Pendant que la France entière a les yeux rivés sur tempête et grève, la Russie et Cuba avancent.
La société russe Inter RAO EES, spécialisé dans l'export-import d'électricité et le cubain Union Electrica ont ainsi convenu de construire ensemble une co-entreprise dans le domaine de la production d'énergie d'origine thermique et hydraulique.
C'est en effet ce qu'a annoncé vendredi la société russe dans un communiqué.
L'objectif premier de la coentreprise sera de moderniser et augmenter les capacités de production du site cubain de Maximo Gomez, d'une puissance installée de 600 MW. L'électricité produite sera vendue au Réseau national de Cuba. Les missions assignées à la coentreprise concerneront la gestion de la centrale, la modernisation des blocs existants et la construction de nouveaux, ainsi que la fourniture des équipements et matériaux associés.
Les parties envisagent également la création conjointe de petites centrales hydrauliques, la vente de biens d'équipements énergétiques et le développement de réseaux. La société Inter RAO EES possède plusieurs actifs énergétiques à l'étranger, notamment en Moldavie, en Arménie et en Géorgie. Le groupe public russe Rosatom (qui gère les sites et centrales nucléaires russes) détient 57,3% de son capital.
La Russie devrait également accorder à Cuba un crédit d'Etat et une assistance alimentaire gratuite, en vertu des accords signés en ce sens vendredi, dans le cadre de la visite du président cubain Raul Castro à Moscou. Le premier ministre russe Vladimir Poutine avait annoncé auparavant que ce crédit de 20 millions de dollars servirait à financer des achats cubains de biens d'équipement russes.
Rappelons également que fin 2008, la CUPET - société pétrolière cubaine - a procédé à une importante revalorisation des réserves pétrolières de l'île. Ces dernières s'élèveraient même à 20 milliards de barils (soit quelques 2 milliards 750 millions de tonnes métriques), si l'on en croit le groupe d'hydrocarbures.
À l'horizon 2015, Cuba serait ainsi capable de produire 700.000 barils quotidiens supplémentaires, soit l'équivalent de la moitié de la production britannique par exemple. Mais d'après Terry Maris, directeur exécutif du Center for Cuban Business Studies à l'Ohio Northern University, il faudrait pour cela investir quelques 20 milliards de dollars ...
Cuba est donc à la recherche d'entreprises étrangères « disposées » à investir dans l'île pour extraire le brut. La Russie pourrait être sur les rangs ...
Sources : Ria Novosti, Wikipedia, le Parisien
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