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Chrysler : le DG fait les yeux doux à Fiat

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Fiatchrysler On attendait PSA, où l’on reparle désormais de Chrysler … Alors que les rumeurs sur une possible fusion PSA/Fiat vont bon train, le directeur général du constructeur américain, Bob Nardelli, a affirmé lundi qu’une alliance stratégique entre Chrysler et Fiat pourrait être une véritable bouée de sauvetage.

Certes, il ne s’exprimait pas véritablement en ces termes, mettant plutôt en avant qu’une telle "solution" permettrait au constructeur américain d’économiser jusqu’à 10 milliards de dollars et de préserver 5.000 emplois en Amérique du Nord.

Quant aux intérêts que Fiat pourrait y trouver ….

A la mi-janvier, Fiat, Chrysler  et Cerberus, le fonds qui détient 80,1% de Chrysler avaient annoncé la signature d’un accord non engageant afin d’établir une alliance stratégique globale. Début mars, l’administrateur délégué de Fiat, Sergio Marchionne avait indiqué aux autorités américaines que le groupe automobile italien avait la volonté et la capacité de venir en aide à Chrysler.

Selon le projet d’alliance, Fiat prendrait 35% du capital de Chrysler sans versement de liquidités, tout en bénéficiant de l’accès aux marchés nord-américains. En échange, Chrysler bénéficierait de l’accès à la technologie de Fiat (plate-formes, composants, moteurs plus "économes"), l’objectif étant de trouver un "palliatif" à la baisse de la demande des 4×4 et "pick-up" outre-Atlantique.

Fiat et Chrysler devraient pouvoir tirer avantage de leurs réseaux respectifs de distribution, Fiat comptant faire son retour aux Etats-Unis avec Alfa Romeo et la Fiat 500 tandis que Chrysler souhaite se renforcer en Europe, tout en faisant des économies d’échelle.

Si l’on en croit les propos tenus lundi par Nardelli, la valeur de la contribution de Fiat serait estimée entre huit et dix milliards de dollars, sur la base des coûts engendrés par le développement des véhicules, châssis et moteurs à partir de zéro.

L’intérêt majeur d’un tel accord selon le DG de Chrysler : l’obtention de synergies dans les secteurs des achats, de la conception et des apports technologiques.

Mais également le sauvetage de 5.000 emplois manufacturiers … de l’autre côté de l’Atlantique.

Nardelli l’affirme haut et clair : "la contribution globale de Fiat et les synergies qu’elle permettra dépassent de loin le montant des prêts du gouvernement".

Gros message alors que Chrysler a récemment sollicité une aide supplémentaire auprès du gouvernement américain, afin de compenser la forte baisse de la demande en véhicules neufs.

Sources : Reuters, AFP, Alfa Vendée

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