Mon billet n'est en rien argumenté par des chiffres, tout le monde sait que les années passées ont été exceptionnelles en nombre de transactions. Pourquoi ce caractère exceptionnel ? Tout simplement car nombre d'acheteurs ont acheté bien plus tôt qu'ils n'auraient dû le faire dans un contexte normal. J'entends par normal une période avec des conditions d'emprunts rationnels et une pression sociale ("moi, ma maison a pris 100 %...") justement, sans pression. Résultat, tout le monde s'est passé le mot et le marché immobilier a ressemblé pendant plusieurs années au péage de Saint Arnoult-en-Yvelines durant le week-end du 15 août (la métaphore est moyenne, je sais).
Tout le monde s'est dépêché de passer (au péage ou au statut de propriétaire, au choix) et désormais le gros des acheteurs (trafic ?) s'en est allé. Reste donc une classe creuse, décimée par tous ceux qui sont partis acheter avant l'heure et décimée par la crise financière, la restriction du crédit...etc. Bref, peu de primo accédants restent pour soutenir, à sa base, le marché immobilier et même s'ils veulent soutenir le marché en achetant, ils ne le peuvent pas forcément. La route des départs sera donc fluide pendant longtemps, celle des retours (ndlr : la revente) risque de bouchonner sévère. Et méfiez-vous de Bison Futé...
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17 Commentaires
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Bien vue la métaphore filée.
C est au moment la que zorro arrive. Cad l état qui veut maintenant garantir les prêts immobiliers.
Mais l immobilier, cest bien trop cher......
En plus, maintenant pour acheter une voiture, on y réfléchie 10X, voir plus, pour ne plus rien acheter.
L état va s essouffler a essayé de gonfler un ballon crevé.
Et hop, encore une fournée de crédit.
Le crédit, c est en quelque sorte un anxieulitiques, un somnifere. Quand le manège s arrète....ça craint.
04 novembre 2008 à 00:172
C est la dépression.
04 novembre 2008 à 00:193
citation de l'article :
Martine (...) touche certes un salaire fixe, (...)mais il ne s'agit que d'une avance sur commissions, déduite de ses prochains salaires qui dépendent, eux, de ses résultats.
Si Martine connaît une période de quelques mois sans vente, sa dette vis-à-vis de son employeur grossit et les rares affaires qu'elle réussira éventuellement à conclure viendront juste la réduire et ne lui rapporteront rien de plus."
Alors ça c'est la meilleure : transformer directement un salaire en dette !!
04 novembre 2008 à 02:454
de plus les personnes de 33 ans et moins sont effectivement une classe creuse: second choc petrolier et fin du babyboom en France en 1975 (entre 1975 et 1947 la pyramide des ages est un cylindre).
04 novembre 2008 à 09:515
Je pense également que le contre-coup de l'anticipation d’achat des jeunes ménages va jouer dans l’effondrement du marché immobilier.
Mais un autre phénomène dont on parle moins mérite d’être souligné : celui d’anticipation des divorces. L’anticipation des divorces touche certes moins de ménages que l’anticipation d’achat des jeunes, mais son contre-coup est double :
- moins de divorces, donc moins de demande,
- des recompositions, donc plus d’offre.
Pendant les 10 années de croissance, on a justifié l’augmentation de la demande par l’explosion du nombre de divorces et donc du nombre de ménages. C’était en réalité un cercle vicieux. En effet, l’augmentation du prix de l’immobilier facilite la séparation en permettant de faire une plus value sur la vente du logement. Sans aller jusqu’à dire que l’augmentation des prix de l’immobilier incite à la séparation, on comprend bien qu’un couple en difficulté divorcera plus facilement dans une période de hausse que dans une période de baisse.
Lorsque les prix descendent, la tendance est plutôt à la moins-value (voir à la negative equity). Il est beaucoup plus difficile de se séparer, alors on se supporte, on s’arrange comme on peut. Des études ont déjà été réalisées qui ont prouvé ce phénomène. On voit ici le premier effet de l’anticipation des divorces, similaire à l’anticipation d’achat par les jeunes ménages : la demande de logements s’effondre.
Le deuxième effet de l’anticipation des divorces, c’est l’augmentation de l’offre de logements conséquente à la recomposition des familles. Une grande partie des personnes qui se sont séparées ces dernières années sont appelées à se remettre en couple et donc à libérer un logement sur deux (ou à libérer deux logement pour en acquérir un troisième, ce qui revient au même).
Ces deux effets cumulés pèseront selon moi très fortement sur le marché de l’immobilier.
04 novembre 2008 à 09:546
Bronto,
Qu'es ce que tu peu raconter comme conneries, c'est incroyable ta capacité a inventer des histoires. Le pire en lisant ça pourrais même tenir la route.
