La Commission européenne a des doutes ...
Elle soupçonne en effet que certains groupes sidérurgiques n'aient établi en commun un cartel dans de l'acier.
Des soupçons qui vont beaucoup plus loins que de simples paroles puisque Bruxelles a adressé en octobre dernier des communications de griefs.
Les regards de la Commission pointent plus particulièrement des fournisseurs de fils d'acier utilisés pour renforcer des matériaux de construction, comme le béton armé ainsi que pour les grillages et les armatures en acier.
Bruxelles reste néanmoins prudente, se refusant à l'heure actuelle à communiquer l'identité des sociétés concernées, indiquant seulement qu'elles lui ont toutes répondu et que ces réponses sont en cours d'examen.
Le sidérurgiste finlandais Rautaruukki a toutefois confirmé à Dow Jones Newswires qu'il avait reçu une lettre de la Commission, dans laquelle son ancienne filiale Fundia est accusée d'avoir participé à un cartel entre 1996 et 2001. Selon lui, "des dizaines de sociétés européennes" ont reçu un courrier similaire. Fort impact à prévoir le cas échéant : si les griefs s'avèrent justifiés, les entreprises encourent une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires.
Pour rappel, une communication de griefs constitue une étape officielle des enquêtes de la Commission européenne en matière d'ententes. Le destinataire peut répondre par écrit ou demander à être entendu pour exposer les faits susceptibles selon lui d'écarter les objections de Bruxelles.
Sources : AFP, Dow Jones Newswires, JDD

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