Le président tunisien Ben Ali a annoncé samedi qu’il souhaitait une mise en place rapide de la Banque maghrébine de l'investissement et du commerce extérieur.
Selon lui ce projet aurait notamment le mérite d’accélérer l'intégration économique régionale dans le contexte de la crise mondiale.
"Les mutations économiques mondiales (...) imposent à nos pays d'accélérer la cadence dans la réalisation du projet d'intégration maghrébine, en tant que condition indispensable pour s'adapter à ces mutations", a-t-il déclaré samedi à l'ouverture d'une réunion de banques centrales du Maghreb et d'Europe.
"Nous formons l'espoir que l'ensemble des mesures prises à cet effet seront mises en oeuvre, et tout particulièrement l'entrée en exercice de la Banque régionale », a-t-il ajouté.
Selon lui, les besoin d'investissement, d'ouverture des marchés et de levée des barrières douanières constitueraient autant de priorités.
Pour rappel, les Etats de l'Union du Maghreb arabe (UMA: Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie) ont fixé à 2009 le démarrage de leur banque régionale.
La création de cette banque a été décidée depuis 1991 et son statut a été établi, sans toutefois que cette institution ne soit opérationnelle. Sa concrétisation est vivement recommandée par le Fonds monétaire international (FMI). Mi-novembre, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a appelé à l'accélération de la mise en place de la banque maghrébine pour faciliter la création de projets communs.
L’Union demeure néanmoins en suspens depuis plusieurs années en raison de divergences politiques entre ses membres, l’épineux dossier du Sahara occidental qui oppose le Maroc et l'Algérie demeure un frein certain.
En fin de semaine, Omar El-Kabbaj, ancien président de la Banque africaine de Développement et actuel Conseiller du Roi du Maroc a vivement déploré les aspects diplomatiques, qui impactent négativement sure l’UMA.
De son côté, Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, a mis l’accent sur les désaccords politiques » qui « pénalisent fortement la mise en pratique de l’accord, sur le plan économique ».
Selon M Ghozali, la stratégie de relance de l’UMA devrait désormais consister à « donner la priorité aux entreprises » destinées à être moteur dans l’application des accords commerciaux.
Pour M Ghozali, « la véritable question, qui se pose et qui s’impose » est de savoir si les pays du Maghreb sont « réellement capables de s’engager » dans le projet plus large qu’est l’UPM (Union pour la Méditerranée), « alors qu’ils peinent encore à trouver un terrain d’entente dans le cadre de l’UMA ».
Afif Chelbi, ministre tunisien de l’industrie, de l’énergie et des PME a abondé dans le même sens, déplorant à son tour « le retard qu’accuse l’édification de l’UMA ».
Source : AFP, UMA, APA

2 Commentaires
1
Espérons que les choses se fassent vite.
01 décembre 2008 à 12:592
Sur votre carte, bien qu'il est fait, à juste titre, une coupure dans le territoire marocain, vous avez omis, l'emblème ou le drapeau de la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique), reconnue par l'ONU en tant que territoire occupé par le Maroc, sans aucun droit ou lien légitime. Financièrement, l'existence de cette future "banque du Maghreb" n'apportera rien de plus à la cacophonie actuel qui "préside" les relations inter maghrébine.
01 décembre 2008 à 14:42Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.