Russie, Iran, Venezuela : Opep du gaz et alliance militaire ?

Venzuela_sukhoi Mais que cherchent à faire actuellement les 3 "comparses" Russie, Venezuela et Iran ?

Les trois pays réunis auraient-ils quelques velléités de former ensemble une Opep du gaz tout en se réunissant autour d'une alliance militaire, mêlant à la fois arme – virtuelle - pétrolière et achats d'équipements bien réels ?

De tels propos ne pourraient être toutefois que de "sombres" paroles, destinées avant tout à glacer encore plus d'effrois Etats-Unis et UE inquiets d'une possible guerre froide, sachant que même en l'absence de toute réalisation concrète de leur projet, chacun pris séparément a tout intérêt à laisser sous-entendre qu'ils pourraient se réunir autour d'une alliance militaire et gazière.

Selon la presse chinoise, le président vénézuélien Hugo  Chavez a annoncé dimanche que son gouvernement était prêt à  recevoir une flotte militaire russe, ayant surmonté les  difficultés des négociations avec la Russie sur l'achat de  l'appareillage.  L'information a été diffusée dans le programme "Alo  Presidente", télévisé et radiodiffusé. 

Hugo Chavez a par ailleurs indiqué que la flotte russe arriverait au port de  Guaira, situé au nord de la capitale, Caracas, et au port de  Cabello sur la côte centrale du pays. Il a ajouté que son gouvernement évaluerait l'acquisition de  sous-marins et d'avions militaires russes pour défendre les eaux  territoriales et l'espace aérien du Venezuela.

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, avait préalablement apporté son soutien à la Russie pour son intervention militaire en Géorgie, estimant que Moscou n'avait fait que réagir à une agression américaine. Pour Chavez, Washington utilise son allié géorgien pour affaiblir la Russie. "L'intention des Etats-Unis, c'est de réduire la Russie à sa plus simple expression", a-t-il déclaré lors de son allocution télévisée hebdomadaire. "La Russie a fait ce qu'elle avait à faire. Nous saluons le courage du président Dmitri Medvedev, nous sommes avec la Russie", a ajouté le président vénézuélien,

Hugo Chavez a par ailleurs justifié la « diversification » de ses  fournisseurs d'équipements militaires par le blocus sur les pièces de  rechange imposé par les Etats-Unis. "Les Etats-Unis font du sabotage. Les avions Hercules de  fabrication américaine (de l'armée vénézuélienne) n'ont pas de  pièces de rechange", a-t-il expliqué. Quant aux armes de fabrication russe, M. Chavez a indiqué que  le Venezuela avait pris livraison d'avions de combat de type Sukoï et envisageait désormais l'achat de sous-marins russes.

Ces dernières années, le Venezuela et la Russie ont signé des  contrats de quatre milliards de dollars pour des fusils d'assaut  AK-47 et des hélicoptères militaires.

En juillet dernier, le président vénézuélien Hugo Chavez, en visite à Moscou avait déclaré que Moscou et Caracas devaient devenir des alliés stratégiques dans la sphère militaire et pétrolière.

"La Russie et le Venezuela doivent devenir des alliés stratégiques dans le domaine du pétrole et de la coopération militaire et technique", a déclaré M. Chavez peu après son arrivée dans la capitale russe. "Ceci garantira la souveraineté du Venezuela, actuellement menacée par les Etats-Unis", avait alors indiqué le leader socialiste.

"J'aimerais également qu'un accord financier destiné à lancer la création d'une nouvelle architecture financière soit signé", a-t-il conclu, ayant notamment à l'esprit la fondation d'une banque commune russo-vénézuélienne et la création d'institutions financières alternatives au Fonds monétaire international (FMI) comprenant des pays tels que la Russie, la Biélorussie, l'Inde, la Chine et l'Iran.

Recevant son homologue vénézuélien Hugo Chavez, le président russe Dmitri Medvedev, avait alors déclaré que la question d'un cartel du gaz sur le modèle de l'Opep restait d'actualité. "Dans le domaine du gaz, il n'existe pas d'organisation analogue à l'Opep. Il existe différentes propositions pour discuter de la création d'une telle organisation", avait-il alors affirmé.

"Les décisions n'ont pas été prises mais il serait inexact de considérer que cette question est close", a-t-il ajouté, déclenchant des applaudissements dans la délégation vénézuélienne.

"Les prix ne dépendent pas de la position d'un ou plusieurs Etats (...) Ils doivent être justes mais cela ne signifie pas qu'il peut y avoir des accords sur les prix qui seraient imposés aux pays tiers", a déclaré M. Medvedev.

Fabuleuse aubaine tout de même que « tout ceci » pour la Russie d'engranger d'importants bénéfices dans la vente d'armements.

Le Vénézuela a quant à lui tout à y gagner d'inquiéter européens et américains, histoire – notamment – de faire remonter le cours du pétrole qui a de fâcheuses tendances à retomber actuellement, incitant même Chavez à laisser sous-entendre qu'il pourrait envisager une baisse de production de son pays, lors de la prochaine réunion de l'Opep.

