Le (grand ?) trou du petit écureuil

Logo_caisse_epargne_ecureil La nouvelle était déja connue dès hier sur les sites de bourse, à savoir "le canard enchainé" qui révèle aujourd'hui le "besoin urgent" d'une recapitalisation des Caisses d'Epargne à la hauteur de 6.5 milliards d'euros (une paille, c'est 10% du budget 2009 francais). Bien entendu, la direction dément catégoriquement et l'AMF se fend d'une enquète sur la baisse du titre Natixis qui a perdu 90% de sa valeur par rapport à ses plus-hauts de 2007 (joie, joie!). La presse généraliste reprend tout de meme le "tuyau" du Canard (signe que ca ne doit pas etre aussi délirant que certains le laisseraient penser) ... Notons pour finir que le site Mediapart d'Edwy Plenel avait déjà publié une très longue enquète sur la dérive financière du groupe mutualiste, et que celle-ci les avait conduit à s'expliquer au tribunal.

 

15 Commentaires

  1. 1

    Jean-Philippe GREGOIRE

    Les comptes trimestriels consolidés, c'est pour le 30 octobre c'est ça ?
    On verra alors bien le haut du bilan.
    En attendant, cette info fleure bon le délit d'initié. Mais que fait l'AMF ?

  2. 2

    Laurent Gosse

    Ca devrait pas etre brillant, brillant si j'en crois le (long) dossier de mediapart. Les gars à Edwy ont fait un très bon boulot, d'ailleurs. L'AMF enquète sur d'éventuels arbitrages douteux au détriment de Natixis ... Ils essaient d'imiter la SEC en moins bien!

  3. 3

    dona

    Je serai étonné que l'on y voit quelque chose avec les comptes. Sauf annonce de leur part. Les comptes de banques ne veulent plus dire grand chose. Grâce aux CDS, une grande partie de leurs créances douteuses se retrouve dans la ligne risque divers. Cette ligne contient aussi les créances sorties de leur bilan à travers les CDO, SIV et autres.

    Nexia, par exemple, 12% de ratio tier 1 selon la direction. Cela en fesait une des banques les plus solides qui soit. Et pourtant, aucune banque ne s'est risquée à lui prêter d'argent. Et il a suffit d'une semaine pour que ses liquidités s'épuisent.

  4. 4

    dona

    Un autre exemple, Unicredit a participé au sauvetage de Hypo Real Estate. Elle a chuté de 25% depuis lundi (en Italie, les ventes à découvert sont encore autorisées), le marché pense qu'Unicredit va devoir se recapitaliser pour respecter les ratios prudentiels.
    Et bien non, Unicredit sort de son bilan les créances douteuses en créant une société adhoc.
    Au final, la banque est bien affaiblie par la faillite de Hypo Real Estate, mais cela n'apparaîtra pas directement dans le bilan. Du moins ses ratios prudentiels n'auront pas été touchés.

  5. 5

    Laurent Gosse

    La situation boursière d'unicredit a quand meme fait couler de l'encre de ce coté-ci des Alpes (j'habite en Italie) ... Mais tes remarques sur le hors-bilan sont tout à fait fondées.

  6. 6

    lionnel

    petite info pour vous, dbk aurait des dettes s'élevant à 80% du pib de l'allemagne. en k de probleme, quelle solution ???

  7. 7

  8. 8

    Laurent Gosse

    @Lionel: honnètement, quoi vous répondre ? Il n'y a pas de solution à part la faillite, ou bien renflouer avec des décennies d'impots sur le revenu ... Vous pourriez sourcer votre info SVP ? C'est intéressant pour les lecteurs de connaitre les sources.

  9. 9

    lionnel

    désoler, pour la source... mais selon dj news dbk devrait accueillir des fonds souverains dans son capital... voila peut etre ma réponse. à suivre...

  10. 10

    Laurent Gosse

    En tout cas, le gouvernement de notre Président de petite taille a déja réagi:

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=5925498

    Crise : la Caisse d'Epargne citée, le gouvernement cherche à rassurer

    La Caisse d'Epargne, gestionnaire des économies de 27 millions de Français, a fait son apparition mercredi parmi les victimes potentielles de la crise financière, selon la presse, poussant le gouvernement à promettre de nouveau la garantie des dépôts.

  11. 11

    el gringo

    A la suite du rachat de Fortis par la BNP, l'Ecureuil et les Banques populaires parlent mariage pour sauver Natixis.


    "Natixis agit comme un syphon sur la trésorerie des deux groupes, solidaires de fait pour la gestion des liquidités"
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/10/06/l-ecureuil-et-les-banques-populaires-parlent-mariage_1103359_3234.html

  12. 12

    el gringo

    La Caisse d'Epargne perd 600 millions d'euros un "incident" boursier


    La Caisse d'Epargne a perdu "de l'ordre de 600 millions d'euros" dans un "incident" dans le cadre de transactions sur les marchés d'actions pendant la semaine du 6 octobre marquée par le krach boursier, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.


