Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors d'une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul. Ceci, alors même que l’adhésion – de plus en plus probable - de la Géorgie à l’Otan provoque l’ire de Moscou
Rappelons également qu’en avril dernier, réagissant à l'annonce faite par Nicolas Sarkozy de l'envoi de 700 soldats supplémentaires en Afghanistan, les talibans avaient accusé le Président français d'avoir rompu une promesse électorale d'examiner un retrait des troupes françaises dans le pays.
Mais souvenez-vous, en septembre 2007, déjà, le blog finance indiquait qu'un accord entre Total et l'américain Chevron avait été conclu sur un champ pétrolier en Irak, ajoutant que la promesse d'un éventuel "soutien" militaire de la France envers les Etats-Unis - tout particulièrement en Afghanistan - avait pu fortement peser dans la balance.
Des soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan sont engagés depuis lundi dans un "incident majeur" avec des insurgés, dans la province de Kaboul, a-t-on appris par ailleurs mardi de source militaire. "Des soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité sont impliqués dans un incident majeur avec des insurgés dans la province de Kaboul depuis le 18 août", a indiqué l'Isaf dans un communiqué.
La France participe en effet à la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) de l'Otan, qui combat les insurgés talibans et contribue aux opérations de maintien de la paix en Afghanistan. L'Organisation a ainsi déployé quelque 50.000 soldats d'une quarantaine de pays en Afghanistan, aux côtés de 20.000 autres d'une coalition internationale de 13 pays sous commandement américain.
"L'incident a débuté en fin d'après-midi (lundi) et se poursuit (mardi)", a précisé la force de l'Otan. Cette opération implique des soldats français et se déroule dans le district de Saroubi, à quelques 50 km de la capitale afghane, selon une source militaire occidentale qui a requis l'anonymat.
Lundi soir, une source de l'état major français des armées à Paris avait affirmé qu'une "opération est en cours qui a débuté dans la journée de lundi impliquant des soldats français en Afghanistan". Un porte-parole des talibans a affirmé pour sa part que les insurgés avaient infligé "de lourdes pertes" aux forces de l'Otan dans le district de Saroubi.
"Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes", a déclaré Zabihullah Mujahed. "L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués", a-t-il ajouté.
"Les membres de l'Otan ne sont pas seulement en train de faire de fausses promesses aux Afghans, mais ils le font aussi à leur pays respectifs", avait affirmé en avril dernier le Conseil du commandement des talibans, dirigé par le mollah Mohammed Omar, dans un message lu au téléphone à l'AFP par un porte-parole, Zabihullah Mujahed.
"Un bon exemple est l'actuel président Sarkozy. Durant sa campagne électorale, il a promis de se concentrer sur le retrait des troupes françaises d'Afghanistan", ajoute la déclaration. Les talibans ont libéré deux Français qu'ils détenaient en otage, poursuit le message, eu égard à cette promesse. "Maintenant il semble qu'il ait oublié sa promesse", affirment-ils. Ce qui laisserait sous entendre que de possibles «réactions » sont à prévoir en retour ... écrivais-je alors.
Pour rappel, les talibans avaient réclamé le retrait des troupes françaises et un échange de prisonniers pour libérer les français Céline Cordelier et Eric Damfreville employés par l'ONG Terre d'Enfance, enlevés le 3 avril 2007 dans la province afghane de Nimroz, frontalière avec l'Iran. Les rebelles les avaient libérés respectivement les 28 avril et 11 mai.
Deux jours avant la libération de Céline Cordelier, alors que la campagne électorale battait son plein, le candidat Sarkozy s'était prononcé pour un retrait des soldats français d'Afghanistan. "Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive", avait-t-il indiqué dans le cadre de l'émission "A vous de juger", sur France 2 ». Le lendemain, le ministre français des Affaires étrangères ajoutait que la France n'avait "pas de vocation à rester en Afghanistan".
Mais, le nouveau Président français avait pu démontrer son "pragmatisme" en affirmant le 27 août dernier que la France allait "accentuer ses efforts" dans le pays.
« J'ai redit à Hamid Karzai (le président afghan ndlr) l'engagement de la France au service d'un Afghanistan indépendant", avait ajouté le président après une rencontre avec son homologue afghan.