Quant à l'Iran, le renforcement de sa position pourrait lui permettre d'amadouer les Occidentaux par rapport à son dossier nucléaire ... s'il en était besoin ...

Et puis ... l'Iran et le Venezuela lanceront une banque conjointe pour financer les projets de développement, a  rapporté en juin dernier la chaîne de télévision iranienne de langue  anglaise Press TV citant un ministre vénézuélien.   

La nouvelle banque binationale sera basée à Téhéran et  financera des projets d'infrastructure, de logement et de  technologie.

En juillet dernier, des responsables venus de 118  pays participant à la 15e conférence du Mouvement des pays non-alignés (MNA) à Téhéran ont manifesté leur soutien à la  position du président vénézuélien Hugo Chavez contre les  Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministère vénézuélien des  Affaires étrangères. 

Le MNA a exprimé ses inquiétudes au sujet de "la position  agressive de l'administration du président américain George W.  Bush envers le Venezuela". Fondé en avril 1955, le MNA est une organisation internationale des Etats qui se réclament indépendants de tout bloc et est  destiné à assurer "l'indépendance nationale, la souveraineté,  l'intégrité territoriale et la sécurité". L'Iran a assumé la présidence de la conférence du 31 juillet dernier.

Sources : Xinhua, Ria Novosti

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5 Commentaires

  1. 1

    Algerie / opep du gaz

    L’Algérie n’oeuvre pas à la création d’une OPEP du gaz selon le ministre Mourad Medelci qui s’exprimait depuis Téhéran.
    mardi 12 août 2008.
    Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui se trouve depuis dimanche en Iran dans le cadre d’une visite officielle du chef de l’Etat, a complètement évacué l’idée d’une « OPEP du gaz ». « Il n’est pas question d’aller vers un cartel du gaz, mais une concertation entre les pays exportateurs dont fait partie l’Algérie. » L’idée n’est pas encore retenue. L’OPEP est basée sur la coordination entre les pays membres et a des instruments de régulation du marché mondial alors que pour le gaz, les contrats, le marché et le système des prix sont différents », a déclaré le ministre. Et d’enchaîner : « Il est difficile d’imaginer aujourd’hui une organisation du gaz calquée sur celle de l’OPEP ». Des voix s’étaient, en effet, élevées dernièrement en Russie et en Iran pour la création d’un cartel des pays producteurs de gaz semblable à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont les 13 membres influencent avec leurs décisions les prix mondiaux du pétrole.

    Cette « OPEP du gaz » devait prendre la place de l’actuel forum des pays exportateurs de gaz (GECF), mais depuis l’annonce de cette idée rien n’a été fait pour concrétiser le projet. L’Algérie avait, tacitement, soutenu l’idée, ce qui avait provoqué une levée de boucliers de la part des pays consommateurs de gaz. Les États-Unis et l’Europe ont mis en garde contre un tel groupement, disant qu’il pourrait poser un danger pour la sécurité énergétique mondiale et de créer des Chambres pour une manipulation des prix. L’Algérie et l’Iran sont tous deux membres de l’OPEP et de la GECF. En novembre prochain, une réunion ministérielle se tiendra en Russie pour discuter d’une charte pour le forum, jusqu’à présent considéré comme un lieu de rencontre pour les pays producteurs de gaz. A noter que l’Algérie est l’un des principaux exportateurs de gaz dans le monde.

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    Iran/Opep du gaz

    L'Iran satisfait des relations avec le Venezuela, l'Equateur et le Paraguay
    Publié le : 16.08.2008 | 07h48

    Le vice-Président iranien, Samareh Hashemi, a exprimé sa satisfaction quant aux relations qu'entretenait son pays avec l'Equateur, le Venezuela et le Paraguay, lors d'une conférence de presse vendredi à Asuncion, en marge de l'investiture du Président Fernando Lugo.

    "Notre relation avec l'Equateur, en particulier avec l'arrivée au pouvoir du Président Rafael Correa, se développe vertigineusement" notamment dans le domaine énergétique, a indiqué M. Hashemi, dont les propos faisaient l'objet d'une traduction.

    "Sur la question de la production électrique, mais aussi sur bien d'autres, nous nous acheminons vers une relation étroite", a-t-il précisé.

    Le vice-président iranien a également rendu hommage à la relation avec le Président vénézuélien Hugo Chavez.

    L'Iran "est grand ami du Venezuela et aujourd'hui nous en avons un autre : le Paraguay", a-t-il déclaré. Le nouveau Président du Paraguay avait un peu plus tôt indiqué qu'il avait reçu un message de félicitations de son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.

    Interrogé sur l'idée de créer une "OPEP du gaz", que soutient M. Chavez dans la région et à laquelle le Paraguay pourrait se rallier, M. Hashemi sans toutefois la rejeter a estimé que "nous ne sommes qu'au début du chemin et l'idée n'avait pas encore été suffisamment explorée".

    Le vice-Président iranien s'est également exprimé sur les Etats-Unis en estimant que "l'économie de ce pays s'écroule et tôt ou tard, elle exigera le retrait des troupes partout où il y en a dans les différents pays du monde".

    A cet égard, l'Iranien a rappelé le soutien de son pays au peuple et au gouvernement d'Irak et souligné que les relations bilatérales étaient "optimales", en ajoutant que Washington devait rappeler les 160.000 soldats américains déployés dans ce pays.

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    Syrie/Russie

    Cqfd ? ....
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    Bachar al-Assad favorable au déploiement de missiles russes en Syrie
    11:15 | 20/ 08/ 2008 (heure de Moscou)

    MOSCOU, 20 août - RIA Novosti. Si la Russie n'a pas proposé à la Syrie de déployer sur son territoire de missiles de théâtre Iskander, les autorités syriennes sont néanmoins prêtes à envisager ce projet, a déclaré le président syrien Bachar al-Assad dans une interview au quotidien Kommersant à la veille de sa visite à Moscou.

    "Notre position est la suivante : nous sommes prêts à collaborer avec la Russie dans le renforcement de sa sécurité. J'estime que la Russie doit penser à sa réponse lorsqu'elle sera encerclée", a indiqué le président syrien.

    Washington envisage d'implanter un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne pour parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet, malgré les tentatives américaines pour rassurer la Russie.

    Selon les médias mondiaux de la semaine dernière, la Russie serait susceptible de répondre à l'ABM américain en Europe en déployant en Syrie ses missiles de théâtre Iskander.

    Il y a quelques années, la Syrie a soulevé la question de l'achat de missiles Iskander en Russie, à l'époque cela n'avait aucun rapport avec le système ABM, et actuellement "il n'y pas d'ententes concrètes et aucun pourparler n'est mené à ce sujet ces derniers temps ", a fait savoir M.al-Assad.

    Quant à savoir si la Syrie envisage volontiers une éventuelle proposition russe concernant le déploiement de missiles Iskander, le président syrien a dit: "En principe, oui. Nous n'avons pas encore étudié la question. Les experts militaires doivent examiner ce genre de projets. Lorsque nous aurons pris une décision, nous l'annonceront ouvertement et publiquement".

    Bachar al-Assad a reconnu que la coopération militaire et technique serait la question-clé lors des négociations avec les dirigeants russes.

    "L'achat d'armes a une grande importance. Pourtant, différents obstacles surgissent de temps en temps: il s'agit souvent de problèmes bureaucratiques, ou de retards dans la fabrication. Les problèmes financiers apparaissent parfois. J'estime qu'il faut dynamiser la coopération", a noté le président syrien.

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    Al Assad/Russie

    Situation en Géorgie: l'Occident tente d'isoler la Russie (al-Assad)
    20/08/2008 10:40 MOSCOU, 20 août - RIA Novosti. L'Occident veut isoler la Russie et les événements de Géorgie constituent l'apogée de ces tentatives, a annoncé mercredi le président syrien Bachar al-Assad.

    Bachar al-Assad arrive mercredi en Russie pour une visite de travail de deux jours sur l'invitation du chef de l'Etat russe Dmitri Medvedev

    "Nous soutenons pleinement la Russie... La guerre déclenchée en Géorgie constitue l'apogée des tentatives d'encerclement et d'isolement de la Russie. Nous condamnons ces tentatives que nous qualifions de poursuite de la politique américaine de "guerre froide". La Russie a agi au nom de la défense de ses intérêts légitimes", a déclaré le président syrien dans une interview au quotidien russe Kommersant.

    Selon lui, tout ce qui se passe actuellement en Russie, a déjà eu lieu en Syrie.

    "La crise en Ossétie du Sud a été provoquée par la Géorgie. Pourtant l'Occident accuse Moscou. C'est une altération des faits, ainsi qu'une tentative pour isoler internationalement la Russie. Ce processus dure depuis des années: d'abord, il (l'Occident) a voulu entourer la Russie de gouvernements hostiles, porter un coup à son économie, s'ingérer dans ses affaires intérieures, déployer à ses frontières des éléments du système ABM. Les événements de Géorgie sont la dernière action en date, a noté Bachar al-Assad.

    A la différence de la Syrie, qui s'efforce depuis plusieurs années de sortir de l'isolement international, la Russie n'est pas un petit pays, c'est une grande puissance, a-t-il souligné.

    "Dans la solution des problèmes les plus importants de l'Asie centrale, du Caucase et de l'Europe, la Russie est incontournable... Je pense, qu'après la crise géorgienne, la Russie est devenue plus forte. Il importe que la Russie occupe une position de grande puissance, alors, toutes les tentatives pour l'isoler seront vouées à l'échec", a-t-il conclu.

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