
Si les banques suisses (UBS et Crédit Suisse notamment) sont lourdement touchées par la crise, Julius Baer fait exception. L’établissement accuse une légère baisse (-1,5%) de son bénéfice au premier semestre, à 510 millions de francs suisses (313,6 millions d’euros), pour un PNB de 1,6 milliard de francs suisses (-2%).
Julius Baer, qui ne possède pas d’activité de banque d’affaires, n’a pas déprécié d’actifs. Au contraire, la banque helvétique tire profit des déboires de ses concurrents et attire leurs clients. Julius Baer affiche des rentrées nettes d’argent nouveau de l’ordre de 10 milliards de francs suisses, dont 8 milliards pour la seule gestion de fortune. En revanche, la banque a enregistré des performances de marché négatives de 32 milliards de francs suisses et des effets défavorables de devises de 19 milliards. Julius Baer annonce par ailleurs le départ de son directeur général, Johannes de Gier, à partir du 1er septembre. Il reste toutefois dans le giron du groupe, dont il deviendra à la rentrée président de la branche gestion d’actifs (GAM).

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