Nouvel épisode dans les « amours » atomiques de feu le couple Siemens/Areva NP.
Les groupes français Alstom et italien Finmeccanica ont démenti mardi des informations de presse affirmant qu'ils entreraient au capital de la filiale de réacteurs nucléaires du groupe français Areva, à la place de Siemens.
Mais attention à la subtilité de la « chose », si les deux compagnies ne souhaitent pas prendre la place – et la part – de Siemens, cela ne signifie pas, bien au contraire qu’elles soient totalement « désintéressés » par une prise de participation plus « large ».
"Alstom n'est pas intéressé par le rachat de tout ou partie de la participation de Siemens dans Areva NP", a ainsi tenu à indiquer un porte-parole du groupe. Pour rappel, le quotidien Il Sole 24 Ore a affirmé mardi que Finmeccanica pourrait remplacer, seul ou de façon "plus probable" avec le groupe français Alstom, l'allemand Siemens au capital d'Areva NP.
Contrôlé à près de 30% par Bouygues, Alstom plaide néanmoins depuis des mois pour un "rapprochement industriel global" avec Areva, au-delà d'une simple prise de participation dans le groupe nucléaire.
Le côté « simpliste » de la reprise de la part de Siemens pourrait ne pas être de tous les goûts … alors qu'en janvier dernier, le patron d’Alstom , Patrick Kron avait affirmé rester "favorable à un projet de rapprochement avec Areva", tout en reconnaissant que le projet ne progressait pas.
De son côté, Finmeccanica a démenti mardi avoir quelconque velléité de se "substituer" à Siemens, dans la coentreprise Areva NP.
Alors que la France se débattait avec les conséquences de la tempête Klaus, Siemens avait annoncé qu'il cédait sa participation dans Areva NP. Selon le groupe allemand, sa participation de 34 % sera vendue d'ici trois ans à Areva, l'actionnaire majoritaire, la transaction restant néanmoins soumise à l'autorisation des autorités de la concurrence.
Le groupe allemand justifiait alors son opération par une marge de manoeuvre trop réduite au sein de la société conjointe. "Nous voulons jouer un rôle actif dans les développements à venir, et ceci est également valable pour l'industrie nucléaire. C'est pourquoi nous avons pris cette initiative", avait ainsi affirmé dans un communiqué le patron de Siemens Peter Löscher.
Selon Siemens, le prix de cession sera convenu par les parties contractantes suivant les modalités et conditions du pacte d'actionnaires. Le groupe précisait par ailleurs qu'il souhaitait mettre un terme à la coentreprise le plus rapidement possible. Si l'on en croit des sources proches du dossier, la part de Siemens dans la filiale Areva NP est estimée à 2 milliards d'euros.
Sources : AFP, La Vie Financière, Challenges

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