04 novembre 2008 à 11:077
Disons qu'il faut nuancer par le fait que les gens qui ont "anticipé" leur achat ont quand même pu commencer a rembourser plus tot leur emprunt (même en admettant qu'ils aient payés le prix fort si les prix baissent bcp maintenant). Donc l'équation est un peu plus compliquée (même si c'est bcp moins compliqué que les prod structuré) et je pense doit s'appréhender cas par cas.
04 novembre 2008 à 11:258
@ TOTORO
c'est pourtant vrai et l'avance sur commissions, c'est le moyen le + usité par les patrons d'agences immobilières pour rémunérer leurs négociateurs salariés
04 novembre 2008 à 11:279
Je ne sais pas encore si je vais acheté le dimanche après midi (vert en province) ou bien attendre le lundi matin ( ultra vert, route complètement dégagé)
04 novembre 2008 à 13:3210
Références :
http://www.savills.co.uk/news.aspx?category=latest%20news&id=9872&page=0
http://www.lefigaro.fr/immobilier/2008/08/09/05002-20080809ARTFIG00608-avec-la-crise-immobiliere-les-anglais-divorcent-moins-.php
04 novembre 2008 à 14:5311
Stefanou,
merci de lire ces deux billets pour voir que Bronto n'est pas à côté de la plaque :
http://www.le-blog-immobilier.com/2008/10/limmobilier-va.html
http://www.le-blog-immobilier.com/2008/01/un-divorce-qui.html
Cordialement,
CY
04 novembre 2008 à 15:0612
Une proposition de réponse à la question du titre : en terme de demande solvable, il ne reste que ceux qui ont compris qu'une bulle était faite pour exploser, qui ont un apport personnel non négligeable, et qui seront d'autant plus intraitables qu'ils auront attendu plusieurs années, parfois dans des conditions de logement peu en rapport avec leurs revenus...
La curée des AI arrogants et des vendeurs prétentieux n'en sera que plus délectable !
Vae victis...
04 novembre 2008 à 15:3213
"moi, ma maison à prix 100 %"
Massacre de l'orthographe et de la grammaire, comme d'hab!
04 novembre 2008 à 16:2014
Stefanou,
Au lieu de persiffler, demande toi plutôt pourquoi après plus de 6 mois, tu n'arrives pas à vendre ton T4 à Kingersheim, même après avoir baisser le prix de 15%.
Je comprends que tu sois amère.
04 novembre 2008 à 16:5315
ST a parfaitement résumé la situation :
- Il y a ceux qui voudraient et ne pourront pas car nous parlons de demande solvable, et
- Il y ceux qui pourraient aisément faire une transaction, mais qui ne le feront pas car il s’avent que le temps joue pour eux, que en période de récession, l’immobilier ne faut plus grand-chose, et que l’état doit être punis par où il a péché : plus de droits de mutation durant une période plus ou moins longue, le temps de lui apprendre à réfléchir est prendre les bonnes dispositions.
Et puis il u a les AI et les Chers vendeurs.
Il va leur falloir apprendre l’humilité : vendre un bien sur une courbe de déprécation qui vous glisse entre les mains est mission impossible.
Je jeu était fait depuis plusieurs années.
Pour ma part, l’imbécilité ambiante m’a fait perdre du temps et de l’argent.
Lorsqu’un vendeur en difficulté sera à porté de chèque, je me payerai sur la bête.
04 novembre 2008 à 21:0016
D'accord avec l'idée du début de ce post . Pour en remettre une couche je dirais qu'en 10 ans le marché a absorbé 20 ans de demande de période normale. Comment s'étonner que ça coince brusquement. Avec en plus la crise financière la demande du marché immo est comme une rivière asséchée.
05 novembre 2008 à 18:5617
Même dans la pire des situation ils vont nous dire que c'est toujours le moment d'acheter. Sauf que si tu achètes maintenantr et que pour divers raisons tui dois vendre dans 2 ans tu vas pleurer.
J'en connais un qui a acheté en 2006 et aujourd'hui il n'arrive même pas à le vendre au dessus du prix qu'il l'a acheté. A ce prix quasiment aucune visite. Il ne sait toujours pas à combien il va partir.
Et pendantr 2 ans il n'a payé que des intérêts d'emprunts + des taxes foncières + des charges énormes de copropriété + les frais de notaires. Bref une très mauvaise opération. Des pertes énormes.
Ceux qui veulent vous faire acheter en ce moment sont ceux qui n'achèteraient surtout pas.
J'attends des prix bien plus réalistes par rapport à la réalité des salaires et du contexte de récession qui nous attend.
-50% c'est pour bientôt et c'est mon dernier mot.
06 novembre 2008 à 18:35Ajoutez un commentaire
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