Pétrole : grève sur des plates-formes de Petrobras

Petrobras_navio20em20greve2Voilà qui ne devrait pas stopper la flambée du cours du pétrole, bien au contraire, même si le Brésil tente de “minimiser l'affaire”.

Une grève de cinq jours a débuté lundi sur plusieurs plateformes au large de l'Etat de Rio de Janeiro. L'arrêt de travail n'aurait réduit “que” de 7% la production de ces gisements, lesquels fournissent tout de même plus de 80% du pétrole brésilien.

C'est en tout cas ce que déclare la compagnie pétrolière publique brésilienne Petrobras.

La grève, qui a débuté dimanche à minuit, paralysait totalement lundi 12 des 42 plateformes du gisement de Campos, tandis que 30 d'entre elles fonctionnaient aux ralenti, a affirmé la Fédération unitaire du pétrole (FUP) qui regroupe les syndicats du secteur.

Petrobras a affirmé pour sa part que seules deux plateformes étaient arrêtées et que la production sur le champ de Campos était réduite de 136.000 barils, ce qui correspond à 7% de sa production totale.

Le syndicat et l'entreprise ne sont pas parvenus à un accord sur la quantité minimum de pétrole brut qui pourrait être pompé durant le conflit, a déclaré Marcos Brida, porte-parole du syndicat. L'entreprise a mis en place un plan de contingence pour éviter les complications dans l'approvisionnement, a affirmé un porte-parole de la compagnie, sans donner plus de détails.

Pour rappel, Petrobras produit 1,8 million de barils par jour essentiellement pour le marché intérieur.

Auparavant, le ministre des Mines et de l'Energie, Edison Lobao, avait également minimisé la porté du mouvement de grève en déclarant qu'il ne touchait que quatre plates-formes. "Jusqu'à maintenant, quatre plateformes sont afffectés. Sur les autres, des équipes de réservistes compensent les grévistes. La situation est calme", a-t-il affirmé à la radio Eldorado.

Les ouvriers des plates-formes travaillent durant 14 jours consécutifs et bénéficient de 21 jours de repos. Le syndicat déclare que rentrer dans leur foyer leur demande au moins 10 heures, et réclament en conséquence que leur temps de trajet soit pris en compte comme une journée de travail supplémentaire.

Les syndicats ont menacé d'étendre le mouvement à tous les salariés de Petrobras, lesquels se plaignent de ne pas profiter autant qu'ils le souhaiteraient des bénéfices records engrangés par le géant pétrolier brésilien.

Bien que le Brésil ne soit pas exportateur de pétrole, la crainte de perturbations dans la production brésilienne avait partiellement contribué aux nouveaux records du brut, à 147 dollars, en fin de semaine dernière.

Source : AFP

 

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