Malgré un début de séance outre-atlantique pas si négatif que ne pouvaient le laisser penser les contrats futures après l'annonce du PIB américain (moins bon qu'attendu certes, mais quand même en hausse de 1.9%... on est loin de la récession), le CAC aura eu du mal à se remettre du trou d'air de 14h30. Alors en hausse de plus de 1%, le CAC chutera de 1.5% en l'espace de quelques minutes, passant de 4450 à 4370, avant de se reprendre un peu en fin de séance. Pendant ce temps là, le Nasdaq repassait rapidement en territoire positif, tandis que le DJ était un peu plus à la peine. Le CAC termine finalement en léger repli de 0.19%, avec un contraste relativement important entre les différentes valeurs le composant. Le repli sur le mois de juillet se limite ainsi à un petit pourcent.
Après la belle hausse d'hier, et une ouverture en légère hausse ce matin après une nouvelle salve de résultats, le CAC est rapidement reparti à la baisse, consolidant tranquillement sa progression de la veille. Une baisse qui ne dépassera jamais les 4480 et les -0.5%, sera d'ailleurs soutenue "artificiellement" par quelques poids lourds de la cote, avant que le marché ne se reprenne en fin de matinée, pour accélérer dans le vert et aller chercher les 4440 pts peu avant la statistique de 14h30 : le PIB américain sur le second trimestre. Voulant croire à une bonne nouvelle, le CAC a même tenté quelques instants de franchir les 4440, avant de recevoir une douche froide avec un PIB en croissance de 1.9% contre 2.3% attendus.
Heureusement que les vacances sont là pour maintenir Français et Européens dans une "douce" torpeur ... mais la réalité demeure : l'inflation a encore repris du poil de la bête en juillet dans la zone euro.
Ne reculant devant aucun "sacrifice" ... - encore que, cela dépend de quel côté l'on se place - elle a même battu un nouveau record, à 4,1% sur un an, selon une première estimation publiée jeudi par l'Office européen des statistiques, Eurostat.
Evraz, le deuxième groupe sidérurgiste russe, et le chinois Metallurgical Group Corporation (MGC) ont signé un contrat portant sur l'exploitation d'un gisement de minerai de fer appartenant à l'entreprise australienne Cape Lambert.
Evraz, contrôlé par l'oligarque Roman Abramovich, détiendra 75 % des parts du projet, la compagnie chinoise n'en obtenant "que" 25 %.
Comme attendu à mi-séance, le rebond s'est poursuivit en direction de la fameuse résistance des 4420/4440. Avec un plus haut à 4424, représentant une hausse de 2.4%, c'en était déjà pas mal pour la journée, d'autant que ce niveau de résistance, correspondant à la ligne de cou de l'ETE LT, est particulièrement important, malgré les quelques réserves émises sur cette ETE lors de l'analyse effectuée à ce sujet il y a quelques semaines. Et si un franchissement de cette résistance ne remettrait pas forcément en cause les implications baissières de la figure, ce serait en tout cas à CT un signal fort, et qui pourrait permettre au marché de poursuivre en direction de ses résistances suivantes.
Avalanche de résultats à la bourse de Paris, avec du très bon (Arcelor, LVMH, Rhodia) et du moins bon (Michelin ou EADS), l'impression étant plutôt positive au global. Accompagnant le fort rebond de Wall Street hier, et saluant la baisse de l'euro et du pétrole, le CAC a ouvert en hausse ce matin, gagnant très rapidement 1 à 1.3%. Mais depuis, la tendance s'est stabilisée, le CAC n'évoluant que dans un étroit canal situé entre 4360 et 4380pts. Sans doute faudra-t'il attendre les statistiques du jour et la séance américaine pour choisir un sens ou l'autre. En attendant, le CAC progresse de 1.15% à 4370. D'un point de vue graphique, le CAC s'est extrait de son petit canal marron, mais également de la résistance des 4367. Le canal haussier vert prend donc un peu plus de poids, si toutefois le CAC parvient à maintenir au moins ces niveaux en clôture.
