Londres : plan de soutien aux banques lundi ?

Hbosworker_1005547cLes autorités britanniques devraient lancer lundi leur plan de recapitalisation des banques de détail.

Selon le Sunday Times, le "sauvetage" des quatre principaux établissements britanniques de ce type - HBOS, la Royal Bank of Scotland, Lloyds TSB et Barclays - nécessitent au total la bagatelle de 35 milliards de livres (44 milliards d'euros).

La mesure – si elle se concrétise - s'inscrira dans le cadre du vaste plan de sauvetage des banques annoncé mercredi par les autorités. Londres s'était alors dit disposé à injecter jusqu'à 50 milliards de livres (64 milliards d'euros) dans les banques du pays, afin de soutenir une augmentation de leurs fonds propres, garant de la stabilité des instituts financiers.

Cette entrée sans précédent de l'Etat dans le capital de banques britanniques devrait en faire le principal actionnaire d'au moins deux établissements bancaires, HBOS et la Royal Bank of Scotland, selon le Sunday Times. L'Etat britannique pourrait en effet détenir 70% du capital de HBOS et 50% de la Royal Bank of Scotland et pourrait être représenté au sein de leurs conseils d'administration.

Pour donner une idée de l'ampleur de l'intervention, le Sunday Times écrit que les cotations sur le London Stock Exchange pourraient être suspendues toute la journée de lundi pour donner le temps au marché de digérer son impact.

A Washington, où il a participé à la réunion des ministres des Finances du G7, le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, a déclaré samedi que le gouvernement britannique fournirait davantage de détails dans la semaine à venir.

L'entrée massive du gouvernement au sein du capital des établissements pourrait se faire par l'intermédiaire d'actions ordinaires. Une augmentation de capital sera levée, avec un droit de préemption accordé aux actionnaires existants. Les titres qui n'auront pas trouvé preneur seront rachetés par le gouvernement, croit savoir le Sunday Times.

Toujours selon le journal, la Royal Bank of Scotland devrait demander aux pouvoirs publics de souscrire à un appel de fonds de 15 milliards de livres (19 milliards d'euros). Rappelons que sa capitalisation boursière a chuté sous les 12 milliards de livres.

HBOS, principal banque de crédit de Grande-Bretagne, demanderait jusqu'à 10 milliards, la Lloyds TSB en réclamerait 7 milliards (8,9 milliards d'euros) et la Barclays 3 milliards (3,8 milliards d'euros).

Pour rappel, HBOS s'est entendu le mois dernier sur son rachat par sa rivale Lloyds TSB mais le projet de fusion pourrait être remis en cause par la chute du cours de l'action HBOS.

Barclays cherche quant à elle de plus trois milliards de livres supplémentaires de la part de plusieurs investisseurs potentiels, dont le fonds d'investissement du Qatar et la banque japonaise Sumitomo Mitsui, selon le Sunday Times.

En échange de ce programme de recapitalisation, le Premier ministre, Gordon Brown, a souligné que son gouvernement poserait des conditions sur l'encadrement de la rémunération des dirigeants et sur le soutien aux PME et aux accédants à la propriété.

Le plan de soutien britannique comporte également un volet sur les liquidités. La Banque d'Angleterre pourrait débloquer des prêts d'un montant total de 200 milliards de livres (250 milliards d'euros) pour inciter les banques à se prêter de nouveau de l'argent entre elles.

Sources : AFP, Reuters

 

4 Commentaires

  1. 1

    j-jour

    Quelqu'un ici aurait-il une idée pour expliquer l'attitude de Barclays qui semble préférer rechercher des investisseurs privés pour 7 milliards de livres? :=)

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=5964483

  2. 2

    el gringo

    Les banques allemandes envisagent de demander conjointement l'aide de l'Etat


    Les banques allemandes envisagent de demander conjointement l'aide de l'Etat pour éviter d'arriver en ordre dispersé et de mettre en exergue les difficultés de telle ou telle institution ébranlée par la crise financière, rapporte l'édition du magazine Focus à paraître lundi.


    Le parlement allemand a adopté vendredi un plan de soutien au secteur financier, d'un volume de 480 milliards d'euros, permettant à toute banque en difficulté de s'adresser à partir de lundi à l'Etat pour se tirer d'affaire.


    Les banques privées et régionales discuteront d'une telle éventualité lundi, selon un haut responsable de banque, cité anonymement par Focus.