L'ensemble des membres de l'Otan, réunis au sommet à Bucarest, ont promis en avril 2008 d'envoyer 1.800 soldats supplémentaires qui s'ajouteront aux quelque 50.000 présents, parmi lesquels déjà 1.600 Français. 700 autres soldats seront dépêchés dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé M. Sarkozy au sommet de Bucarest cette semaine.
Mais les talibans affirmaient alors, quant à eux que les nouveaux soldats promis à Bucarest ne les "vaincront pas". "S'il avait été possible de vaincre la résistance nationale afghane, ils y auraient réussi jusqu'à présent car le nombre de soldats s'est accru tous les ans", ont-ils fait remarquer. "Avec la bénédiction de Dieu, ces occupants seront vaincus comme les autres l'ont été dans le passé", poursuivait leur message.
A noter que dans le cadre de son intervention en Afghanistan, le nouveau chasseur Rafale F2 de Dassault s’est entraîné à l'été 2007, en l’absence du Charles-de-Gaulle en révision, à une série d’appontages et catapultages sur le porte-avions américains Enterprise au large de Toulon. Les Rafale sont en mission de guerre en Afghanistan depuis mars 2007.
Mais pourquoi un tel "revirement" dans les propos de Nicolas Sarkozy ?
Les géants pétroliers Total et Chevron ont signé un accord de services qui devrait leur permettre d’explorer et de développer conjointement l’un des plus grands champs pétrolifères irakiens, celui de Majnoun (sud-est), une fois qu’une loi sur les hydrocarbures sera adoptée et que la sécurité sur le terrain se sera améliorée, rapportait en août 2007 l’agence Dow Jones en citant des sources proches du dossier.
Les deux groupes ont signé l’accord en 2006 et procèdent désormais à l’évaluation des conditions terrestres autour de Majnoun, le quatrième gisement d'Irak, situé près de la frontière iranienne, afin de déterminer quels travaux de développement sont requis, avait-t-on précisé de mêmes sources en ajoutant que les autorités de Bagdad sont au courant de cet accord.
Total, Chevron et les responsables irakiens se sont ainsi rencontrés en juin 2007 pour discuter de la mise en oeuvre de cet accord, même si le gouvernement irakien n’était pas encore impliqué.
Majnoun avait une capacité de production d’environ 50.000 barils/jour avant l’intervention américaine en 2003, selon les statistiques du ministère américain de l’Energie. Ce gisement a des réserves totales estimées à 12 milliards de barils, ce qui en fait le quatrième plus grand champ d’Irak, selon l’institut Bernstein Research. On précisait par ailleurs que Chevron et Total travaillaient aussi en collaboration sur le champ de Nahr ben Omar (sud), dont les réserves sont estimées à 6 milliards de barils.
Mais rien n'étant gratuit dans ce monde ... l'accord aurait été conclu en échange d’une plus grande implication de la France en Afghanistan.
Pareil "accord" consistant à s’impliquer en Afghanistan pour "se racheter" de ne pas avoir participé à la guerre en Irak a des antécédents. Un reportage de Radio-Canada sur la guerre en Afghanistan nous apprenait que le Canada avait cherché, après avoir refusé de participer à la guerre en Irak, à revenir dans les bonnes grâces des États-Unis en s’engageant dans des zones plus risquées en Afghanistan.
Sources : AFP, AP, Ministère de la Défense, L'aut'journal, Montréal, l'Humanité
A lire également :
. Sarkozy en Afghanistan en 2008, pour le pétrole d'Irak ?
. Afghanistan: Sarkozy pointé du doigt par les talibans

10 Commentaires
1
Un article des plus instructifs, et d'un rare éclectisme au niveau des références. Mes félicitations donc à la rédactrice en premier lieu.
Dans un second temps, il convient aussi de préciser que le renforcement de la présence française en Afghanistan au sein du contingent otanien est aussi caractéristique du "revirement" des think tanks américains au sujet des hauts-lieux de la lutte contre le terrorisme. On a bien vu des derniers mois au travers des différents communiqués et analyses publiés outre-Atlantique combien la question afghane avait pris de l'importance au regard d'une situation irakienne moins explosive et surtout relativement peu pertinente à présent.
