Tous les ingrédients semblent une nouvelle fois réunis pour attiser le feu d'une guerre ... du gaz entre Russie et Ukraine.
Si, officiellement, il s'agit de dettes de Kiev envers Moscou, rappelons que la Crimée et tout particulièrement Sébastopol intéressent toujours autant Poutine. Cerise sur le gâteau, l'Ukraine devient chaque jour un peu plus dépendante de la Russie pour ses besoins énergétiques liés au nucléaire ...
Le quotidien russe Kommersant a rapporté jeudi que le géant gazier russe Gazprom pourrait couper le gaz à l'Ukraine dans les prochains jours de mars. Raisons invoquées : le paiement par Kiev d'une dette de 400 millions de dollars. L'ultimatum a été fixé au 7 mars prochain ... pour une coupure le 8 mars. Le directeur financier de Gazprom, Andreï Krouglov, aurait fait une déclaration en ce sens devant le conseil d'administration réuni à huis clos mercredi.
Rappelons que Moscou a coupé plusieurs reprises les livraisons de gaz à l'Ukraine, jouant également de la position clé du pays en terme d'approvisionnements européens via le transit de gaz russe sur son territoire.
La coupure du 1er janvier 2009 avait provoqué une longue crise du gaz, affectant plusieurs pays européens et montrant - s'il en était besoin – l'urgence pour l'UE de s'affranchir de la Russie pour ses approvisionnements autant que faire se peut. Le dossier avait notamment relancé la bataille des pipelines entre les projets européens tel que Nabucco et les projets russes tels que North Stream et South Stream.
Suite au compromis élaboré après moult difficultés le 19 janvier dernier, les approvisionnements avaient pu reprendre. *Mercredi soir, Gazprom a indiqué dans un communiqué que son comité de direction avait été “chargé de renforcer les actions pour que soient mises en oeuvre les clauses du contrat de livraison de gaz à l'Ukraine".
La société ukrainienne des hydrocarbures Naftogaz a prévenu quant à elle la semaine dernière qu'elle éprouvait des difficultés à payer Gazprom à cause de la hausse "catastrophique" des impayés de ses clients nationaux. Le groupe ukrainien Naftogaz a notamment reconnu avoir accumulé des impayés en raison de la dette des sociétés de chauffage municipales, qui a atteint 552 millions de dollars. Un montant nettement supérieur à son “ardoise” de 400 millions de dollars.
Selon les analystes financiers russes, Naftogaz serait dans une piètre situation financière. Certains estiment même que seul un crédit octroyé par des banques publiques ukrainiennes pourrait sauver la compagnie de la faillite.
Notons cependant que le groupe TVEL et la société ukrainienne Energoatom ont signé vendredi des contrats sur la livraison de combustible nucléaire russe aux centrales nucléaires ukrainiennes. "Une partie de ce combustible pourrait être fabriqué à partir de l'uranium ukrainien", a expliqué le représentant de TVEL.
Selon la source, les deux sociétés projettent de conclure prochainement un accord à long terme sur la livraison de combustible nucléaire russe pour la période s'étendant au-delà de 2010.
Comment dit-on pieds et poings liés en Russe ?
Sources : AFP, Ria Novosti

3 Commentaires
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Il ne s'agit pas d'une dette de 400 millions mais de 700 millions, et son montant augmente à chaque minute.
Le président Medvedev, lors d'un entretien avec des journalistes espagnols, samedi 28 février, a proposé que l'UE et la Fédération de Russie se concertent afin de trouver une solution à l'incapacité de l'Ukraine d'honorer ses dettes, et éventuellement de financer l'achat du gaz pour ce pays, la Russie en prenant une part.
01 mars 2009 à 13:57Quant à la Crimée, terre historique, elle reste, et restera dans le cœur de tout russe. Nous soufrons tous de la politique de nettoyage ethnique, par une ukraînisation forcée et forcenée, initié par Iouchtchenko, dont même le premier président de l’Ukraine, Kravtchouk, demande la démission.
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> Nous souffrons tous de la politique de nettoyage ethnique
01 mars 2009 à 23:33Heureusement que vous en parlez ! Vous êtes le seul ! Pouvez-vous donner des détails ?
Vu la désinformation anti-Poutine qui règne ici (en France, pas que dans ce blog), on veut nous faire que c'est le gouvernement russe qui agresse l'Ukraine...
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Presse russe :
SEBASTOPOL, 28 février - RIA Novosti. Un meeting antiprésidentiel de masse s'est déroulé samedi à Sébastopol, en Crimée, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.
Samedi, lors de la séance du Conseil municipal les députés ont adopté à la majorité écrasante des voix le message du premier président de l'Ukraine, Leonid Kravtchouk, à Viktor Iouchtchenko, l'invitant à démissionner volontairement.
Le leader des communistes Vassili Parkhomenko a déclaré: "Viktor Iouchtchenko a instauré dans le pays un régime de type fasciste, il mène une politique antipopulaire, rompt à dessein les liens spirituels et économiques qui nous unissent à la Russie".
Après la séance du Conseil municipal un meeting a été organisé sur la place Nakhimov.
Selon Vassili Parkhomenko, environ 1500 personnes ont scandé: "A bas le régime orange!", "Dehors, les laquais du président!".
01 mars 2009 à 23:56Ajoutez un commentaire
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