Nationalisation de GM et Chrysler.

Images_5 Pour répondre à la crise, Deubeuliou met 17,4 G US $ dans le pot de GM et de Chrysler, et la nationalisation des deux firmes prend de moins en moins de gants.
Les conditions posées pour l'aide sont si drastiques, que les dirigeants, n'auront, de fait, aucune marge de manoeuvre.
Réductions de salaires et non paiement du chômage technique, "Les constructeurs automobiles et les syndicats doivent comprendre les enjeux et prendre les décisions difficiles nécessaires pour se réformer", dans la droite ligne des politiques du "consensus de Washington", mais aussi peines pour l'actionnaire (actions privilégiés et dilution du capital) et les créanciers (dilution du capital en convertissant la dette).

Pour l'immobilier des grands lacs, donc, la crise va perdurer, la réduction des salaires n'arrangera pas les affaires.
En ce qui concerne la crise financière, convertir les dettes en actions, c'est dans les faits accepter une perte énorme.
Les intérêts, en effet, étaient certains, les coupons seront, dans un premier temps, interdits, donc c'est une perte énorme de revenu, pour des titres à la valeur aléatoire.
En réalité, tous les plans de relance ne soignent pas le mal : la déprime salariale.

Les taux d'intérêts dégringolent à toute allure ("la monnaie ne vaut plus rien" : F. Rohatyn), aux USA, au Japon et en Grande Bretagne.
Bien entendu, le banquier central européen, terriblement limité intellectuellement parlant, dit qu'il n'en fera rien.
L'année prochaine, devant l'aggravation de la crise, on va donc assister à un déculottage de JCT, qui, comme les autres, baissera plus vite que son ombre.
D'ailleurs, pour la chancelière allemande, il y a des années (au début décembre 2008), il n'était pas question de plan de relance.

Vendredi 19 décembre 2008

 

4 Commentaires

  1. 1

    @ Patrick & cristophe

    Si vous comprenez l'espagnol, lisez ceci : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/931382/12/08/Bruselas-teme-un-credit-crunch-que-podria-restar-64-puntos-al-PIB-comunitario.html

    Iceberg en vue !!!

    cordialement,

    in-crisis-we-trust

  2. 2

    baretous

    Bruxelles craint un "credit crunch" qui pourrait soustraire 6,4 points de PIB

    Europa Press | 15:22 - 19/12/2008

    La Commission européenne a mis en garde contre le risque que dans les mois à venir il y aura un "effondrement du crédit (credit crunch), en raison de pertes, ce qui a entraîné dans des banques de crise financière. Cette contraction du crédit pourrait soustraire à la croissance économique entre 0,5 et 6,4 points de pourcentage, selon les estimations fournies dans le rapport semi-annuel sur la zone euro. . Pour éviter de tomber dans ce "cercle vicieux", de l'exécutif européen appelle à la réfection des banques.

    Les banques ont déjà commencé à renforcer "considérablement" les conditions de crédit et l'intention de continuer à le faire au cours des prochains mois afin de compenser les pertes subies en raison de la crise financière. Et bien qu'il ne soit pas encore clair si la crise va conduire à un effondrement du crédit ou tout simplement un rationnement de celui-ci, Bruxelles estime que "le risque d'un effondrement du crédit est nettement plus élevé maintenant."

    Des conséquences dramatiques

    Selon les estimations de la Commission, l'offre de crédit pourrait se situer entre 1,5% et 17%. . Et cette contraction conduirait à une réduction de la croissance du PIB compris entre 0,5 et 6,4 points. Il serait bien dans un "cercle vicieux" qui pourraient avoir des "conséquences dramatiques" pour la croissance et l'emploi dans la zone euro, selon averti directeur du Service des affaires économiques de l'exécutif communautaire, Marco Buti.

    . "La croissance du PIB réel en 2009 est donc une manière décisive que les banques prêtent à l'économie", souligne le rapport.À cet égard, la Commission a souligné que «la réfection des banques est indispensable pour empêcher un resserrement du crédit qui pourrait avoir de graves effets négatifs sur l'économie réelle».

    Le rapport note que, depuis Octobre dernier la crise financière a continué de se détériorer. La banque de plans de sauvetage ont empêché l'effondrement du système financier, mais les tensions sur les marchés "restent extrêmement élevés."

    Impact sur l'économie réelle

    . "L'impact de la crise financière sur l'économie réelle est de plus en plus visible", le directeur général des affaires économiques.. Au cours du troisième trimestre, l'euro est entré en récession, le PIB a baissé pour le deuxième trimestre consécutif et contracté de 0,2%. La baisse est due principalement à la forte baisse des exportations nettes, mais également un contrat d'investissement pour le deuxième trimestre consécutif à un taux annuel de 2-3% à la suite d'une forte correction dans les marchés du logement, mais aussi une plus grande faiblesse de l'investissement des entreprises.

    . La consommation des ménages est restée faible et les perspectives à court terme ne sont pas bons pour la détérioration du marché du travail. La récente baisse de l'inflation, qui est tombé à 2,1% en Novembre, cependant, augmentera le revenu disponible des foyers.

    La confiance des consommateurs et des entreprises, ce qui conduit à affaiblir depuis l'été 2007, a connu une détérioration sans précédent au cours des deux derniers mois, ce qui suggère qu'il y aura une nouvelle contraction de l'activité dans les mois à venir. "

  3. 3

    Jérôme

    En gros, ils découvrent que l'eau est humide ...

  4. 4

    Soldes à -50 et -70 % pour bientôt

    On voit beaucoup ici ou là des supputations sur la future évolution du prix de l’immobilier.

    Tu n’as pas la capacité d’acheter, alors tu ne t’exprimes pas sur le sujet, car tu ne seras pas acteur sur toute la durée de cette très forte dépression (5 à 10 ans) qui s’accompagnera d’un chômage de masse.

    Pour preuve, les ASSEDIC n’arrivent plus à suivre la cadence des inscriptions.

    Une population qui craint pour son emploi ne fait plus de projet d’acquisition.

    Seules les personnes disposant de beaucoup de liquidités peuvent acheter et donc être acteurs sur l’évolution du prix de l’immobilier. Et lorsque l’on a beaucoup d’argent on est très regardant sur le prix. Il ne faut pas espérer les voir bouger avant les soldes de -50 à -70 %

    Il n’y a que les imbéciles désargentés pour acheter avec des prêts sur 25 ou 30 ans à n’importe quel prix !

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