L'atlantisme tant tancé de M. Sarkozy, qui se manifeste dans ce genre de décisions, est loin d'être aussi bête qu'on voudrait le faire paraître. En effet, renouer avec une opinion américaine rancunière au moment où celle-ci se rend compte de l'inanité de certaines décisions prises sous l'administration Bush paraît faire sens: les bénéfices à retirer d'une coopération plus étroite avec des Etats-Unis diminués sont des plus concrets.
Il n'est que de suivre le fil de votre pensée et de penser aux exercices d'appontage avec l'USS Enterprise: peu de pays auraient pu permettre aux pilotes de la Marine de s'entraîner en leur fournissant un matériel adéquat. C'est d'ailleurs assez révélateur qu'un bâtiment de la Navy, qui plus est un porte-avions à propulsion nucléaire, soit détaché en rade de Toulon dans le cadre de cet exercice. La chose est relativement rare, et en tous les cas inédite pour la France (la Navy n'a pas l'habitude de mettre ses navires à la disposition de n'importe qui, et moins encore lorsqu'il s'agit de se déplacer dans les eaux du pays en question).
Juste ces quelques précisions. Encore une fois, un excellent billet. Votre flux restera dans mon Reader. :-)
19 août 2008 à 14:502
merci bcp pour votre commentaire et vos importantes précisions
19 août 2008 à 14:563
pour rappel
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2008/05/deux-rafale-mer.html
Deux Rafale, mercredi, sur un porte-avions américain (19/05/2008)
Deux Rafale de la flotille 12 F iront s'entraîner mercredi sur le porte-avions USS Truman, actuellement en escale à Marseille.
Les appareils apponteront, puis seront catapultés au large de Toulon. Un EC2 Hawkeye fera un touch and go sur le PA de l'US Navy.
Cette information du journal La Provence nous a été confirmée par la Marine nationale.
En juillet 2007, un premier exercice de ce type avait eu lieu en Méditerranée à bord de l'USS Enterprise, et cet été, des Rafale iront aux Etats-Unis pour s'entraîner à bord de l'USS Theodore Roosevelt.
19 août 2008 à 22:364
A priori, l'aide française serait "payante" pour Total
Total serait en passe de vendre ses services en Irak
Mardi 01 juillet 2008
Christophe de Margerie, président du géant pétrolier Total, a déclaré être sur le point de signer un contrat de services en Irak. Bagdad prévoit de développer ce genre de partenariat, à défaut d'accord sur des contrats d'assistance.
http://www.france24.com/fr/20080701-total-contrat-services-petrolier-irak-christophe-margerie
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Le groupe pétrolier français Total est sur le point de signer un contrat de service en Irak, a déclaré mardi à Madrid son président, Christophe de Margerie.
"Nous sommes sur le point de signer un accord pour contrat de service", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, à l'accasion du XIXe Congrès mondial du pétrole qui se tient jusqu'à jeudi à Madrid.
"Nous espérons signer un contrat dans les jours, semaines qui viennent", a-t-il précisé.
"Il s'agit juste de contrats transitoires, c'est ce que nous pouvons faire aujourd'hui en raison des problèmes de sécurité. 2009, c'est sans doute un peu trop tôt pour réaliser plus d'investissements" dans le pays, a-t-il ajouté.
Bagdad a annoncé lundi qu'il n'avait pas trouvé d'accord avec les géants mondiaux du pétrole pour des contrats d'assistance technique à court terme, les jugeant trop gourmands, mais qu'il avait proposé des "contrats de service" à plus long terme à 41 compagnies pétrolières étrangères pour "six gisements pétroliers et deux gisements gaziers", selon le ministère irakien du Pétrole.
Le patron du pétrolier américain ExxonMobil, Rex Tillerson, a déclaré lors de la même conférence de presse qu'il était optimiste quant à un accord entre son groupe et le gouvernement irakien.
*****************
"Je suis plein d'espoirs pour l'Irak. Le rôle que nous pourrons jouer aujourd'hui et dans le futur est totalement entre leurs mains", a-t-il déclaré.
19 août 2008 à 22:40***********************
5
Un grand BRAVO à Elisabeth et à tous les autres intervenants pour la mise en perspective de l'engagement français en Afghanistan.
