Air France KLM : le titre s'envole à la Bourse de Paris

Air_france_concorde Le titre Air-France semblait s'envoler vendredi matin à la Bourse de Paris. Raisons d'un tel succès : la satisfaction des investisseurs rassurés par des résultats certes très dégradés au troisième trimestre, mais meilleurs qu'attendus.

Encore une fois, comme c'était le cas pour l'action Renault hier, le principe du « c'est moins pire que pire » a joué en faveur du titre.

A 10H06 (09H06 GMT), l'action Air-France KLM prenait ainsi 5,32% à 8,14 euros, dans un marché en forte hausse de 2,23%.

Rappelons toutefois que les affaires sont loin d'être mirobolantes pour Air France. Au troisième trimestre de l'exercice 2008-2009, clos en décembre, sa perte d'exploitation s'élève tout de même à 194 millions d'euros ... alors que la compagnie aérienne avait enregistré un bénéfice de 311 millions d'euros pour la même période un an auparavant.

Mais – et c'est là toute la "subtilité" de la chose - les analystes s'attendaient à un déficit plus important. Si la Société Générale tablait sur une perte de 215 millions d'euros, le « pronostic » de CM-CIC Securities s'approchait de 205 millions.

Le groupe a également annoncé vendredi un résultat d'exploitation en baisse de 69,3% à 445 millions d'euros pour les trois premiers trimestres de l'exercice fiscal 2008-2009, estimant que le troisième trimestre reflétait "l'accentuation de la crise économique".

Air France-KLM précise toutefois qu'au cours de cet exercice, le chiffre d'affaires a connu une progression de 3,0% à 18,96 milliards d'euros.

Deux raisons majeurs semblent avoir conduit à de tels mauvais résultats : si certains analystes pointent la forte dégradation du trafic aérien, d'autres mettent en avant les effets négatifs des couvertures après la chute du cours du pétrole observée depuis le mois de juillet. Les observateurs notent également une forte dépendance du groupe aux classes Premium.

Si ces dernières représentent un volume passager de 25% chez Air France, elles assurent près de 48% des revenus du groupe.

Dans cette optique, Air France a lancé en avril dernier une nouvelle classe au confort supérieur à celui de la classe économique mais moins chère que la classe affaires. Les nouveaux sièges devraient équiper les vols longs-courriers, sauf les Boeing 747, à l'hiver 2009-2010. L'offre vise particulièrement les PME-PMI (petites et moyennes entreprises et industries), au budget et au nombre de voyages limités. Les tarifs devraient être supérieurs d'environ 30% à ceux de la classe "éco".

Le groupe a par ailleurs annoncé que 1.000 personnes ne seraient pas remplacées, sans que des licenciements ne soient envisagés. Selon une porte-parole de la compagnie aérienne, les départs seront réputés « naturels », mis en oeuvre par le biais de départs en retraites, de départs volontaires, de fin de contrats à durée déterminée, ou grâce à la mobilité interne. Il s'agirait de "la vie normale de l'entreprise".

Sources : AFP, Associated Press

 

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée