Une victime de plus de la crise financière ...
Le groupe de vente par correspondance Camif Particuliers et sa maison mère, la coopérative Camif SA, se sont déclarés en cessation de paiement, et ce, deux jours après l'annonce d'un plan social à La Redoute.
Raison invoquées : la crise économique – bien évidemment – mais également des problèmes de trésorerie.
780 personnes salariés devraient être affectés par cette mesure. Le tribunal de commerce de Niort doit statuer sur le sort des deux sociétés lundi.
Le groupe de vente par correspondance Camif avait été fondé en 1947 pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre.
L'activité du mois de septembre a été en-deçà des prévisions et a entraîné des "tensions de trésorerie" qui, conjuguées à la crise économique, contraignent le groupe à se déclarer en cessation de paiement.
A fin d'inventaire, "les magasins, comme les autres canaux de vente, seront fermés pour quatre jours à compter d'aujourd'hui", a ajouté le groupe sans plus de précision.
Le site internet précise que « CAMIF Particuliers vient de régulariser une déclaration de cessation des paiements et que la société est en attente d'une décision du Tribunal de commerce sur la poursuite de son activité ».
En proie à de fortes difficultés ces dernières années, Camif Particuliers, qui s'est spécialisé dans la vente d'ameublement, est détenu à majorité par le fonds Osiris (66%), le reste du capital appartenant à Camif SA (34%) qui était auparavant sa maison-mère.
Fin août, la direction du groupe avait annoncé avoir réuni les 6 millions d'euros souscrits dans le cadre de son augmentation de capital, lancée fin juillet afin de compléter le financement de son plan de redressement. Le groupe avait parallèlement annoncé 509 suppressions de postes dont 365 chez Camif Particuliers et 144 chez Camif SA, sur un total de près de 1.400 personnes.
Depuis 1995, 740 postes ont déjà été supprimés à la Camif par le biais de trois plans sociaux.
Dans un communiqué, Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, demande au gouvernement de venir en aide à la Camif, un "fleuron de l'économie régionale".
Après le plan de sauvetage des banques et les mesures de soutien à l'économie annoncées par Nicolas Sarkozy, "les salariés de la Camif et leurs familles méritent tout autant la solidarité de l'Etat", écrit Ségolène Royal. L'ancienne candidate aux Elections Présidentielles demande par ailleurs le déblocage "en urgence" des moyens financiers "indispensables pour assurer leur avenir et un emploi".
Source : AFP, Camif, Reuters

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