    "L'incident" s'est produit dans le cadre des activités de "dérivés actions" de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne (CNCE), l'organe central de la banque mutualiste.


    Cette perte a été subie dans le cadre de son activité pour compte propre, par opposition aux activités pour le compte de clients, précise le communiqué.


    "Compte tenu de son niveau de fonds propres, plus de 20 milliards d'euros, et de son importante liquidité, cette perte n'affecte pas la solidité financière du groupe et n'a aucune conséquence sur la clientèle", précise la CNCE.
    http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=19086

  13. 13

    el gringo

    Natixis perd 234 millions d'euros et provisionne 250 millions d'euros de pertes pour le quatrième trimestre


    Il n'y a pas que la Caisse d'Epargne qui ait perdu des centaines de millions (751) au moins d'octobre. Natixis reconnaît une perte de 250 millions au moins d'octobre et 234 millions de pertes au troisième trimestre et annonce déjà 250 millions de provisions pour le quatrième trimestre. Le journal La Tribune lui annonçait avant-hier presque 975 millions de pertes.


    Dans le détail, le coût du risque ressort à 454 millions d'euros. La faillite de Lehman Brothers lui a coûté 248 millions d'euros, celles de banques islandaises 39 millions. Il faut ajouter à cela que Natixis a été amputé par 349 millions d'euros de dépréciations d'actifs, essentiellement dans la BFI. Natixis a ainsi rallongé de 263 millions d'euros la facture sur les assureurs « monoline » et de 216 millions d'euros celle sur les produits structurés.


    Un nouveau plan social a été décidé et ainsi que l'arrêt d'activités dites très complexes comme les dérivés de crédit de type CDOs, les produits structurés ou exotiques.
    "Certaines activités pour compte propre que nous gérons en extinction (produits structurés) ont aussi souffert de la volatilité des marchés. Les dérivés exotiques de taux, que nous développons depuis une dizaine d'années, sont devenus très difficiles à gérer en raison des soubresauts de la courbe des taux. Les dérivés exotiques d'actions étaient également délicats à gérer en raison de l'impossibilité de couvrir les positions sur les lignes existantes". Ainsi, Natixis va "réduire voire arrêter une partie de ses activités les plus complexes" au-delà de ce qui était prévu initialement: aux produits à base de crédits, comme les CDO, vont s'ajouter désormais ceux à base de taux et d'actions."
    http://www.latribune.fr/entreprises/banques--finance/banque/20081112trib000309564/natixis-va-supprimer-plus-de-postes-que-prevu-.html

  14. 14

    el gringo

    NATIXIS : CNP serait favori pour la reprise de la branche Assurance


    CNP Assurance serait bien parti pour récupérer la branche assurance de Natixis, selon les informations de La Tribune. Ce, devant des concurrents comme Axa et Covéa. Groupama, AGF, ainsi que l'italien Generali seraient pour leur part écartés de la course. «CNP présente l'avantage d'être prêt de se rapprocher le plus du prix demandé par Natixis», selon le quotidien, qui cite plusieurs sources proches du dossier. La filiale des Caisses d'épargne et des Banques populaires souhaiterait récupérer jusqu'à 1 milliard d'euros pour cette cession.


    La Tribune évoque par ailleurs une «vraie logique industrielle» du fait que CNP est déjà le fournisseur du réseau de l'Ecureuil. Outre les synergies possibles, «CNP Assurances pourrait payer la transaction en cash comme le demande Natixis», pointe La Tribune. L'achat serait financé pour partie grâce à une augmentation de capital. Actionnaire à 40% de CNP Assurances, la Caisse des Dépôts aurait déjà donné son feu vert à l'opération. Reste à savoir si la Banque Postale, propriétaire de 17,74% du capital de CNP, est prête elle aussi à donner son aval à l'opération…
    http://bourse.lci.fr/news.hts?urlAction=news.hts&idnews=AOT081120_00008667&numligne=0&date=081120


    Natixis envisagerait de vendre sa part dans Caceis


    Natixis cherche à céder sa participation dans la société de conservation de titres Caceis, écrit La Tribune dans son édition de vendredi, sans citer ses sources.


    La banque d'affaires Rothschild s'occupe de conseiller Natixis pour cette transaction, ajoute le quotidien.


    Natixis a déclaré à La Tribune qu'il n'y avait pas d'avancées particulières sur ce dossier.


    La banque et Crédit Agricole se partagent à parts égales (50%) le capital de Caceis. Cette filiale commune a été créée en juin 2005 par Crédit agricole et, à l'époque, les Caisses d'Épargne. Un an plus tard, la part de 50% de l'Écureuil avait été transférée entre les mains de Natixis, sa filiale commune avec les Banques Populaires.


    Personne n'était joignable jeudi soir dans l'immédiat au Crédit agricole et une porte-parole de Natixis n'a pas souhaité commenter ces informations.