    Martin Blessing, patron de la Commerzbank, la seconde plus importante banque allemande, assurait pour sa part dans un entretien paru samedi dans le quotidien populaire Bild que sa banque aller examiner en détail le programme d'aide offert par le gouvernement.


    "Nous examinerons tranquillement les mesures pour voir si elles sont susceptibles de nous intéresser," a affirmé M. Blessing au journal.


    Le patron de la Deutsche Bank, la première banque allemande, Josef Ackermann, interrogé par le magazine Spiegel à paraître lundi, a pour sa part affirmé que sa banque n'avait besoin d'aucune aide.


    "J'aurais honte si nous faisions appel à des fonds de crise d'Etat", a-t-il déclaré au Spiegel.


    Il a toutefois estimé, dans un entretien à paraître dimanche dans le Bild am Sonntag, que le gouvernement devrait se montrer moins stricte dans ses prescriptions aux banques en difficulté.


    "Plus les prescriptions seront strictes, moins (les banques) seront prêtes à demander de l'aide", a affirmé M. Ackermann, qui a notamment exprimé des doutes sur l'opportunité d'obliger les banques acceptant de l'aide à limiter à 500.000 euros par an le salaire de leurs patrons.


    "Les plus habiles, qui sont ceux dont on a le plus besoin en période de crise, iront sinon chercher du travail ailleurs", selon M. Ackermann qui, pour sa part, a renoncé à son bonus annuel de plusieurs millions d'euros.


    La chancelière allemande Angela Merkel et ses ministres doivent se réunir lundi matin pour mettre un point final aux détails et conditions gouvernant l'octroi d'aides publiques aux banques.


    A partir de lundi, les banques en difficulté pourront demander soit des garanties sur des prêts à court terme (moins de 36 mois) qu'elles voudraient contracter auprès d'autres banques -- un poste pour lequel le gouvernement a prévu une somme de 400 milliards d'euros -- soit une recapitalisation, sous la forme d'une prise de participation de l'Etat, un poste pour lequel Berlin a alloué 80 milliards d'euros.


    Les modalités de l'aide accordée aux banques ne seront rendues publiques que dans la mesure où la forme juridique des banques l'exige, en vertu de la loi sur les sociétés cotées par exemple. Mais à part cela, elles seront "complètement opaques", avait affirmé vendredi le porte-parole du ministère des Finances, Torsten Albig.


    D'autres pays européens ont mis en oeuvre cette semaine des mesures similaires pour venir en aide au secteur bancaire.
    http://www.romandie.com/ats/news/081018114847.895nb2qk.asp

  3. 3

    el gringo

    Gordon Brown envisage un deuxième plan de recapitalisation des banques anglaises, le premier plan n'ayant pas réellement réussi à relancer la marché du crédit en Angleterre.
    http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=alK8OZ1jv654&refer=home

  4. 4

    el gringo

    GB: Gordon Brown appelle les banques à "la transparence"


    Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé samedi les banques à la "transparence" sur leurs actifs à risque, tandis que se multiplient les informations de presse sur l'imminence d'un nouveau plan de sauvetage financier.


    "Un des éléments nécessaires pour la prochaine étape est que la population comprenne bien que les actifs à risque ont été passés aux pertes et profits", a indiqué le chef du gouvernement travailliste dans une interview au Financial Times.


    "Nous devons être transparents là où nous possédons des actifs clairement à risque. Je compte sur le fait qu'on s'en occupe", a-t-il ajouté.


    Ces déclarations interviennent au moment où s'intensifient les spéculations sur l'annonce imminente par le gouvernement d'un nouveau plan de sauvetage du secteur financier. Londres avait déjà lancé en octobre un programme de 37 milliards de livres (41 milliards d'euros) visant à recapitaliser les banques et qui a conduit à la nationalisation partielle de plusieurs d'entre elles, dont RBS et Lloyds TSB/HBOS.


    Mais le plan n'a pas réussi à lever l'hypothèque qui continue à peser sur le système financier, comme en témoigne l'effondrement de Barclays, vendredi à la Bourse de Londres. L'institut, qui avait refusé le plan d'aide du gouvernement, a perdu vendredi un quart de son valeur en Bourse.


    Le choc a été si violent qu'il a contraint Barclays, dans un geste rarissime, à donner des indications sur des résultats annuels qu'il ne doit annoncer que le 17 février.