20 août 2008 à 13:21Il est quand même stupéfiant de constater que les hommes politiques n'osent pas à dire la vérité.
6
Merci à vous et merci à France24, qui est le seul quasiment à parler de De Margerie et Irak
20 août 2008 à 13:367
Total nears Iraq contract but no real progress until 2009 repris par herald Tribune
Anthony DiPaola/ Bloomberg News
http://www.iht.com/bin/printfriendly.php?id=14139950
Tuesday, July 1, 2008
Total, one of the largest petroleum company in Europe, is "on the verge" of signing an oil-services contract with Iraq as companies from the U.S. and Europe seek to access supplies and increase production there.
The French company will sign the contract as a partner of Chevron, the Total chief executive, Christophe de Margerie said Tuesday during a news conference at the World Petroleum Congress in Madrid.
Iraq is also negotiating technical-service contracts with Royal Dutch Shell and Exxon Mobil as it seeks to almost double crude output to 4 million barrels a day in the coming years, the Oil Minister Hussain al-Shahristani said in April.
"I'd consider it as a major failure" not to participate in Iraq's rebuilding of its oil industry, de Margerie said. The service contracts are interim agreements meant to help raise output until new development contracts are signed, he said.
The country likely will not be ready to make such accords as early as 2009, de Margerie said.
Iraq is seeking to improve security and pass a new oil law that would govern future development contracts. Oil majors have refused to invest in the country since the U.S.-led invasion in March 2003 because of a lack of security and the state's failure to pass a federal energy law.
20 août 2008 à 13:398
merci egalement à Global reaserch
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US and French Oil Conglomerates Share the Spoils of War
Global Research, August 9, 2007
San Francisco Chronicle
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6495
Editor's Note
What this agreement suggests is that US oil interests are sharing the spoils of war with Europe's largest oil giant, the Franco-Belgian oil conglomerate Total.
This rapprochement between Chevron and Total is consistent with the shift in French politics. President Nicolas Sarkozy is broadly representative of the interests of the Franco-Belgian conglomerate.
The current situation is in overt contrast to that prevailing prior to the invasion of Iraq, characterised by the conflict in the United Nations Security Council between the US and Britain on the one hand and France (backed by Germany) on the other.
The building of a US-French consensus on Iraq (e.g. between Sarkozy and Bush) is largely the result of the willingness of US oil interests to share the spoils with their European counterparts in exchange for their political and military backing of Washington's foreign policy in the Middle East.
Michel Chossudovsky, Global Research, 9 August 2007
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Chevron joins French firm to pursue oil field in Iraq
by David R. Baker
Chevron Corp. wants into Iraq.
The San Ramon oil giant and France's Total SA have agreed to jointly develop one of the war-torn nation's largest oil fields, if the Iraqi government allows them, according to a report published Wednesday.
The two companies have signed an agreement to collaborate on the Majnoon field, which lies north of Basra along the Iranian border, the Dow Jones news service reported.
So far, neither company has the Iraqi government's permission to work on the field. Despite intense pressure from Washington, Iraqi leaders have not been able to agree on a framework for sharing the country's vast oil wealth. Development of Majnoon can't begin until Iraq passes a law governing foreign investment in its oil industry.
But by working together early to study conditions at the field, Chevron and Total could have an edge on competitors when Iraq is finally ready to sign development agreements.
Chevron spokesman Don Campbell declined to comment on the report Wednesday. But he noted that since the United States and its allies toppled Saddam Hussein in 2003, Chevron has been giving technical assistance to Iraq's oil ministry, including flying Iraqi engineers and geoscientists to the United States for training.
Other oil companies are doing the same. Much of the country remains too dangerous to work in, and the lack of an oil law means the big international oil companies can't sign development agreements there.
But they aren't ignoring Iraq, whose petroleum reserves are estimated to be either the second- or third-largest in the world. Whole swaths of the country have not yet been thoroughly explored and may hide still more oil and natural gas.
"The companies have to take sort of a middle ground," said Amy Myers Jaffe, an energy research fellow at Rice University's Baker Institute. "You have to be involved. You need to know the players and show a commitment to helping. When it comes time that they're actually looking for outside help, you'll be seen as a company that's easy to work with."
