Un terrain avait été évalué 157 millions d'euros.
Il est mis en vente à 15.3. Et sa valeur comptable était de 0.3, après elle fut réévaluée à 65...
"Par exemple, la propriété de Cadix ( voir ci-dessus), appelée Cortijo
Carvajal, avait une valeur comptable de 300 000 € et il lui a été
appliqué, sur les comptes de l'entreprise, une revalorisation de 65
Millions d'Euros, pour finalement être évaluée à 157 Millions d'Euros,
en décembre 2007, par le consultant Nord-Américain, plus du double.
Maintenant elle ne vaut plus que 15, 3 Millions". "
On le voit, la rentabilité finale de Martinsa était, en réalité, très faible, sorti des tours de passe-passe comptables, on ne peut plus classiques, même pas imaginatifs.
En effet, les terrains rentrent à la valeur historique, reste à celle-ci, jusqu'à ce qu'on décide de réévaluer.
On peut réévaluer en mettant en vente, c'est le cas souvent dans les ventes de magasins de centre ville. On ne crée rien, on empoche une inflation monétaire, à un moment, en sacrifiant ce qui est la véritable rentabilité, c'est à dire l'activité. Si l'entreprise en tire -provisoirement-, un résultat impressionnant, il n'a rien à voir avec sa véritable performance économique.
Le pire que j'ai vu, c'est un terrain industriel, acheté un bon prix (20 000 francs-or), en 1820 (c'est pas d'hier), ramené par la dévaluation de 1958 à 200 francs (nouveaux). La surface atteignait les 75 hectares. Bien entendu, ce terrain fut souvent exproprié (pour agrandir les routes adjacentes), ou vendu au fur et à mesure de la désindustrialisation.
La moindre parcelle apportait, soi-disant une "rentabilité", même 700 M2 vendus pour couper un virage. (Valeur nette comptable sortie, 1 franc -et oui, arrondie-, vente 170 000 francs)...
Le plus extraordinaire, c'est que les banques acceptent et gobent sans broncher de pareilles tours, en possédant elles-mêmes, des services à la fois comptables et d'analyse économique qui connaissent pourtant la portée réelle de ces manoeuvres, qui se doublent souvent, d'une distribution de bénéfices (dans certains cas d'ailleurs, la vente n'étant même pas réalisé, ce bénéfice est on ne peut plus virtuel et n'apporte aucun cash-flow).
Autant cela reste admissible pour muscler un bilan, autant c'est mettre une entreprise en péril s'il y a distribution de bénéfice. Je rappellerais aussi, qu'à une époque, le gouvernement Barre avait permis des réévaluation légale de bilan. Dans ce cadre juridique, elles n'étaient pas taxées, mais pas distribuables. Est-ce pour cela qu'elles n'eurent aucun succès ?
Il n'y a qu'une seule manière pour le banquier de marcher dans la combine, c'est de fermer les yeux et de mettre son cerveau aux abonnés absents.
En ce qui concerne le particulier, son tour viendra, de connaitre, délices et affres de cette baisse carabinée. A ce propos là, Detroit l'a déjà atteint. Le prix moyen y est passé de 80 000 $ à 13 000 et 18 000 dans les endroits où sont situés de "petites fermes", contribuant au ravitaillement des habitants.
Lundi 5 janvier 2008

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