Le Koweït affirme être prêt à baisser sa production de brut, certes ... mais les conditions posées par le ministre koweïtien du Pétrole sont loin d'être facilement réunies. A savoir que les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole se mettent d'accord sur une réduction. Or, sur ce point les intérêts sont partagés, certains producteurs souhaitant garantir avant tout le cours du pétrole, privilégiant la valeur, tandis que d'autres pays, comme l'Equateur – privilégiant quant à eux le volume - estiment qu'une réduction de leur quota serait néfaste à court terme pour leur économie nationale.
A l'heure actuelle, le Koweït produit 2,4 millions de barils par jour, ce qui en fait le quatrième producteur du cartel.
"Le Koweït n'hésitera pas à soutenir le marché pétrolier mondial et réduira sa production (...) sur la base d'un accord entre les membres de l'Opep", a déclaré Mohammad al-Olaim.
Selon lui, il est nécessaire de "rétablir l'équilibre entre les besoins réels de brut" et l'offre, ajoutant que les surplus enregistrés dans plusieurs pays pourraient conduire à une saturation du marché.
Fin octobre, le ministre du Pétrole vénézuélien, Rafael Ramírez, avait affirmé que les pays exportateurs de pétrole, qu'ils soient ou non membres de l'Opep, devaient empêcher les pays consommateurs de constituer des stocks pour peser plus tard sur les cours du brut.
"Nous devons éviter que les grands pays consommateurs reconstituent des stocks, comme ce fut le cas dans les années 90, et qu'ils soient ensuite en mesure de manipuler les prix" du pétrole, avait ainsi déclaré M. Ramirez, également président de la compagnie pétrolière d'état Petróleos de Venezuela (PDVSA), lors d'un entretien à la télévision publique.
Pour rappel, les pays membres de l'Opep doivent se retrouver le 29 novembre en Egypte pour une réunion extraordinaire.
L'Iran, deuxième producteur et exportateur de l'Opep, s'est d'ores et déjà dit favorable à une réduction d'un million à 1,5 million de barils par jour (mbj) de la production de l'Opep.
Malgré la décision le 24 octobre du cartel de réduire la production de 1,5 mbj au 1er novembre, les prix continuent de dégringoler. On peut comprendre que certains privilégient le volume à la valeur, n'étant pas certains que leur "effort" de réduire la production ne soit compensé par une augmentation de la valeur.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a fini la semaine à 57,04 dollars.

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