaine dernière.

Tony Okonedo, porte-parole de Shell au Nigeria, avait préalablement indiqué l'explosion d'un oléoduc majeur, le Trans-Escravos, qui récupère du pétrole de plusieurs sites de production situés dans le delta du Niger et alimente le terminal de Forcados.

La production de certains sites avait alors été arrêtée "par mesure de précaution".

Désormais, les déchargements concernant la plus grosse partie de mars et avril ont été suspendus sur le site de Forcados. La mesure est entrée en vigueur le 7 mars, a précisé le porte-parole. L'état de "force majeure" aurait été déclaré afin de permettre à des ingénieurs d'effectuer des réparations sur cet oléoduc d'un diamètre de 24 pouces (60 cm). Shell n'a pas précisé dans quelle mesure sa production était affectée.

Pour rappel, la clause de "force majeure", déjà invoquée à plusieurs reprises par Shell au Nigeria, permet au pétrolier de suspendre ses obligations contractuelles, telles que les livraisons de pétrole et de gaz, à la suite d'événements imprévus, sans encourir de pénalités.

Le Delta du Niger demeure dans une situation instable depuis de nombreux mois. Attaques et obstacles sur les oléoducs de cette région ont réduit la production journalière de pétrole du Nigeria à quelque deux millions de barils, un niveau nettement en baisse par rapport aux 2,6 millions de barils produits auparavant.

Sources : AFP, Xinhua, JDD

 

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