She noted the Majnoon field would be relatively easy to tap because small-scale production had already started there before the war. And it's big, possibly large enough to produce 1 million barrels of oil per day.
"Majnoon would be a real prize," Jaffe said. "People do not find that many million-barrel-a-day fields."
Total has had an interest in Majnoon for years. An oil company that Total bought in 2000 negotiated a tentative agreement with Hussein in the 1990s to develop the field, but nothing came of it.
Like much of the country, Iraq's oil industry languished under the international sanctions that followed the 1991 Gulf War. Hussein's ouster brought an end to the sanctions. But the insurgency that followed attacked Iraq's oil pipelines and export facilities as a way to destabilize the country.
As a result, Iraq's oil production remains lower than it was before the war. In June, the most recent month for which data are available, the country pumped 1.98 million barrels per day, according to the Platts energy information service. Before the invasion, production averaged 2.5 million barrels per day.
The Iraqi government wants foreign investment to help modernize aging oil field facilities and pipelines and tap new fields. But the country's political factions have not been able to agree on ground rules for that investment. Nor have they agreed on a mechanism for sharing oil revenue - a key concern of Sunni Iraqis. Most of them live in central or western Iraq, which don't have large, known oil reserves.
The Iraqi public remains deeply suspicious of any foreign involvement in the oil industry. Many Iraqis viewed the war as an attempt by the United States and its allies to gain control of the country's oil. In a recent poll commissioned by several nonprofit groups, 63 percent of Iraqis surveyed want Iraqi companies to take the lead in developing the country's oil fields.
"This is an extremely sensitive issue for the Iraqi people, and it unites the Sunnis, the Shiites and the Kurds. They don't want the oil controlled by foreign companies," said Medea Benjamin, co-founder of Global Exchange, one of the groups that commissioned the poll. Based in San Francisco, Global Exchange has organized protests at Chevron's headquarters, arguing that the Iraqi invasion was little more than an oil grab.
E-mail David R. Baker at dbaker@sfchronicle.com.
20 août 2008 à 13:459
cela a le merite d'être clair :
The building of a US-French consensus on Iraq (e.g. between Sarkozy and Bush) is largely
****
the result of the willingness of US oil interests to share the spoils with their European counterparts
*** in exchange for their political and military backing of Washington's foreign policy in the Middle East. ***
Michel Chossudovsky, Global Research, 9 August 2007
20 août 2008 à 13:47http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6495
10
Depeche du Midi
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http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/21/471573-Afghanistan-Les-soldats-rescapes-temoignent.html
*
Extrait
Sur place, la polémique a surgi également, dès hier, sur fond de douleur et aussi d'amertume.
Cette fois sur les circonstances mêmes de l'accrochage tragique du début de semaine.
Selon l'état-major français, une centaine d'insurgés islamistes avaient pris lundi en embuscade une unité de reconnaissance, tuant neuf soldats français dès les premières minutes.
Et il a fallu l'intervention d'une force de réaction rapide et un soutien aérien rapproché pour dégager les troupes.
Un dixième soldat, parmi ceux dépêchés pour récupérer les blessés, est mort mardi, lorsque son véhicule blindé s'est renversé.
Mais cette version officielle est sévèrement battue en brèche par les témoignages des soldats revenus : certains des leurs auraient été fauchés par les frappes aériennes de l'Otan et des tirs de militaires afghans censés leur permettre de se dégager.
La lenteur de la réaction du commandement est également dénoncée.
à court de munitions, les assiégés auraient attendu au moins quatre heures les renforts et plusieurs seraient morts entre-temps, contrairement au scénario officiel selon lequel les soldats seraient tombés dès le début du guet-apens.
Ces jeunes hommes, partis avec quelques mois d'entraînement spécifique étaient-ils assez aguerris ?
Les familles des morts - ils avaient entre 20 et 22 ans - s'interrogent.
21 août 2008 à 14:40« Il faut arrêter d'envoyer des enfants se faire trucider dans un stand de tir organisé car pour une première mission, c'était mission impossible », a lâché Joël Le Pahun, le père de Julien, soldat du « 8 ». Il aurait eu 20 ans hier.
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