Limitation de vitesse pour le cours du pétrole ? Après être récemment passé sous la barre des 90 dollars, il a désormais franchi – à la baisse – le seuil des 70 dollars.
Les cours du baril de Brent sont en effet brièvement tombés en dessous de la barre fatidique à Londres mercredi pendant les échanges électroniques d'après-séance, réalisant un plus bas depuis 16 mois.
Les raisons d'un tel "fiasco" : le renforcement des craintes de récession et une nouvelle séance de panique à Wall Street.
Vers 21H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s'échangeait à 70,34 dollars, perdant 4,19 dollars par rapport à son cours de clôture de mardi.
Les cours sont retombés à 69,97 dollars peu après la clôture mercredi - à 70,80 dollars - un plancher qui n'avait plus été observé depuis juin 2007.
Le prix du baril a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le 11 juillet, où il avait atteint le record historique de 147,50 dollars.
La Bourse de New York a connu mercredi sa pire séance en plus de vingt ans. Son indice vedette, le Dow Jones, a chuté de 7,87%, sa pire chute depuis octobre 1987 en pourcentage, soit 733,08 points, à 8.577,91 points.

6 Commentaires
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Aprés vous avoir présenté mes plus respectueuses et cordiales salutations,"éminences grises" de notre merveilleuse sphére économicopolitique,
16 octobre 2008 à 09:53peut-on me dire, qui depuis le mois de juillet a pu voir une "once " de baisse de prix pour le "gogo de base" à la plus inconnue des pompes perdues dans la campagne en France et en Navarre?
Y-a-t-il une période, disons "tampon" pour qu'un jour, nous puission avoir une répercution " de déperdition positive"(sic) au plus profond " voire tréfonds"de nos plus maigres escarcelles françaises, oups je voulais dire européennes...
Si je viens de poser une question "sotte voire saugrenu " ne m'en veuillez point, je ne suis qu'un simple errant dans un monde de cohérence et de totale logique où il tellement facile de perdre la raison et l'entendement.
Un lecteur assidu de votre travail à toutes et tous...
2
Ah esope ! quel plaisir de vous lire ...
rien qu'à la "verve" j'ai reconnu votre esprit
N'hesitez pas à venir égayer ce blog de vos commentaires forts judicieux
le cours a baisse de presque 50% depuis juillet mais pas le prix de l'essence ... qui en profite, that's the question
tous ceux compris dans la chaine à mon avis SAUF .... le consommateur ...
16 octobre 2008 à 10:003
C'est amusant, parce qu'à la station du coin, j'ai observé une baisse de plus de 15 cents sur le prix de mon SP95, de 1.43 à 1.27 (je vis en province), ce qui fait une baisse de 10%.
La vraie question est quelle part représente le baril de brut dans le prix que nous payons à la pompe?
De manière très grossière (voir le lien en fin de commentaire), le prix du baril représente environ 25% du prix à la pompe, les taxes 50% et les 25% restant étant attribuables à la distribution et au raffinage.
Donc, une baisse de 50% du prix du baril (de $150 à $75) doit se répercuter à hauteur de 25% * 50% = 12.5%. On n'en est pas loin...
C'est un phénomène bien connu des économistes, mais il est toujours frappant de voir à quels points les consommateurs sont prompts à remarquer les hausses de prix et ont tendance à ignorer les baisses réelles...
16 octobre 2008 à 16:274
On est donc revenu au niveau prévu par la tendance observée depuis le début du siècle.
Autrement dit, la bulle spéculative est complètement dégonflée (comme celle du cuivre).
Reste à voir si le cours du baril va overshooter à la baisse. Je verrais bien un passage temporaire par un creux vers 55$ dans les semaines à venir. Puis des oscillations apparemment incohérentes qui se stabiliseront vers 70$ lorsque le calme sera revenu sur les marchés ( ca nous amène vers 2010).
