Le maillon faible.

En ce moment, il y a foule de plaisantins. le pire, c'est qu'ils ne s'en aperçoivent, même pas.
Images_2 "Adieu aux maillons faibles". Bon. Il y en a des forts ? Je dis cela comme ça, mais j'en avais pas réellement la sensation.
"L'incertitude sur l'impact de Lehman tétanise la Bourse ". Là aussi, c'est du comique premier degré.
Une firme liquidée, ça ne vaut rien, tout est bradé. Encore plus marrant : seul l'immobilier aura un peu de valeur.
A Paris, les 150 employés ont été prié de s'inscrire à L'ANPE, par le téléphone public, alors que la filiale française est bénéficiaire. Donc 150 procès pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse, ni respect de la procédure.
A mon avis, il leur sera compliqué de se faire embaucher par une autre banque.

En effet, dans une faillite, il y a ce qui est sûr, la dette de 613 G US $, et l'actif, lui, de 640, pourrait s'avérer bien inférieur et surtout s'évaporer dans un bradage généralisé, comme dans toute faillite.
On est actuellement au rythme d'une faillite par semaine, on va donc passer à la vitesse supérieure.
P. Jorion, lui, parle d'une falaise de notation, ce qui revient à une notion comptable de base, la dette est certaine et la créance incertaine, la dette peut être exigible, beaucoup plus vite que les créances.
C'est le sens des faillites et des crises du XVII° et XVIII° siècles.
"La présence d’une falaise de crédit signifie que le risque de crédit qu’une compagnie représente pour ses contreparties est non–linéaire. Une chiquenaude et ce risque pourrait s’amplifier considérablement, les agences de notation traduiront alors cette chute brutale en rétrogradant cette compagnie de plus d’un cran, selon le barème qu’elles établissent entre risque de crédit et notation. La compagnie sera encore exposée davantage si elle a eu la folie de lier sa bonne santé financière au maintien d’une notation particulière  ".
Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez.
Stiglitz, lui, enfonce le clou. C'est la malhonnêteté des banques, la source de tous les vices.
C'était la seule manière de gagner beaucoup d'argent.

Jeter le maillon faible, c'est jeter toute la chaine.

Mardi 16 septembre 2008

 

3 Commentaires

  1. 1

    Abdel

    J'ai entendu dire que les traders de la filiale française avaient des contrats anglais (à vérifier) donc je suis pas sûr pour les procés

  2. 2

    jmdesp

    Effectivement, maintenant si la légalité de cette méthode pour monter les contrats se trouvait fortement contestée, résisterait-elle ?

    Recrutés et travaillant en France, accepter de signer des contrats de droit anglais a fait perdre beaucoup à ces employés, et le juge va bien rigoler quand le liquiditeur va expliquer que la compensation rendant le contrat honnête était le bonus payé en actions.

  3. 3

    un_simple_individu

    J'ai retenu deux propos que vous aviez écrit Patrick. "La réalité est têtue" et un de vos post titrait "chimère".

    Les envoyés spéciaux au pied de Lehmann à Paris diffusaient des images qui me semblait déja vu. C'était du moulinex, smobby et autre qui se répétait, mais avec une dimension "nouvelle". Ouais finalement, la réalité est têtue, malgré toutes les chimères idéologiques qu'ils apprirent par cœur dans cette alcove, lundi comme leurs homologues ouvriers ils ont découvert le versant factuel de la mondialisation. Avec un peu d'avance, la brillante City de Londres mets dehors des milliers d'individu partisan d'un système qu'ils croyaient indéfectible. L'espoir de faire partie d'une classe supérieure structure une société, la compréhension que le traitement est le même pour tous génère la défiance. Les bons soldats trompés deviennent les plus aguerries des mercenaires (foi perdu et volonté de blesser là ou ça fait mal)...s'ils étaient ouvrier on peut espérer qu'ils manquent d'expérience et d'organisation au combat, mais quand ils sont d'anciens "experts en stratégie" et autre "task force"...Coté dirigeant on prie pour qu'il n'y en ai pas trop.

Ajoutez un commentaire

Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.

elle ne sera pas publiée