    Caceis, leader de la conservation en France et acteur majeur en Europe, gère la conservation de titres et de l'administration de fonds. Pour le moment, Natixis teste le marché et discute surtout avec le Crédit agricole qui dispose d'un droit de préemption sur sa participation, souligne le quotidien.


    Selon La Tribune, les activités de conservation de titres se valorisent aux environs de dix fois les résultats, contre près de vingt fois avant la crise. Avec un bénéfice net de 118 millions d'euros dégagé en 2007, sa valorisation serait, sur ces bases, d'environ 1,2 milliard d'euros pour la totalité de Caceis.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20081120.REU8039/natixis_envisagerait_de_vendre_sa_part_dans_caceis.html

  15. 15

    el gringo

    Natixis engage une «transformation radicale»


    Malmenée par la crise financière, la jeune banque de gros va réduire drastiquement le périmètre de ses activités de marché. Elle espère réduire ainsi son profil de risque. Une avancée dans cette direction était attendue. La banque devrait publier des résultats largement dans le rouge pour l’exercice 2008. Les crédits hypothécaires américains et les troubles des marchés lui ont déjà coûté près de 4 milliards d’euros. Son évolution en Bourse en a souffert. Avec une chute de 82 % en un an, le titre a réalisé la pire performance du secteur bancaire français.


    LE FIGARO. – Vous avez décidé de franchir une nouvelle étape dans la restructuration de Natixis et notamment de votre banque de financement et d’investissement (BFI)…


    Dominique FERRERO. – Oui, nous allons présenter au conseil de surveillance un plan de transformation radicale qui prévoit l’interruption et l’extinction de toutes nos activités de marché portant sur des produits complexes. Dans le cadre de notre programme de réduction des charges lancé au printemps dernier, nous avions commencé à réduire la voilure sur nombre de ces pôles. Les derniers événements de marché nous incitent à aller encore plus loin. Nous voulons sortir des métiers risqués comme les dérivés exotiques, le trading pour compte propre, les activités d’arbitrage… Nous définirons dans les semaines à venir le périmètre exact des restructurations, projet qui sera soumis, le moment venu, aux représentants du personnel.


    Nous réduisons drastiquement notre présence sur les activités de marché en Asie. Nous renonçons aussi à nos projets d’implantation en Inde et en Corée et nous diminuons notre présence aux États-Unis. Quant aux effectifs de notre BFI, ils seront réduits d’environ 15 %. À horizon 2010, les frais fixes de la BFI devraient ainsi diminuer entre 8 et 10 %.


    Ce nouveau tour de vis a-t-il été motivé par les événements d’octobre ?


    La volatilité d’octobre, qui s’est d’ailleurs poursuivie en novembre, a été provoquée par la faillite de Lehman Brothers. Depuis ce moment, nous évoluons dans un tout autre univers. Les investisseurs ne reviendront pas avant très longtemps sur les produits les plus complexes, notamment avec effet de levier. C’est pour cela que nous choisissons d’abandonner ces métiers, qui pourraient rester pour Natixis des foyers permanents de risques. Nous recentrons notre banque sur des activités qui assurent sa stabilité.


    À quoi ressemblera donc la nouvelle BFI de Natixis ?


    Elle sera concentrée sur les besoins de sa clientèle et sur sa zone géographique la plus traditionnelle, soit la France et l’Europe. Les ambitions internationales de Natixis, exprimées lors de sa création, sont de facto ajournées. Dans la BFI comme dans l’ensemble du groupe, nous nous concentrons sur les activités répondant aux besoins de notre clientèle classique : les réseaux de nos deux maisons mères, ainsi que les entreprises et investisseurs institutionnels. En matière de marchés de capitaux, nous mettons l’accent sur les métiers de flux aux revenus plus récurrents. Si Natixis a beaucoup souffert de la crise, c’est parce que la banque était trop exposée, au regard de la taille de son bilan, aux activités très complexes. Nous dotons ainsi la BFI de Natixis d’un modèle nettement plus résistant.


    Comment voyez-vous Natixis en 2009 ?


    En 2009, l’environnement économique s’annonce difficile. Notre gestion restera très rigoureuse et très réactive, elle sera marquée avant tout par l’accentuation de la maîtrise des risques et la réduction des coûts.


    Qu’en est-il de vos projets de cessions d’actifs ?


    À la suite de la revue stratégique de nos actifs engagée l’été dernier, nous avons envisagé de vendre nos activités d’assurance, dans le cadre d’un accord industriel de grande portée avec CNP Assurances. Natixis Assurances est une très belle société qui a connu un très bon développement ; nous l’estimons entre 1,5 et 2 milliards d’euros. Faute d’être parvenu à trouver un terrain d’entente sur sa valeur, j’ai décidé, en accord avec nos actionnaires de référence, de refermer ce dossier. Par ailleurs, s’agissant de Caceis, une société de conservation de titres que nous détenons à 50 % avec le Crédit agricole, nous étudions la cession de notre participation. Cette opération, si elle se réalise, permettrait au Crédit agricole d’en acquérir le contrôle majoritaire.
    http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=91377117

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