    Dans un communiqué diffusé vendredi soir, Barclays a assuré ne voir "aucune justification" à la chute de son cours en Bourse. La banque affirme que son bénéfice avant impôts pour 2008 sera "nettement supérieur" aux 5,3 milliards de livres (5,9 milliards d'euros) prédits par les analystes.


    Le titre de la Royal Bank of Scotland, détenue à près de 60% par l'Etat à la suite du plan de recapitalisation d'octobre, a également perdu plus de 16% à la Bourse vendredi.


    M. Brown et le ministre des Finances Alistair Darling se sont entretenus vendredi avec le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, ainsi qu'avec le président de l'Autorité des services financiers (FSA), Adair Turner.


    Selon les médias britanniques, le gouvernement étudie la possibilité de garantir des actifs "toxiques" et de les regrouper dans une "banque pourrie" afin de nettoyer les comptes des instituts et de leur permettre de prêter à nouveau à la population et aux entreprises.


    Quelque 200 milliards de livres (222 milliards d'euros) d'actifs douteux plomberaient les banques britanniques, selon les experts.


    Un porte-parole du Trésor a confirmé que "le gouvernement étudie un éventail d'options visant à prolonger le soutien aux prêts à l'économie". Une annonce sera faite "dans les semaines à venir", a-t-il ajouté.


    Selon la presse, un plan pourrait en fait être divulgué dès la semaine prochaine.


    Dans son interview au FT, M. Brown a averti que les turbulences du système bancaire faisaient planer le danger d'un "isolationnisme financier", les établissements se retranchant sur leur marché domestique.


    "Le plus grand risque après les événements de ces derniers mois est qu'on se retranche derrière ce que j'appellerais un isolationnisme financier", a-t-il dit.
    http://www.romandie.com/infos/news2/090117101221.hmjvx7uz.asp


    A lire aussi cet article du Telegraph sur les 200 milliards de livres nécessaires pour sauver les banques britanniques.
    http://www.telegraph
    .co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/4274083/200bn-to-save-banks-from-bad-debt.html


    Allemagne: énormes dépréciations d'actifs bancaires en perspective, selon le Spiegel


    Des dépréciations d'actifs colossales sont à craindre de la part des banques allemandes car elles n'ont pour l'instant déprécié qu'un quart de leurs actifs "toxiques", affirme l'hebdomadaire Der Spiegel, en évoquant la perspective de pertes à venir en milliards.


    Le magazine cite une enquête réalisée auprès de vingt instituts bancaires par la banque centrale allemande Bundesbank et l'autorité allemande des marchés financiers (Bafin), selon laquelle les banques allemandes possèdent au total 300 milliards d'euros d'actifs "toxiques" et n'ont pour l'instant déprécié que les plus "pourris", soit à peine un quart de la somme.


    "Le reste est encore inscrit dans les comptes à des valeurs illusoires", affirme le Spiegel.


    Selon le magazine, les experts économiques du gouvernement estiment nécessaires des dépréciations considérables, "qui devraient entraîner de nouvelles pertes très élevées pour les banques".


    Le ministère des Finances a pour sa part évalué à 1.000 milliards d'euros l'ensemble du volume des actifs à risque du secteur bancaire allemand, poursuit le Spiegel.


    Etant donnée l'ampleur de ce volume, le ministre des Finances Peer Steinbrück juge irresponsable la création d'une "Bad bank" qui se chargerait des actifs douteux des banques, ajoute le magazine.


    "Dans le pire des cas, cela conduirait à plus que doubler la dette fédérale", a déclaré un collaborateur de M. Steinbrück cité de manière anonyme par le Spiegel.


    Récemment, le chef de la commission parlementaire de contrôle du fonds public créé en octobre dernier par Berlin pour secourir le secteur bancaire (Soffin), Albert Rupprecht, avait dit soutenir les demandes en faveur d'une "Bad Bank qui récupérerait les valeurs problématiques des banques". Mais à la condition que les banques assument au final les pertes éventuellement occasionnées par leurs actifs, avait-il souligné.


    Le Soffin a prévu 80 milliards d'euros pour recapitaliser les établissements en difficulté et 400 milliards pour des garanties de prêts interbancaires.
    http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00110941-allemagne-enormes-depreciations-d-actifs-bancaires-en-perspective-selon-le-spiegel.htm

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée