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Les si jolis ports…

frederic sauvegrain Actualités, Immobilier 5 commentaires

P1000119 Un très ancien proverbe disait que la soie était souvent doublée de merde.
Vous avez vu, ces si jolis maisons, si bien bâtis, dans de si jolis ports ? Que ce soit à la Rochelle, Nantes, ou bien des villes européennes ?
Elles ont leur histoire, que Fernand Braudel a fort bien résumé ainsi :
" En 1935, un capitaine disait que le meilleur fret, c’était le passager de 4° classe, il s’embarquait et se débarquait tout seul". (Et ne coûtait rien, ou presque).
Quand au 15° siècle finissant, les européens découvrirent l’amérique, ils la conquirent et voulurent la mettre en valeur. Mais la population indigène s’effondra, victime du choc microbien.

Il naquit, bien avant le trafic triangulaire, un autre trafic, celui des pauvres.
La répression était le traitement de la pauvreté, et un trafic extrêmement juteux, vis le jour.
Au condamné à mort pour une  peccadille, on lui laissait le choix de "s’engager" pour le nouveau monde et on les vendait là-bas.
Pour certaines colonies américaines, c’était encore plus simple, c’était des colonies de surrendettés.
Ils restaient esclaves quelques temps, avant d’être libérés (pour ceux, rares, qui avaient survécus).
L’engagé ne coûtait rien, le nourrir, pas grand chose non plus, et les navires sur lesquels on les embarquait étaient à bout de souffle (mais à l’époque, on ne jetait rien).
Les irlandais disent d’ailleurs que la majorité de leurs compatriotes qui partirent pour les amériques reposent en route, parfois, par villages entiers.
Ce trafic était très lucratif, il précéda le trafic négrier et lui survécut, sous une autre forme.
Les négriers ne virent le jour que parce que la demande était telle, que malgré la bonne volonté des autorités à condamner sans rémission tout manquement à la loi, fut il bénin, que malgré la presse et son intensité (maximale en Irlande, mais aussi d’un fort honorable gabarit partout en Europe), on n’arriva pas à satisfaire la demande.
Mais, déporter le pauvre européen était peu coûteux, le trafic triangulaire demandait, lui, énormément de capitaux, le voyage durait de 3 à 5 années alors qu’un navire en partance pour l’amérique du nord pouvait faire plusieurs fois l’aller retour chaque année.
La traite des noirs fut qualifiée de "crime contre l’humanité". la traite des engagés, fut d’un très honorable gabarit aussi, et en quelque sorte, le coup d’essai.

Vous voyez, dans certains immeubles, les bénéfices de ces trafics.
La seule différence palpable étant que le trafic négrier était un trafic hautement capitalistique, le trafic d’ engagés, lui, nécessitait peu de capitaux, c’était un commerce de gagne-petit.

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5 commentaires

  1. Abdel 24 août 2008 à 14:58

    Si on fait le parallèle aujourd

  2. in-crisis-we-trust 24 août 2008 à 17:17

    Le retour de Patrick Reymond !!!
    Alors les vacances ?
    Finalement c’était Marbella ou St Tropez ?

  3. patrick 24 août 2008 à 17:33

    c’était Aalborg.

  4. in-crisis-we-trust 24 août 2008 à 22:35

    Il a avait sa boussole à l’envers, et voilà.. Aalborg. (Mais c’est pas mal non plus). ;-)

  5. c. yanes 25 août 2008 à 00:32

    Salut Patrick