Hum, disons plutot un baril à terme non pas vers 70$, mais vers 50€.
16 octobre 2008 à 19:445
Ca continue ...
Le pétrole chute sous 70 dollars à New York, au plus bas depuis août 2007
NEW YORK - Les prix du baril de pétrole ont de nouveau chuté jeudi à New York, tombant sous les 70 dollars pour la première fois depuis août 2007, après l'annonce d'une forte hausse des stocks pétroliers aux Etats-Unis la semaine dernière.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a fini à 69,85 dollars, en baisse de 4,69 dollars par rapport à la clôture de mercredi.
A Londres, le baril de Brent à échéance identique a perdu 4,48 dollars, à 66,32 dollars. Il est tombé pendant la séance à 68,57 dollars à New York et à 65,45 dollars à Londres.
Après avoir perdu 4 dollars mercredi, les cours ont replongé après la publication du rapport hebdomadaire du département américain à l'Energie (DoE), qui ont révélé une progression spectaculaire des stocks pétroliers la semaine dernière.
Les stocks de brut se sont étoffés de 5,6 millions de barils (mb) la semaine dernière et les stocks d'essence ont bondi de 7 mb, des chiffres dépassant largement les attentes des analystes.
Seules les réserves de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont reculé, de 500.000 barils.
Le recul de la demande s'est par ailleurs confirmé: sur les quatre dernières semaines, les Américains ont consommé en moyenne 18,6 millions de barils par jour de produits pétroliers, en baisse de 8,9% comparé à un an plus tôt.
17 octobre 2008 à 00:286
1°/ Réponse à esope : A la pompe de mon coin, le prix de vente est monté jusqu’à 1,55 €/L au maximum (fin juin ou début juillet) avec un brut de $147 par baril. Il est maintenant de 1,32 €/L par rapport au cours d’il y a environ dix jours, de l’ordre de $85 à $90 par baril. N’oublions pas que la principale taxe (la TIPP) est fixe (calculée sur les volumes) et que l’euro baisse par rapport au dollar lorsque le cours du brut baisse. Conclusion : les variations du cours du brut se répercutent de manière très amortie sur le prix à la pompe, il ne me semble pas qu’il y ait des anomalies.
17 octobre 2008 à 08:532°/ Réflexion par rapport à l’article : la très forte augmentation du cours du brut au cours de ces dernières années, jusqu’en juin dernier, indique que notre monde a perdu sa capacité à produire de l’énergie à faible coût et de la vendre à bas prix tout en satisfaisant simultanément une demande croissant d’année en année (trois caractéristiques qui ont généralement eu cours pendant les soixante années qui ont suivi la seconde guerre mondiale et ont alimenté une croissance rapide, permettant au système bancaire de prospérer en créant de l’argent à son actif par création de dettes au passif de leurs emprunteurs, lesquels ont généralement pu rembourser leurs dettes et prospérer grâce à l’expansion).
Il apparaît maintenant que cette période (la plus faste de toute l’histoire humaine) est révolue. Le recul du cours du brut (depuis juin dernier) sous l’effet du recul de la demande d’énergie (devenue trop chère) en est un signe. Nous débutons un changement d’époque : au cours des prochaines décennies, la production annuelle d’énergie poursuivra son infléchissement à la baisse, atteindra un maximum puis amorcera son déclin. Il est donc inéluctable que notre monde entrera en récession, puis en contraction, entraînant sur la même tendance la courbe de production de nourriture et, par voie de conséquence, celle de la population (limites malthusiennes). Dans un tel contexte, je ne suis donc pas étonné d’observer l’évolution actuellement erratique et imprévisible des valeurs boursières. Et je ne vois pas très bien comment le système bancaire actuel, même réformé, pourrait continuer à fonctionner dans l’avenir …
André Sautou
Illustration du commentaire : courbe de la production d’énergie de 1860 à 2000, cliquer sur l’en-tête « Energie et population » pour la visualiser.
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