Après avoir consacré un article à la fluctuation du CAC 40, puis un autre à celle du DAX 30, qui ont permis de conclure au caractère "non apocalyptique" de l'amplitude de la glissade de la semaine passée (mais pas de sa vitesse), traversons l'Atlantique d'un clic plein d'appréhension. Parce que du coté de Wall Street, pardon, mais la situation a des allures de Bérézina rapport à la déculottée que se sont pris les indices (le NDX 100 mis à part, ce qui peut éventuellement conforter l'idée que cet indice sera une des choses à tenir à l'oeil à la fin de la crise) depuis vendredi 4 octobre. Ci-dessus, la fluctuation du S&P 500 est visible sur le graphique de droite: n'importe qui observe donc que l'amplitude de la baisse a été double de celle des corrections "habituelles" sur cet indice. Dit autrement, le PER du S&P a été divisé environ par 2 en 5 jours. Ceci peut expliquer le commentaire cité de B. Ritholtz.
Coté DJI 30, ca n'est pas mieux. On observe encore une baisse "double" par rapport aux précédentes corrections, ce qui ajoute au coté spectaculaire de la chose. Mais il est indispensable à ce niveau de bien faire la distinction avec la situation sur les indices européens, qui bien que sérieuse, peut apparaitre comme bénigne par rapport à une telle curée! Bien entendu, avec une baisse pareille, tous mes programmes basés sur Fourier cessent de fonctionner puique celle-ci est percue comme une discontinuité dans les cours, et Fourier a besoin de fonctions analytiques. Donc exit les extrapolations des indices US pour un bon moment, sauf si on a une forte reprise dès lundi (mais j'en doute). Besancenot doit sabler le champagne en ce moment ...

2 Commentaires
1
"Bien entendu, avec une baisse pareille, tous mes programmes basés sur Fourier cessent de fonctionner"
12 octobre 2008 à 14:33hahahahaha :-)
2
Ben oui, ca vous étonne ?
12 octobre 2008 à 18:43Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.