Comme pour le Nasdaq, faisons le point sur mes commentaires de la semaine dernière : "L'enjeu TCT est donc clairement un retour sur les 11740. Un niveau qui devrait faire blocage à TCT, d'autant qu'il coïncidera avec la Bollinger supérieure, mais l'objectif de ce rebond pourrait être le haut du canal orange d'ici quelques semaines. Reste que tant que les 11740 ne sont pas franchis, un retour CT sur les 11100, voir sur les récents plus bas et la base du canal orange est un scénario à ne pas écarter."
L'objectif des 11740 n'était pas bien lointain, mais le DJ bloquera dès mercredi sur les 11700 pts, et formera même une inquiétante étoile du soir couplée à un avalement baissier dès jeudi. Une figure baissière à relativiser compte tenu de la jeunesse du rebond, mais qui doit inciter à une certaine méfiance. Après d'ailleurs une petite pose au dessus de la MM20, la séance de ce lundi sera à nouveau sanglante, avec un retour du DJ sur 11125. Quand je disais la semaine dernière qu'un retour sur les 11100 était un scénario à ne pas écarter...
La semaine dernière, mes conclusions étaient les suivantes : "Le canal rose a donc encadré parfaitement l'évolution du Nasdaq à TCT, tandis qu'à CT/MT, il semble plus partagé entre le canal baissier marron, et une évolution horizontale entre 2160 et 2550. Cette évolution CT/MT sera un des enjeux des prochaines séances et prochaines semaines : qui du support horizontal des 2160 et du canal marron cèdera le premier ?
A plus CT, nous nous concentrerons sur le gap des 2376 [erreur corrigée de 2421] ouvert le 26 juin dernier, et qui pourrait constituer un bon objectif pour le rebond actuel, d'autant que la Bollinger supérieure particulièrement baissière devrait empêcher le Nasdaq d'aller beaucoup plus haut à TCT.
A contrario, un retour sous les 2265/2270, puis sous les 2250 ne serait pas de très bon augure, même si les 2160 pourraient à nouveau offrir leur soutien."
Alors que le pronostic était plutôt haussier lors de ma dernière analyse, le Nasdaq, bien que poursuivant à la hausse mercredi dernier, a eu le plus grand mal à s'approcher de l'objectif fixé (2366/2376), bloquant sur les 2350, avant de connaître des séances suivantes particulièrement indécises, avec une alternance de forts replis et forts rebonds. Au global toutefois, le Nasdaq enregistre une légère progression sur la semaine (rappel de mercredi à mardi), et conserve une orientation positive à CT, peut-être même plus favorable que la semaine dernière.
A mi-séance, alors que le CAC tentait d'enfoncer les 4260 pts, j'indiquais qu'un scénario de retour sur les récents plus bas n'était pas privilégié, et que le gap ouvert ce matin, ressemblant plus à un gap commun, avait vocation a être rapidement refermé. Je ne croyais pas si bien dire, puisque le CAC parvient à terminer la séance quasiment à l'équilibre, après avoir même gagné 0.5% à une demi-heure de la clôture, reprenant donc 1.5% dans cette seule après-midi. Il comble et invalide même le gap de ce matin, nous dessinant une nouvelle bougie en forme de contre-attaque haussière, un peu sur le modèle de celle de vendredi. Total, qui soutenait le marché ce matin, s'est pourtant effacée avec le nouveau repli du pétrole. Ce dernier a en effet connu un nouveau plongeon, allant chercher les 121 dollars le baril de brut. De quoi justifier le rebond du jour, aidé par le repli de l'euro, et surtout acter un changement réel de configuration dans l'évolution actuelle du pétrole. Et si les 120 dollars sont un fort soutien et risquent de provoquer un rebond, la rapidité avec laquelle le marché est allé chercher ce niveau est plutôt de bon augure pour les prochains mois.

Patricia Russo, directrice générale d’Alcatel-Lucent, démissionnera d’ici la fin de l’année. Serge Tchuruk, président (non exécutif) du conseil d’administration, quittera le groupe le 1er octobre. Les deux dirigeants font notamment les frais d’une énorme perte au second semestre.


