La Rubrique de H. Taxpayer. 20 janvier 2009

Lynchage_2 "Shoot the bankers, nationalise the banks   "
auquel on peut rajouter :
" For the moment, though, I cannot think of a more popular policy than shooting the bankers and nationalising the banks. It might even win Mr Brown an election. Come to think of it, it could also be the way to get us out of this mess. "
Traduit, cela donne :
"Pour le moment, je ne peux penser à une politique plus populaire que celle de fusiller les banquiers et nationaliser leurs banques. Cela pourrait même permettre à M. Brown de gagner une élection. Et, j'y pense aussi, cela pourrait également être la voie pour nous sortir d'affaire."
Cet article du Financial Times résume une évolution qui, quand elle était lue ici, était perçue comme "rouge". Et dieu sait si on me l'a dit.

L'histoire des siècles précédents nous apprend qu'il n'y a jamais rien de plus populaire qu'un massacre bien juteux.
La catharsis n'entraine pas sur le coup, un violent rejet, mais la popularité.
C'est la violence qui perdure qui est mal perçue. Raison pour laquelle, Staline maniait la terreur en virtuose. Il savait toujours à quel moment s'arrêter et ne s'en prenait jamais aux mêmes groupes.
Le magazine FORTUNE, lui, dresse la liste de proscriptions.
Mais, en plus de cela, d'être avare, cupide, rapace (cause de leur vocation autant intime que profond) ils manquent d'intelligence (quand c'est poliment dit), ou ils sont cons comme des valises (pour parler vulgairement).
Le durcissement envers les banquiers concerne même Lallouette : "Les banques qui voudront bénéficier des nouvelles aides de l'État devront limiter les dividendes aux actionnaires et renoncer à verser des bonus à leurs dirigeants ".
On peut d'ailleurs se poser des questions sur la santé mentale des dites personnes : cherchent elles à se faire haïr profondément ?
"toute interférence dans les décisions du comité de rémunération est malsaine " ose sortir M. Pauget, directeur de Crédit Agricole SA, mendiant bien connu des aides de l'état (malsaines aussi ?). 

L'extrémisme des membres de l'aristocratie, très peu méritocratique, mais gourmande de sinécures, c'est cela qui provoque les réactions extrémistes dans l'autre sens.
Et dans les débordements qui suivent, ce sont les gens qui croyaient au système, les cocus, les plus furieux.
Pour terminer : les rémunérations doivent" tenir compte à la fois de l'intérêt général de l'entreprise, des pratiques du marché et des performances des dirigeants."
Vu le résultat de 2008, les banquiers vont devoir payer pour bosser.

Mardi 20 janvier 2009

 

6 Commentaires

  1. 1

    Jérôme

    C'est Barack Hussein Ocaca qui fait la cerise sur l'arbre ?

    Il fixe le ciel ... le messie cosmoplanétaire cherche-t-il sa planète d'origine ?

    Les 3L des merdias risquent de vite s'appliquer : léché, lâché, lynché ...

  2. 2

    Pas de reprise des transactions avant longtemps

    La prétention des vendeurs, l’inconsistance des AI ne laisse pas entrevoir un déblocage rapide du marché. La décroissance va donc se poursuivre pendant de longs mois, le temps que les gugusses qui nous gouvernent comprennent enfin qu’il faut prendre des mesures coercitives en direction des agences des Notaires et des propriétaires : par exemple annoncer que d’ici un an, la remise aux normes des biens vendues sera obligatoire ou provisionnée directement sur le montant de la vente.

    Là, il y aurait une remise en équation immédiate de l’offre et de la demande.

    Mais les politiques ils s’agitent beaucoup mais ne prennent aucune décision. Ce n’est pas très grave les gens en attente d’une acquisition, attendrons le temps qu’il faut pour le dénouement de cette crise. Avec les biens à presque 3 fois leur prix, il vaut mieux se retenir, non.

    Mais Bouygues, l’état, les communes et régions ne pourront pas attendre indéfiniment, eux. ils ont des dettes à financer!

  3. 3

    baretous

    """par exemple annoncer que d’ici un an, la remise aux normes des biens vendues sera obligatoire ou provisionnée directement sur le montant de la vente"""

    ben voyons! vous voulez pas les clefs gratos non plus!

  4. 4

    A vous de choisir

    Baretous

    « Vous ne voulez pas les clefs gratos non plus! »

    Deux cas :

    1 – L’on fait revenir les propriétaires sur terre : « Provisions bloquées lors de la vente pour la remise aux normes rendue obligatoire, … ça le deviendra, ce n’est qu’une question de temps» => Le marché se re-normalise rapidement avec un décollage du BTP et de l’économie

    2 – On laisse de temps agir. Nous sommes en dépression, -1,8% pour la non croissance de 2009, l’économie continue à se dégrader et au final le prix de l’immobilier se retrouve au sous-sol. Allez regardez les archives de l’époque. C’est édifiant. Dépression = dépréciation de tous les actifs.

    Dans les deux cas on arrive au même résultat pour l’immobilier. Mais dans le second cas, nous avons un chômage de masse, et là, l’état ou les caisses de retraites n’ont plus la capacité de verser les retraites. Alors, à vous de choisir ?

  5. 5

    PiKleQ

    Cette photo, c'est pas un peu trop ?

    On n'est pas obligé de mettre n'importe quoi comme illustration, si ?

    Ou bien vous avez un programme qui va chercher au hasard, malencontreusement ?

    Je trouve le parallèle odieusement décalé, maladroit au mieux, irrespectueux pour les histoires et drames attachés à cette période de l'histoire (ségrégation, esclavage et racisme aux Etats-Unis, sauf erreur)

  6. 6

    patrick

    Décalé, oui, mais cet homme, un bouc émissaire était innocent.

    Les banquiers sont coupables, eux.

    La photo est rude, et l'histoire est rude. C'est toujours le récit des bains de sang.

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